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Relation de l'ambassade anglaise

4. Yallet de Viriville, Histoire de Charles VU, t. II, p. 452, noie 1, d'après une communication d'Emile Mabille; cf. Lecoy delà Marche, le roi René, 1. 1, p. 232.

archers anglais , et le ' prix , d'une valeur de mille écus , fat gagné par les Écossais de la garde royale.

Les plénipotentiaires désignés pour traiter avec les ambassadeurs anglais étaient le duc d'Orléans, le comte de Vendôme, Pierre de Brezé et Bertrand de Beauvau. On remarquera que le chancelier de France ne figurait pas parmi eux : à peine revenu de Paris, où il se trouvait encore le 30 mars', Regnault de Chartres avait été enlevé (4 avril) ^ par une mort subite. Des offres furent produites de part et d'autre. Les commissaires royaux consentaient à Tabandon de la Guyenne, du Quercy, du Périgord, de Calais et de Guines, à tenir en hommage de la Couronne ; les ambassadeurs anglais voulaient bien se contenter de la Guyenne et de la Normandie, mais à la condition que leur maître les tiendrait en pleine souveraineté et sans hommage '. On ne tarda point à reconnaître l'impossibilité d'arriver à un résultat définitif. Pas plus que par le passé, on ne put s'entendre sur les bases d'une « paix générale *. » On se borna donc à mettre en délibération les deux points susceptibles de recevoir une solution : la conclusion d'une trêve ; le mariage du roi d'Angleterre.

Le 20 mai , Charles VII , en constatant qu'il avait été impossible de conclure un traité de paix finale, donnait à ses plénipotentiaires des pouvoirs pour signer une trêve*.

Un premier traité fut passé le 22 mai entre le roi de Sicile et les ambassadeurs anglais , avec l'agrément de Charles VIL II stipulait les conditions du mariage du roi d'Angleterre avec Marguerite d'Anjou. Le roi René abandonnait à sa fille tous les droits qui pouvaient lui appartenir, du chef de sa mère la reine

1 . Il signait ce jour-là uu état des titres extraits du Trésor des chartes et remis à Rol)ert Mallière, trésorier des chartes du Roi. Dessales, le Trésor des chartes, p. 77-78.

2. La date du i avril est donnée par M. Tuetey, dans les notes de son édition û\i Journal d'un bourgeois de Paris^ p. 372.

3. C'est ce qui résulte de la Relation de la grande ambassade envoyée en Angleterre au mois de juillet 1445. Stevenson, t. I, p. 131-33 et 151.

4. (f Et furent faites pluiseurs ouvertures entre ycelles parties pour venir et conclure à paix generalle. Mais fînablemcnt, pour les grandes difficultés qui lors estoient entre ycelles parties, ne povoient veni^ne eulx accorder à ladicte paix générale. » Monstrelet, t. VI, p. 97.

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