PU II Commentarii, p
eûTue â*unlel résultsft qti'il venait en Ecosse. Le cardinal Albei^ètli'cfaigûait les conséquences d'un retonr oflfensif de TAngleterre contre la France ; il eût voulu qu'une diversion, opérée par le roi d'Ecosse, vînt protéger Charles VII contre une nouvelle attaque *,
On prétend' que, tout en recevant un accueil gracieux, iBneas Sylvius ne réussit pas dans sa mission : Jacques I^ aurait rejeté la pensée d'une guerre avec l'Angleterre ; il aurait promis seuleiiient d'envoyer des ambassadeurs pour offrir son intervention entre la France et l'Angleterre, et, en cas de nonréussite , dé ne porter aucun secours aux Anglais. Mais , dans un ouvrage dicté par lui , -Eneas déclare avoir obtenu tout ce qu'il demandait ', et ce qu'il entend ici des prétextes donnés par lui s'applique peut-être au but réel qu'il était chargé de poursuivre. Toujours esl-ilque le secrétaire d'Albergati revint , comblé des faveurs du roi d'Ecosse, qui paya tous ses frais de voyage et lui fît de beaux présents *.
Cependant l'Angleterre, sans tenir compte des plaintes du poi Jacques, laissait violer impunément la trêve afec l'Ecosse*. Elle fit plus : mécontente de la conclusion du mariage de Marguerite, et craignant sans doute qu'un nouveau contingent écossais ne vînt grossir les rangs de l'armée de Charles VII *, elle mit sur pied une flotte, destinée à intercepter le passage de la Dauphine.
Quelque infructueuse qu'ait été une pareille tentative, elle n'en causa pas moins une vive irritation à la cour d'Ecosse. Si, comme on le dit, Jacques I«' avait hésité un moment à prendre les armes , il s'y résolut soudaia. Ayant rassemblé une armée formidable, il vint (10 août 143^5) mettre le siège devant Roxburg. Le château était au moment de se rendre quand tout à
i. Voir Etitu Silvio âé" PiecolotnM, par G. Voigt, 1. 1, p. 90 et sqIt. 8. Voigt, L e.
3. f Nihil non impetravit ab his quœ petit am venerat. » PU II Commentarii, p. 4.