Voir Proceedings, t. V, p^ lxxxvii
i. Voir Rymer, t. V, part, i , p. 87-89.
5. La duchesse de Bourgogne s'engagea (10 juillet) pour 15,000 nobles ; le comte de Nevers (17 juillet) pour la même somme; le comte d*Etampes pour 6,000 écus. Archives, K 72, no 56* ; K 65. n«> 15«; K 72, n» 56. Voir liste des scellés remis par le duc d'Or^ léans au i-oi d'Angleterre , K 65, n» 151', et autres listes, n»» 15*» et i5*>.
6. Le 16 juillet, un chevaucheur de l'écurie portait de Hesdin des lettres closes de la duchesse aux ambassadeui's à Saint-Omer; le 28 juillet, un messager portait d'autres
1440 LA DÉLIVRANCE DU DUC d'oRLÉANS. i57 ,
Hesdin. Elle correspondait avec ses propres ambassadeurs, qui se trouvaient à Calais en compagnie d'Etienne Wilton , secrétaire du roi d'Angleterre*, et avec le duc d'Orléans^; elle s'occupait de réaliser des empïoints pour faciliter à ce prince le paiement de sa rançon'; elle venait même en aide au Roi, en prêtant une somme de trois mille cinq cents saluts d'or pour le ravitaillement d'Harfleur *. Sur ces entrefaites arrivèrent de nouveaux ambassadeurs français : c'étaient l'archevêque de Narbonne, l'évêque de Poitiers, Guillaume Le Tur, président au Parlement > et Jacques JouveneP. Le 16 août, ils délivrèrent au nom du Roi des lettres patentes par lesquelles l'approbation royale était donnée au traité conclu le 2 juillet^ précédent pour la libération du duc d'Orléans •. Aussitôt, le
lettres de la duchesse au chancelier de France et à Jean Le Fuzelier, conseiller du duc d'Orléans, leur mandant de se rendre prés d'elle, <c pour aviser sur le fait de monseignear d'Orléans et autres grans affaires. » Archives du Nord, B 1969, f. 189 et 191 r>.
1. 9 juillet 14iO: voyage de Bertrand, roi d'armes d'Artois, à Calais; 2 avril : voyage de Franche-Comté à Calais; 7 août : voyage de Chasteaubelin le héraut; 18 août: voyage de Franche-Comté. Archives du Nord, B 1969, f. 188 v«, 192 v* et 194 v©.
2. Une ballade du poète prisonnier (Ballade CI. Poésies, p. 188-89.) fait allusion à ces négociations avec la cour de Bourgogne. Il faut que le duc d'Orléans dissimule, car il est avec la gent ennemie du duc :
Vous et moy avons maint servant Qui convoitise fort mestrie.
U ne fault pas , ne tant ne quant , Qn'ilz saichent nostre compaignie.
Peu de nombre fanlt que manie Noz raiz secrets, par bien celer.
Tant qu'il soit temps qu'on me publie Vostre loyaument sans faulcer.
Il envoie un messager qui en dira plus long, et termine par son refrain de fidélité :
Diea me flère d'espidimie Et ma part es cieulx je renie Se jamais vous pouvez trouver Que me faingnè par tromperie Vostre loyaument sans faulcer.
3. Emprunts contractés près de la comtesse de Namur, des villes de Uainaut, de Flandre, etc. Archives du Nord, B 1969, f. 193 et suiv., et 204 v».
4. Le 12 août, la duchesse faisait porter au chancelier de France, à Saint-Omer, un à compte de 600 1. Archives du Nord, B1969, f. 193. Cf. f. 199-200.
5. Ces ambassadeurs sont nommés dans la lettre du 16 août. La date de l'arrivée est fixée par celle du passage à Reims , où on leur fit présent d'un poinçon de vin du prix de 6 1.8 s. p. Or le paiement fut fait par mandement du 13 août. Comptes de 1439-1440, aux Archives de Reims. Communication de M. Demaison.
6. Lettres contresignées par l'archevêque de Narbonne, Tévéque de Poitiers, le bâtard ' d'Orléans, Guillaume Le Tur et Jacques Jouvenel, et par le secrétaire Etienne du Beuf.
Rymer, t. V, part, i, p. 89-90. — On remarquera que le chancelier ne figure point parmi les signataires; pourtant il'devait être à Saint-Omer, où nous le retrouverons à l'arrivée du duc.
duc de Bourgogne, qui revenait d'un voyage à Bruxelles, tit partir (18 août) un poursuivant, porteur de lettres pour le Roi, le Dauphin, le comte du Maine et le seigneur de Ternant, toujours en mission près du Dauphin ^
Pendant les derniers temps de son séjour en Angleterre, Charles d'OWéans s'occupa de préparer les voies à la reprise des négociations avec la France. Il obtint Tenvoi d'une ambassade , qui partit pour Calais à la fin de septembre ^. A la date du 28 octobre , Henri VI déclara qu'il se prêterait volontiers à la tenue d'une conférence , et fit délivrer des sauf-conduits pour les ambassadeurs de France '. De semblables lettres furent données pour la duchesse de Bourgogne, le chancelier Rolin et d'autres conseillers du duc \ Enfin le duc d'Orléans reçut, pour lui-môme et pour un grand nombre de ses serviteurs, les plus amples facilités de communication'*.
A ce moment arriva en Angleterre une ambassade du duc de Bretagne. Déjà, à la date du 11 juillet, Henri Vï avait ratifié les arrangements pris par le comte de Somerset avec le duc pour faciliter les relations commerciales entre la Bretagne et FAngleterre ®. Un nouveau traité fut signé à Westminster le 13 octobre".
Tout était prêt désormais pour le départ' du duc d'Orléans. Le 28 octobre, dans la cathédrale de Westminster, il prêta solennellement sur les saints Évangiles, en présence du roi d'Angleterre et de tous les princes, le duc de Glocester excepté, le serment d'être fidèle aux conventions faites ^. Les quatre-
1. Voyage fait le 18 août par Gorquem le poursuivant, < pour aucunes choses secrefes touchant le bien du Royaume et lesdiz seigneurs , et aussi le fait de monseigneur d*Orleans. » Archives du Nord, B 1969, f. 194 v«.