‹ Histoire de Charles VIIChapitre 11 sur 340 · Lettres de Charles Vil du 15 mai 1438. Doat, 217, f · texte numérisé non relu

Lettres de Charles Vil du 15 mai 1438. Doat, 217, f

5. M. Quicherat, l. c, p. 150; Chronique de Miguel del VormSy dans le Panthéon littéraire j p. 506.

6. Monstrelet, t. V, p. 555; Fragments d'une enquête pour la béatification de Pierre Berland, dans les Archives liistoriques du département de la Gironde, t. III, p. 447 ; Quicherat, /. c, p. 151 et suiv.

16 HISTOIRE DE CHARLES y II. 1438

presque aussi vite perdues que gagnées. Tartas demeura seul au pouvoir des Français*, '

Durant le cours de cette expédition, un des prisonniers d'Azincourt recouvra la liberté : Charles d'Artois, comte d'Eu, fut échangé avec le comte de Somerset, depuis longtemps prisonnier en France', Le comte d*Eu, tombé à vingt-deux ans aux mains des Anglais, était dane toute la force de Tàge. Le Roi Taccueillit avec empressement et lui donna aussitôt un commandement en Normandie et Beauvoisis^ Le comte d'Eu ne tarda pas à donner des preuves de son activité et de son énergie. La garnison établie à Harfleur par le maréchal de Rochefort après la levée du siège*, était fort insubordonnée : elle dut reconnaître l'autorité du comte ; des gens à lui furent placés dans toutes les villes du pays de Caux, menacées à ce moment par l'ennemi*.

La guerre se poursuivait, du côté des Anglais, mais avec mollesse. En dehors de la tentative sur Harfleur, on ne rencontre qu'une démonstration contre Saint-Denis •, une attaque dirigée dans le Maine contre La Gûierche', enfin l'occupation de Longueville et de quelques autres châteaux du pays de Caux par Talbot et Kyriel^. Les mesures prises par le comte d'Eu arrê-

1. Voir Quicherat, p. 458-160. — Aucun historien n'a parlé de «ette campagne de Guyenne, et la plupart glissent sur Tannée 1438 comme sur une année dénuée d'aucun événement saillant. M. Yallet lui-même passe sous silence les faits que nous venons d'enregistrer.

2. Sonterset avait été fait prisonnier à Baugé en 1421. La duchesse de Bourbon qui, depuis la bataille d'Azincourt, voyait languir en captivité son mari le duc de Bourbon et son fils le comte d'Eu (elle avait épousé en secondes noces Philippe d'Artois comte d*Eu , et s'était remariée en troisièmes noces avec le duC de Bourbon en UOO), acheta Somerset, dans l'espoir d'arriver à un écliange. La ducliesse eut la douleur de voir mourir son mari prisonnier et mourut elle-même avant la délivrance de son fils. — Le comte d'Eu débarqua en France vers le mois de juillet.

3. Voici le titre que prenait le comte : « Lieutenant et capitaine gênerai pour monseignem* le Roy es pa!s de Gaulx et Beauvoisis et es mecles d'entre les rivières de Oyse et de Somme et jusques à la mer. )» Lettres orig. signées, aux Archives du Nord, B 1518.

i. Berry, à la date de 1438, nous apprend (p. 401) que « le siège de Harfleur, que les Angiois tenoient par mer, fut levé par le mareschal de Rieux. »

5. Monstrelel, t. V, p. 346. Voir Montres y vol. 11, n<» 1330 et suiv. ; vol. 12, n«> 1375 et 1412 ; Clairambault, 160, p. 4543 et 4571.

6. Lettres de Charles VU des 30 janvier, 3 et 13 février 1438. Archives, KK284, f. 1, 16 et 16 V».

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