Voigt, /. c
5. Ce n'est qu'en fértier 1436 que rAngleterre se décida à offrir une réparation pour ces infractions à la trère. VoirRroier, t. V, part, i, p. 25.
6. Le brait courait que les Écossais allaient en grand nombre venir au seeoors de Charles VIL Voir lettre des ambassadeurs normands en Angleterre; datée de Pnrsmouth ie 25 janvier 1436. Lettres des rois, etc., t. II, p. 439.
coup la Reine arriva au camp. Aussitôt le siège est levé, Tai^mée dissoute, et le roi reprend brusquement le chemin du nord'.
Que B'était-il passé? La suite des événements jette sur ces faits une sombre lueur. Un complot dynastique était ourdi contre la maison régnante ; six mois après (21 février 1437), le roi Jacques succombait à Perth sous les coups de Robert 6raham et de ses complices. Ce grand prince n'était âgé que de quarante- trois ans.
Le trône passait à un enfant de six ans. La reine s*enfuit avec son fils et s^enferma dans le château d'Edimbourg, dont le capitaine était William, baron de Crichton, grand maître de rhôtel du feu roi. Ce personnage devait jouer un rôle prépondérant dans les affaires d'Ecosse. Le Parlement fût assemblé à Edimbourg (25 mars). La garde du jeune roi fut confiée à la reine jusqu'à ce qu'il eût atteint sa majorité. Jacques II fut couronné dans l'abbaye d'Holyrood, et Archibald, comte de Douglas, fut nommé lieutenant général du royaume^.
Nous ne retracerons pas l'histoire d'Ecosse pendant cette régence, si pleine de vicissitudes et de troubles : le jcJune roi n'est qu'un jouet aux mains des grands se disputant le pouvoir. Bornons-nous à dire que le premier soin des conseillers du trône fut d'assurer la cessation des hostilités avec l'Angleterre : une trêve de neuf ans fut signée, à partir du 1®' mai 1438'.
On s'explique le rôle effacé de l'Ecosse dans les affaires de France, durant les années qui suivirent le mariage du Dauphin avec Marguerite. En 1437, le duc de Bretagne entama des négociations en vue du mariage de son fils Gilles avec une des filles du feu roi : des ambassadeurs furent envoyés en Ecosse pour conclure cette alliance ^ Mais le projet ne put aboutir. Peu après , par suite d'une de ces révolutions de palais si fré-
1. Tytier, History of Scotland, t. m, p. 296 et suit., Burnet, préface da t. lY des Exchequer RolU of Scotland.
2. Tyller, t. IV, p. i et suiv. ; Burnet, préface du tome V des Exchequer Rolls.
3. Rymer, t. Y, part, i, p. i7. Cf. la lettre de Henri VI au roi Jacques, publiée dans Bekynton's Correspondence, t. I, p. 99, qui parait se rapporter à cette amée, et le pouvoir donné pour traiter, en date du 20 mars 1438, dans Rymer, l. c.
4. Citaient Maurice de Pluscallec et Alain de Kerouseré, archidiacre de Léon. D. Lobineau, Histoire de Bretagne, t. I, p. 606.
quentes pendant la minorité de Jacques |I, le pouvoir échappa aux Douglas. Le jeune comte William et son frère James furent arrêtés (24 novembre 1440) sous l'inculpation d'un crime de haute trahison, et ne tardèrent pas à périr sur Téchafaud. Crichton et Livingston, deux rivaux qui s'étaient unis pour renverser l'ennemi commun, prirent la direction des affaires. A. ce moment, une nouvelle ambassade bretonne arriva en Ecosse : cette fois il ne s'agissait plus d'un prbjet de mariage pour le fils cadet du duc de Bretagne. L'héritier de son duché, le comte de Montfort , était devenu veuf par la mort d'Yolande d'Anjou ; Jean V demandait pour lui la main d'Isabelle d'Ecosse '. Le traité de mariage fut passé le 19 juillet 1441 *, et fut ratifié par le duc de Bretagne le 29 septembre suivant '. Au mois d'août 1442, une ambassade partit, avec mission de conduire la jeune princesse en Bretagne ^ Quand elle arriva, le duc Jean V venait de mourir (28 août). Le mariage ne fut célébré que le 30 octobre, à Auray. Le 9 décembre suivant, le nouveau duc se fit couronner à Rennes, en présence du connétable de Richemont, du chancelier de France,, des ducs d'Orléans et d'Alençon, du comte de Vendôme, de Dunois et de Pierre de Brezé *.
Nous avons mentionné plus haut • la conclusion du traité de Madrid , signé le 29 janvier 1435 entre la Castille et la France. Aussitôt après, une ambassade était venue, conformément à l'usage, apporter à Charles Vil , au nom de Jean II \ l'original de l'acte^. Dans les premiers jours de juin 1435, Jean Gornillo,
i. D. Lobineau, /. c.
2. Ârcfaives de la Loire*Inférieure , E 12; D. Lobineau, /, o.; The exche^er RolU of ScoUand, l. V, p. lyiii (préface) et p. 118.