Rymer, /. c, p
3. Délibération du Conseil privé en date du 1*^ février. Proceedingtj t. VI, p. 32-35; lettres de Henri VI du SO février. Rymer, t. V, part, i , p. 130.
A. Voir les lettres données à Angers le 7 février 144-4, où le Roi annonce qu'après ' mûre délibération prise avec les princes du sang et les membres de son grand conseil , il a décidé de se mettre en armes, avec Taide de Dieu, dès le commencement de la saison nouvelle , et d'exposer sa propre personne au fait de la guerre cl au recouvrement de ses pays, soit par bataille, soit par sièges ou autrement, comme Dieu le lui conseillera. (^Is. fr. 24031.) — « Combien que loi*s il eust son armée prest et avecques luy tous les seigneurs de son sang, luy promettans service, à quelque un quM vouldroit tendre, » lit-on dans la Rel&tion de l'ambassade de juillet 1445 (Stevenson, 1. 1, p. 119).
féreûce projetée. Il se mit en relations avec le duc d'York, près duquel un de ses hérauts se trouvait dans les derniers jours de février *. Avisé par le duc d'Orléans du prochain débarquement du comte de Suffolk à Calais, il envoya aussitôt des ambassadeurs pour conduire les plénipotentiaires anglais soit à Gompiègne, soit dans un autre lieu, sur les rives de la Seine; il donna, d'une part au duc d'Orléans, d'autre part à son chancelier et à de notables membres du Conseil et du Parlement, Tordre de se mettre en route pour se réunir aux envoyés de Henri VI.
Le Roi avait chargé Jean Jouvenel des Ursins, évêque de Laon, de se rendre à Paris et de recueillir dans le Trésor des chartes tous les documents établissant les droits de la Couronne sur les territoires occupés par les Anglais. L'évêque de Laon se mit aussitôt à l'œuvre , et rédigea un long mémoire , à la fois historique et juridique, où 11 établit avec preuves à l'appui : 1** que les filles n'avaient aucun droit de succession au trône de France; 2" que le transport fait jadis par le roi de Navarre à Edouard III, roi d'Angieterre, du droit à la Couronne qu'il prétendait avoir du chef de sa mère, Jeanne d'Évreux, fille de Louis le Hutin, était sans valeur, car ce droit n'existait pas ; 3^ que le roi Edouard n'était point l'héritier màle de la Couronne et que le droit de Philippo-de Valois était incontestable; 4*» que le traité de Troyes, conclu en 1420, était entaché de nullité; 5*^ que les duchés de Normandie et de Guyenne faisaient primitivement partie du domaine royal et avaient toujours été tenus en foi et hommage de la Couronne; 6® qu'il en était de même pour le duché d'Anjou, le comté du Maine, le comté de Ponthieu, le duché de Touraine et le comté du Poitou; enfin 7^ que le droit à la couronne d'Angleterre, loin d'appartenir légitimement à la maison de Lancastre ni à d'autres descendants du roi Edouard , pouvait être revendiqué par Charles VII \
i. Paiement ordonné en date du 3 mars et quittance du 9 mars, pour la dépense faite « par ung lierault de nostre principal adversaire de France , nommé Pontoise, » venu à Rouen vers le duc d'York « pour aucunes causes secrètes. » Pièces originaks, 2336 : PoNTOiSE, n«» 20 et 21.