‹ Histoire de Charles VIIChapitre 200 sur 340 · Voir le texte, n» 252 (p · texte numérisé non relu

Voir le texte, n» 252 (p

7. Voir Table chronologique du tome XXIX, n»' 16, 25, 27 et 34. Cf. n» 11.

8. Voir la Table chronologique du tome XXIX, no 50. --Les conseillers di duc qoi avaient pris part i la conclusion de ce marché, étaient le chancelier Rolin, Antoine de Croy. le seignevrde Montaigu, le seigneur de Temant, le seigneur de Créquy, le seigneur de Bergues et Simon de Lalaing. Le duc de Saxe leur avait fait faire vne pronesbo secrète, qui n*était pas encore cOecluée le 3 septembre MU,

143d-44 relations diplobiatiqu£S de 1485 a 1444. 3i7

iànsi fut dénouée cette grave question de la sucoessioa du Luxembourg ; eile devait plus tard être soulevée de nouveau et devenir Toccasion d*un conflit où la France joua un rôle considérable. .

En dehors des empereurs d'Allemagne — ou plutôt des rois des Romains , car le roi des Romains ne prenait le titre d'empereur que quand il avait été couronné par le P^^». — et des ducs d'Autriche, nous ne rencontrons, pour cette période, que fort peu de princes allemands avec lesquels^ Chairles VJ[I .ait entretenu des relations.

L'archevêque de Cologne, Thierry de Meurs, était inféodé ji l'Angleterre ; le comte Palatin du Rhin, Louis le Ba^bu , . ^lié à la maison de Lancastre par son mariage avec, Blanche , fille de Henri IV, mourut en 1439 (20 décembre), et son fil§ Louis, né en 1424, suivit la politique paternelle. L'archevêque de Trêves, Jacques de Sierck, ancien chai^celier de René d'Anjou, était le seul parmi les princes électeurs qui eût des sympathies pour la France. L'archevêque de^Mayence, Thierry d'Espach, restait étranger aux affaires de France. Il intervint pourtant, en 1439, conjointement avec Othon de Bavière, jfrère du ccwoote Palatin, auprès de Charles VII; mais son intervention avait uniquement pour objet d'arrêter les ravages des écorcheurs, qui avaient envahi l'Allemagne, On a publié la réponse faite par Charles VII à ces deux princes, et l'on a justement vanté la noblesse et la générosité des sentiments dont elle est exo^T preinte : le Roi exprimait la douleur qu'il avait ressentie à la nouvelle des excès commis ; les liens qui l'unissaient à l'empire , le désir qu'il avait d'entretenir d*amicales relations avec le roi des Romains et avec les princes du saint empire augmentaient la tristesse que lui faisaient éprouver de tels désordres ; il gémissait autant que s'ils avaient eu lieu dans son royaume et que si ses propres sujets en eussent été victimes.; il ne lea avait d'ailleurs autorisés en aucune façon : suivant la commune renommée, ses gens de guerre n'avaient fait que répondre à l'appel de seigneurs et de villes de l'empire , dévorés de haine et ne cherchant qu'à assouvir leur vengeance ;

318 lUSTOIRE DE CHAHLB8 VU. 143^-44

U prometUit à ravenir 4*/étQuffer ^m soa germe toute .tentative d'invasion. Leâ.Qoupabl9& a'avaieitf échappé h un d^iâtiment justemei^t mérité qu'à la faveuti des. guerrea qiii. déchiraient son royaupie, car, au milieu du br^it des arfn^.disaitril, les lois se taisent quelquefois et la rigue^ de la justice se trouve momentanément suspendue *► .

Il nous reste à examiner quelles furent les relations de la France avec TÉcosse, la Gastille et l'Italie, durant la période qui nous occupe.

La conclusion du mariage entre le Dauphin et Marguerite d'Ecosse semblait devoir être le signal d'une intervention plus efficace de Jacques I"' en faveur de la France. On a vu plus haut qi^e ce prince avait eu la pensée de se rapprocher de l'Angleterre^ et les choses avaient même été poussées assez loin*. La mission diplomatique de Regnault Girard eut pour résultat de mettre un terme à ces négociations et de rejeter plus que jamais l'Ecosse dans l'alliance française.

Une autre ambassade ne fut peut-être pas .étrangère à ce réaultat. Au commencement de 1436, on vit arriver à la cour de Jacques P»" un jeune diplomate, se présentant comme investi d'une mission du Concile de Bâle et du Pape : c'était un secrétaire du cardinal Albergati, du nom.d'^neas Sylvius. Parti d'Arras après la conclusion du traité, il avait vainement tenté de pénétrer en Ecosse par l'Angeterre ; n'ayant pu obtenir le sauf-conduit demandé , il avait dû reprendre la mer, et s'était rendu à Bruges. Là, il s'était embarqué de pouveau, et après une traversée dés plus périlleuses il avait atteint le but de son voyage. Que venait faire cet ambassadeur? Poursuivre au nom du Pape et du Concile la délivrance d'un prisonnier*? Réconcilier le roi Jacques avec l'un de ses prélats ? Ce sont là les motifs que plus tard iBneas Sylvius lui-même mit en avant pour colorer sa mission secrète'; mais ce n'est certes pas

1. Tnetoy, les Kwréluur^ $n France, t. K p. 109. Le texte de la ieUre, ea date da âO août 1439, est publié en note (p. 110-111) d*après une copie qui se trouve aux Archives de Strasbourg.

1 Voirtn, p. 491-92» . .

Page 1