I. Officiai Coirespondence , l. H, p
plir uae telle alliance; mais j'abandonne la matière à Dieu, qui connaît et sonde les cœurs, et je charge de mes malédictions ceux qui viendraient y apporter des entraves *. »
Sur ces entrefaites Robert Roos fut informé que la comtesse d'Armagnac et le vicomte de Lomagne, son fils, faisaient des démarches jauprès d'une dame du pays afin qu'elle agît sur son mari et sur les autres seigneurs pour les détacher du parti anglais *. Ce fut pour lui un nouvel indice de la trahison du comte d'Armagnac.
Les communications entre le comte et les ambassadeurs anglais étaient devenues si difficiles que la réponse de Jean de Batute, en date du 15 septembre, mentionnée plus haut, ne parvint à Bordeaux que le H octobre. Dès le surlendemain, les ambassadeurs y répondirent. Leur lettre montre que le comte d'Armagnac avait affaire à de fins diplomates. Il était difficile de se railler plus agréablement d'un allié dont on met en doute la loyauté et dont on a reconnu l'impuissance. Pourtant la réponse officielle fut accompagnée d'une lettre fort amicale, où l'on manifestait encore l'intention de poursuivre les négociations, puisqu'on insistait sur l'envoi de portraits demandés par le roi d'Angleterre, et qu'on parlait des pleins pouvoirs que le comte devrait délivrer pour rendre la besogne plus efficace et permettre de procéder avec plus de maturité *.
La correspondance se poursuivit ainsi jusqu'à la fin de Tannée. Le comte d'Armagnac, afin de déterminer les ambassadeurs à se rendre près de lui , avait offert de se porter médiateur pour la paix avec la France*. Un peintre, venu de Londres, avait été envoyé à la cour du comte pour faire le portrait de sa fille, et les ambassadeurs s'étonnaient de ne point le voir revenir*. Batute, dans sa dernière lettre, explique la cause de ce retard : le peintre est arrêté par la rigueur du froid, qui paralyse son travail en l'empêchant de mêler ses