‹ Histoire de Charles VIIChapitre 206 sur 340 · Voir plus haut, chap. ix, p · texte numérisé non relu

Voir plus haut, chap. ix, p

tentée. Il fut question d*envoyer une ambassade en Castille, et aussi en Ecosse, relativement aux négociations entamées pour la paix avec rAngleterre : dans sa réponse aux remontrances des princes, en mai 1442, le Roi déclarait ne pas vouloir traiter définitivement avec les Anglais, ou conclure avec eux une trêve de longue durée, sans le consentement de ses alliés; car, disaitp-il, « nous avons trouvé leur alliance bonne et sûjre, et nous pouvons compter sur la fidélité des gens de leur pays, lesquels ont rendu à la maison de France de si grands services K » Ces négociations furent ajournées ; quand , au commencement de 4444, elles furent reprises et qu'une trêve fut conclue , la Castille et l'Ecosse figurèrent parmi les puissances alliées comprises dans le traité du 28 mai.

En Aragon régnait un prince dont le caractère offrait un frappant contraste avec celui de Jean IL Plein d'énergie, d'initiative , doué de toutes les qualités qui font un grand roi , Alphonse V aurait pu avoir une haute influence sur les affaires de l'Espagne ; mais son activité se portait au dehors , et la maison de France avait trouvé en lui un adversaire dans le royaume de Naples. Compétiteur de René d'Anjou, il avait triomphé définitivement en 1442 ; allié constant de l'Angleterre, il ne cessait d'entretenir avec Henri VI des relations amicales. On s'étonne donc qu'il ait été question d'une alliance entre les maisons de France et d'Aragon. L'annaliste Zurita nous apprend pourtant qu'en 1444 Alphonse V, alors maître du royaume de Naples, donna l'ordre à don Raymond de Moncada de se rendre en France, afin de demander pour l'infant don Ferdinand la main d'une fille de Charles VIP. Une maladie très grave, qui mit le roi d'Aragon aux portes du tombeau, fit ajourner ce dessein, qui bientôt fut abandonné.

Mais s'il n'y avait alors aucune relation officielle entre les cours de France et d'Aragon, il y avait échange de commuaications privées entre la reine dofia Maria et certains conseillers

Page 1