‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 95 sur 367 · Charles roijalrt, MV, n · texte numérisé non relu

Charles roijalrt, MV, n

i. Hs.fr. iaiii. r. 3.

5. QuitUnce nrigtnalK du !•' avril I 'ii6. Ms. fr. 30ilM, pièce 30. CT. Gaiatogue Jour sanvautl.a'îeST.

6. Arciiivos do Tuurs. Regiilrea det délibératlutu . vol. IV, à la date indiquée.

1. Letires de ta Reine, Aoaaéei à Amlioise le 16 janvier 1*28. Ms. !>. 16050 iQuUtances, 59), n> 836.

1422-20 At;cusATiu.Ns hoktre l\ jeunesse. 187

point inutiles '. Elle ne tai'de pas à se lixer à Chinoii, enlevé le 4 mars à la duchesse de Guyenne,- et que Charles VII lui donne. C'est là quelle accouchf^ de Radegonde, et cette naissance est bientôt suivie de celle d'une autre fille, nommée Catherine,

Les généalogistes ne nous fouroiasenl que des renseignements incomplets et p£u précis sur tes enfants royaux. Ils ne font pas mention de Jean, l'enfant mort-né en septembre 1425, et ne nous font pas connaître les dates do naissance des deux filles aînées. Pour Radegonde, nous avons un document en date du 29 août 1428, émané du trésorier général de la Reine, Jean Bouju, faisant allusion à la « gesinc dernièrement faicte, en la ville de Cbinon, de madame Arragonde de France. » On voit par cette pièce que la Reine avait envoyé à Avignon Etienne Le Vernois, grenetier de son grenier de sel de Montpellier, et André du Beuf, l'un de ses écuyers de cuisine, pour rapporter des draps d'or et de soie nécessaires à la tenture de la chambre où elle devait faire ses couches '.

Ces quelques données, sans jeter une lumière bien vive sur le problème qui nous occupe, permettent au moins d'apprécier ce que furent les relations du jeune ménage pendant les premières années.

Si nous examinons maintenant quelles étaient les dispositions et les habitudes religieuses de Charles Vil durant cette période, nous verrons qu'elles offrent un frappant contraste avec les dérèglements de mœurs dont on l'accuse. Ce qu'il fut à l'époque de sa régence, Charles le demeura une fois arrivé au trône : mêmes pratiques de dévotion, même empressement à prendre part aux cérémonies du culte. Un auteur écossais

1. Les habitaols s'étaient enijuis des choses qui pouratcnl lui Un i plus Sur le rapport fait au conseil de ville, on décida, le 6 Cévriei' 1i38, que < c«nl ou six vingt livres seraient mises e( employez en deux liacins d'argent à laver mains, qui seront donnei el présentez à la Rojne, ou en linge, |iour ce que par le capitaine a esté sceu nue ce sont les cboscs dont elle a plus granl nécessité. « Hfgitlm des délibéralioiu, vol. IV (cité par H. Vallel de ViriviUe, Cabinet hhlinique, I. V, p. IW). — Le 9 révrier, les liabiianls présentèrent i la Reine quatre tabliers de fin lin, en une pièce ctiascane de cinq aulnes de long el cinq quartiers de large, qui soni vingt aulnes; vingt longières . en une pièce de Un Hd, et (rois longières en une pièce cODtenant seize aulnes et demie de large. > Le tout coûta cent liiTes. Cf. RegUtre* des Comptes. XXIV, f. *4.

8. Lettres de lualion du S9 aoùl UiS. Piéc€* origintde*. 44S : Bomu.

ovGoot^lc

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qui se trouvait en France lors de la vernie de Jeanne d'Arc, nous apprend que le Hoi eutejidalt chaque jour trois messes ; qu'il y assistait à gcnoUx, avec une grande dévotion ; qu'il récitail fidèlement ses heures canoniales, en y -joignant des prières pour les morts et d'autres oraisons; qu'il allait enfin jusqu'à se confesser quotidiennement,, et qu'il ne manquait jamais de communier les jours de l'ète '.

Au mois de fi^-vrier 1423, Charles, comme il l'avait t'ait précédemment pour le Mont-Saint-Michfl', envoie de Bourges les tîalopins de sa cuisine eu pèlerinage à Notre-Dame du Puy '. Lui-même s'y rend, au mois de décembre 1424, en compagnie de la Reine, et il édifie les habitants par les uombre;uses visites que, pendant sou séjour au chilkteau d'Espally, il rend an sanctuaire vénéré *, En octobre 1424, il se fait recevoUcomme chanoine d'Angers, et, .raconte un annaliste angevin, « il va tous les jours ouyr le service en l'église cathédrale do monseigneur Saint-Maurice, prenant plaisir à voir l'église si solennellement servie °. » Le Roi était aussi chanoine de Saint- Hilaire de Poitiers, et assistait aux oflices de l'église avec les insignes de cette dignité*. Daus des lettres du mois de juillet 1425, renducb en faveur du chapitre de Saint- Hilaire, il témoigne le désir de favoriser « l'augmentation et aecroissance » de cette église , et « d'estre participant aux prières et bienfaitz qui ont esté et seront faiz en ieelle '. »

n ejus dévolus cral, episcopus videlicet Castrensis, cul quotidic umni die coDl]lcbatur;-et ta Testis sscranientuni rorporis Christi sumpsil; 1res inissas geniba» neùs dévote audiebat; malulinas canonicas dicerc non amiltebai cura aoiraarum commcnioratlonibus , et hoc ornai die mundi r.uni aliis oratioaibus cetebrabat, » Le Religieui rtc Duraferlbig, dans Quicherat, frocé» dr Jtannt iI'Atc, t. V, p. 340. Cf. p. 482. 3. Voir tome I, p. 2U.

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