‹ Histoire de Charles VIIChapitre 196 sur 340 · Voir l'exposé cité ci-dessus (p · texte numérisé non relu

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apprenant que l'empereur devait passer dans le voisinage de ses états, sollicita et obtint qu*il ëe rendît à Besançon pour y conféreF avec lui.

Philippe arriva dans cette ville le 29 octobre. Le surlendcmam ; on annonçait la venue de l'empereur. Le duc se porta à sa rencontre jusqu'à La Vèsé , à une demi-lieue hors des murs. Les deux princes se découvrirent , descendirent de cheval ^ et le duc mit un genou en terre*. Frédéric prit la tête du cortège, et fit son entrée sous un poêle de drap d'or porté par les plus notables bourgeois. Quelques jours après arriva la du*chesse de Bourgogne, et Frédéric alla au-devant d'elle. Les relations contemporaines ne tarissent pas sur les banquets et les fêtes où se déploya la magniflcence boui^uignonne ; elles sont plus- sobres de détails sur les conférences entre les deux prince. Elles nous apprennent seulement que le premier point traité fut l'affaire de la succession de Hainaut; le second, l'affaire de la réunion du Brabant aux possessions du duc; le troisième , la vieille querelle relative au douaire de Catherine de Bourgogne, mariée à Léopold, duc d'Autriche*. Mais l'affaire principale était celle qu'Olivier de la Marche se garde de mentiofiner, savoir la succession du Luxembourg.

Dix jours se passèrent dans ces conférences. Le chroniqueur bom^iaignon nous dit que l'accord se fit d'une façon complète, et que les deuxprinoes se séparèrent en se donnant de mutuels témoignages d'amitié '. Il n'est pas douteux que Philippe déploya tant d'habileté et sut si bien gagner les bonnes grâces de l'empereur, qu'il obtint tout ce qu'il pouvait désirer. Frédéric renonça à tous les droits de l'empire sur la Hollande, la Zélande, la Frise et le Brabant; il consentit à ce que le duc

1. Je suis la relation publiée par Dunod, Histoire ée l'église de Besancon, t. I, p. 969-68 , d*aprës un manoscril écrit » d'après hii , l'année même de Tentrevue. S*il en fallait croire Olivier de la Marche (t. I , p. 276-77), le doc ne serait pas descendu de cheval, et il explique longuement pourquoi Philippe ne fit pas « comme les aultres princes de l'empire foat jotimelJemeiit devant leur empereur ou devant le Roy des Rommains , ayant possessiûB par electien. »

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