Chroi^uei île Etitnne Méditis, p. !15-4I
5. Jeban de Bourdigni!, Hhloire agrégalive des annale» et cAruni^uni d'Anjou, publiée par le comte do Quati^arbes <1S43), 1. 11, p. 155. Cr. Labbe, Mélanges curieux, l la suile des Elof/es ilts rois de France (IG5I , ia-4''), p. "Oft-707.
S. Dcscriplioii de la cliape do Cbartes VU comme chanoine de Sainl-Hilaiie de Poilici's, dans \oi Annalri archiohgiquet, 1. 1, p. 37.
1. Les lellres sont données, " pour amour el cootenipiaciun, miueslc et prière que nous a fait faire ca ceslc niatiei'c nostre très chierc et 1res uinée corapaigne la Itojmc, (|ui a la diclG ^ise en singulière el especiale devouon. • Mémoirt» île la SoeiéU îles ÀnlifiMJrra de POuett, t. XV, p. 71.
ovGoot^lc
On pourraitmultiplier ces preuves des dispositions religieuses du Roi. Le 18 mars 1423, U'décharge du paiement d'une aide lesreligieux et habitants de Saint-Léonard, en Limousin, « en faveur et devocion de monseigneur Saint- Liénart, et aussi k ce que nous soions plus especialeraent recommandez es prières et ■ bienfaiz desdiz religieux '. » Le 3 juin 1427, il donne des lettres en faveur de l'église de Saint-Jouin, « voulans, dit-il, à nostre povoir, améliorer et augmenter les églises de nostre royaume, et les garder et préserver des voies de fait et oppressions indues*. » En 1422 et 1425, de nouvelles ordonnances sont rendues contre les blasphémateurs , et dans les lettres dii 11 février 142S oa Ut : " Est à doubler que, à ceste occasion, entre les autres, nostre dit Créateur ait permis à venir en nostre royaume les tribulacions, guerres et grans afflictions qui y sont '. »
Tel fut Charles Vil pendant toute la première partie de son règne : les faits sont ici d'accord avec le témoignage des auteiiTs du temps, qui nous parlent do sa piété et nous disent qu'il menait « moult saincte vie \ » Loin de se livrer à ces désordres de moeurs qu'on lui a prêtés gratuitement, il se montre constamment chrétien fervent, (idèle à toutes les pratiques de la foi, et demandant à la religion la seule consolation aux maux qui l'accablent. « Privé de tout secours humain, écrit à la date de 1429 un grave prélat, Jacques Gelu, arche- . vêque d'Embrun, et appauvri par la cupidité des siens, il' supporte le malheur avec patience, plaçant en Dieu seul sa confiance et intercédant sans cesse auprès de lui par ses prières et par ses aumônes ".. «