‹ Histoire de Charles VIIChapitre 170 sur 340 · LA TRÊVE AVEC L' ANGLETERRE · texte numérisé non relu

LA TRÊVE AVEC L' ANGLETERRE

vriep, Henri VI faisait délivrer des pouvoirs aux ambassadeurs qu'il se proposait d'envoyer en France *, et fixait le montant des gages qu'ils recevraient pendant la durée de leur mission * : c'étaient Guillaume de la Pôle, comte de Suflfolk; Adam Moleyns , doyen de Ghichester, garde du sceau privé ; Robert Roos; le chancelier Thomas Hoo; Richard Andrew, docteur es lois, et Jean Wenlok.

Ce n'est pas sans difficulté que le comte de Suffolk avait accçpté la mission de se rendre en France, à la tête de l'ambassade chargée de négocier la paix. Il s'en était vivement défendu au sein du Gonseil privé , et n'avait cédé que devant un ordre formel, avec l'assurance que jamais ni lui ni ses descendants ne seraient inquiétés, soit par le roi, soit par ses successeurs, soit par les membres de son conseil, au sujet de l'accomplissement de son mandat'. Gette résistance était-elle bien sincère? Sufiblk ne voulait-il pas simplement se mettre à Tabri des responsabilités qu'il pouvait encourir en signant un traité avec la France? Il connaissait les ennemis qu'en passant le détroit il laissait derrière lui, et les savait capables de ne point reculer, pour le perdre , devant une accusation de haute trahison.

Les ambassadeurs anglais eurent mission de conclure , soit une paix définitive, soit une trêve; ils devaient en même temps traiter du mariage de leur souverain avec Marguerite d'Anjou, fille du roi de Sicile.

Quant à Gharles VII, tout en prenant des mesures pour poursuivre avec vigueur les hostilités , si les pourparlers ne pouvaient aboutir*, il faisait ses préparatifs en vue de la con-

1. Rymer, /. c, p. i33 et 134; Ms. lal. 10157, f. 337; Archives, P 1334«, n» 91.

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