ProceedingSy t. V, p. xxix
4. Stevenson, Leiters and papers, etc., t. II, p. 429-31 (avec la date fautive de 1435); Bekynton's Correspondence, 1. 1, p. 105 et 104 (cf., p. clxxxvii et cciv).
5. Rymer, t. V, part, i, p. 67; Bekynton's Correspondence, t. I, p. 214.
6. Bekynton's Correspondence j p. 94. Cf. lettre du 14 mai 1440, p. 96.
7. Lettres du 5 et du 13 mai 1440 à Tempcreur; lettre du 5 mai à Frédéric, duc de Saxe. Bekynton's Correspondence, 1. 1, p. 107, 243, 105.
8. Prœeedings and ordinances, t. V, p. lxxxvi, 126-130: Rymer, t. V, part, i, p. 78.
9. Rymer, t. V, part, i, p. 103. Voir Proceedings, t. V, p. 17U. Cf., p. 181.
non moins ardent pour la conclusion de la paix entre l'Angleterre et la France que pour la pacification de TÉglise, prit l'initiative d'une intervention : dans ce but il envoya deux ambassadeurs à Henri VI *. Le roi d'Angleterre était depuis longtemps en rapport avec un autre électeur de l'empire, Louis, comte Palatin du Rhin. La Courpnne était débitrice envers ce prince d'une somme de cinq mille marcs pour le douaire de sa mère, Blanche de Lancastre; avec les arrérages, la dette s'élevait à huit mille trois cents marcs. Le roi d'Angleterre 9'était engagé à payer douze cents marcs par- an; mais, malgré les réclamations de Louis de Bavière» le paiement était toujours différé. Dans ses lettres, Henri VI, ne pouvant s'acquitter, se borne à gémir sur les lourdes charges qui pèsent sur son Trésor, et à remercier le comte de la patience dont il fait preuve ^
Nous avons dit que le jeune Sigismond d'Autriche était passé sous la tutelle de son oncle Frédéric, devenu bientôt roi des Romains. A la fin de 1440, Charles VII reçut une lettre de Sigismond, où il témoignait du désir qu'il avait toujours de s'unir à Radegonde. Le Roi et la Reine répondirent aussitôt au jeune prince, en lui donnant le nom de fils '. « Vous avez bien su , disait le Roi, les diligences et manières par nous en ce tenues devers feu notre cousin le duc Frédéric , votre père (que Dieu absolve !). II n'a pas tenu à nous que les choses n'aient été poussées plus loin; mais toujours notre dit cousin les a tenues en délai , sans doute à cause des grandes affaires qui lui sont survenues. » Absorbé à ce moment par son expédition en Champagne, le Roi promettait à son futur gendi*e de lui faire connaître prochainement sa volonté à ce sujet.
Peu après Sigismond revint à la charge, et envoya un nouveau message. Nous avons la réponse du Roi, datée de Limoges, le 14 mai 1442. Charles VII déclarait être prêt à la réalisation
i. Voir les deux documents en date du 2 septembre 1440. Bekynton's Correspondence^ t. U, p. 72-75.