Letires du 10 janvier i4!B
a. UUres du i ttïrier U98. Du Puy, 1, !. 218. el Brienoe, 271, f, 214.
3. Archives des Basses-Pjrën^ , E. 139, ÎSB7; cli^ par M. Vallet de Viriville. HUloire de Charlt* VU, l- I, p. 186, noie A; copie comimiDiquée par M"' Vallet de Virirille.
1, 11 contresigne des lettres patentes en date du t décembre UiT, — L'aDn<<c pticàlente, des di<marcljcs avaicat ^lé faites pi'ès de Henri VI par les Penthièvrc, el ie 16 mars 112G 1g chancelier du roi d'Angleterre délivrait, à Leicesler, des tetircs de sauf-conduit à Jean de Blois et à son Trèrc Olivier, comte de Penthièvre , pour se rcndiv en France ou »lleurs, vers le duc de Bedrord. Rymer, t. IV. part, iv, p. 120.
5, Letti'es du 16 octobre 1127 en Taveui' du vicomte de Roban; — du Ï9 novemltre 11Î7 en faveur de Cliarles de Rolun; — du 7 octobre 1127 en faveur du ïire de Cliiteaubriand.
6. Archives de Toui-s, ReglttTa da déllbéraliota, IV, au M dt^mbre 112" ; Heghirta itteomplei. XXIV, f. 15.
160 HISTOIRE DE CHA.BLES Vil. 1428
par le capitaine Alain ilausaart, venu en missioD près de lui, qu'il recommandait aux habitants de prier Dieu et de faire prier pour lui, et de ne laisser entrer dans leur ville aucun des seigneurs de son sang étaat à Uhinou , ni personne de leurs gens, sans son commandement ou sans celui de la Reine '.
Ce n'était pas sans raison que le Roi se préoccupait de cette réunion insolite de gens de guerre, se prolongeant de façon à jeter l'alarme au seitt des populations. A Tours, dans les premiers Jours de février, on envoya un messager à Chinon pour savoir si les trois comtes, qui se trouvaient là avec des troupes nombreuses, n'en délogeraient point bientôt, et de quel côté ils devaient se diriger. Il fut rapporté à la ville que les princes ne délogeraient point encore, et qu'ils attendaient la venue de la reine de Sicile à Baumur ou à Loudun, atîn d'aller conférer avec elle '.
Plus que jamais les princes persistaient dans leur dessein de révolte. A la date du 30 janvier 1428, fut signé un acte fort étrange, par lequel ils déclaraient qu'ayant su l'intention où était Jean do Blois, seigneur de l'Aigle, de leur faire « grevance et desplaisir, » ils s'étaient adressés au duc de Bretagne pour obtenir son assistance, et que, conformément à la demande à eux faite par ce prince, ils prenaient l'engagement de ne pas employer contre le roi d'Angleterre et ses alliés les troupes que le duc de Bretagne pourrait mettre à leur disposition'. Pour forcer la main au Roi, les princes poursuivaient la tenue d'une assemblée d'États généraux, que Charles VU avait successivement prorogée du 16 novembre au 8 janvier et au 8 mars'; ils provoquèreot même la réunion k Montluçon, pour le 18 mars, d'une assemblée préparatoire, ayant mission d'adresser au Roi une supplique pour qu'il convoquât les États généraux , et
1 , Archives de Tours, RegUtra ârs détibèratioiu, au 30 janvier liîS.
S. Archives de Tours, Reglslrts den compUs, XXIV, f. 45 v°.
3. Archives de li Leire-inWrieiire, E 181 (voir InKentaiTt-tûtnmake . 1. III, p. 77); copie de cel acic dans te Ms, Tr. de la Biblioihèque nalionaJ^. S7ir>, r, G3.
i. LelU'es de Charles VII du 3 uclubre 11!7. Archives de Lyon, AA îî, p. 3S (publiées par M. A. Tbontas, le* Était Généraux sous Chartes VU, p. 1M9; Archives de Tours, Hegûlm da déUbéralitmt , IV, au Î8 octobre U!7; D. Vaissele, HU~ loire de Languedoc, t. IV, p. 471.
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pourvût avec eux aux affaires de son royaume. Le 16 mars 1428, les habitants de Lyon désignaient les députés qui devaient se rendre à Montluçon, et auxquels ils donnèrent Hajonction formelle de ne traiter d'autre question que celle de la réunion des États'. En même temps, ils envoyèrent une ambassade au Roi, aQn de lui faire part de la communication des princes, et de recevoir ses instructions , ne voulant agir que suivant son bon plaisir*.
Mais l'initiative, à cette date, avait déjà été pris pa r le Roi. La campagne s'ouvrit par un coup hardi : Chinoo fut occupé sans coup férir. En se rendant à Parthenay, Te connétable avait laissé la garde de cette place au capitaine Guillaume Bellier, sur lequel il comptait : il ne s'attendait pas à l'intervention personnelle du Roi. Charles Vil, arrivé k Blois dans les derniers jours de février, se porta sur Chlnon vers le 1" mars ', et adressa au capitaine une sommation à laquelle celui-ci n'osa résister. Madame de Guyenne, restée seule au logis, et qui se voyait à la discrétion du Roi, se montra fort alEu-mée. Elle fut bientôt rassurée ; Charles la traita, ainsi que les gens de sa maison, avec une courtoisie toute chevaleresque ; il eut avec elle un long entretien, eu présence de tout son Conseil, où se trouvaient le sire de la Trémoille, Robert I^c Maçon, l'archevêque de Reims, Guillaume d'Albret, les sires de Gaucourt et de Belleville, et lui offrit, soit de demeurer à, Chinon, soit de s'installer en telle autre place de son royaume qu'elle voudrait choisir, pourvu qu'elle n'y reçût pas le connétable. Mais la tîUe de Jean sans Peur répondit fièrement que jamais elle ne voudrait être en un lieu où elle ne pourrait voir son mari. Charles VII eut beau faire déployer à Regnault de Chartres toutes les ressources de son éloquence. Madame de Guyenne fut iuQexible : elle fit répondre par te bailli de Sentis qu'elle persistait dans son refus. Elle obtint son cougé, et se retira à Saumur, d'où, escortée par les Écossais ,• elle gagna Thouars, et alla rejoindre son mari à Parthenay *.