Idem
A. Le Daophin, né le 3 juillet 1423, n'avait pas encore treize ans accomplis; Marguerite était née vers 1424. — Le 3 juin 1436, le Roi donnait commission au chancelier Regnault de Chartres , à Adam de Cambray, premier président au parlement , et à trois autres , pour comparoir devant Tarchevéque de Tours , et requérir dispense pour le mariage ; le même jour il donnait pouvoir à son Gis de comparoir devant ledit archevêque pour contracter mariage avec Marguerite ; le 13, Tarchevêque Philippe deCoetquis donnait ses lettres de dispense. Original, Archives, J 409, n»* 57-59; Léonard, Recueil des traite*, t. I, p. 28-31, etc. — Dans ses lettres, Tarchevêqae dit, en pariant de Tâge de la princesse : < Et ipsa sponsa quasi duodecim finem anni attingeret. « Le Religieux de DnmferJine ne lui donne même pas cet âge : « Eral enim ûlia decem annorum. » Liber Pltueardiensis , dans Historiaru of Scotland , t. Vn , p. 37 >.
5. Chronique d*Alencont dans Du Chesne, f. 102 v^. — « Et ne fut le Roy en autre habit en la dicte benéisson qu en celui en quoy il chevauchoit. Maiz mon dit seigneur le Daulphin estoit vestu en habit royal et ma dicte dame son espouse aussi. Aussi fut la
beauté et par la richesse de son costume* : « G'estoit, dit un chroniqueur, moult belle chose de veoir les paremens et abillemens en quoi elle estoit, lesquels elle avoit aportez de son pais*. » Un long manteau tombait de ses épaules, et sa tête était ceinte d'un diadème'. Ce jour-là le jeune Louis reçut en présent une épée, dite Yépée du 7^oi d'Ecosse, ornée au pommeau d'une image de la Sainte Vierge , d'un côté , et de saint Michel, de l'autre*.
A l'issue de la cérémonie, il y eut un grand festin. L'archevêque de Reims, la Dauphine, la reine de Sicile, la Reine, la «
comtesse de Vendôme et le comte d'Orkney s'assirent à la table du Roi. Le Dauphin présida une autre table , où prirent place les seigneurs d'Ecosse. Le repas fut vraiment royal : luxe des costumes , profusion de viandes et d'entremets , af* fluence de ménestrels, de clairons et de luthiers, concours de hérauts et de. poursuivants, rien n'y manqua*. La ville de Tours , n'ayant pas eu le temps de préparer la représentation d'un mystère, fit exécuter devant la Cour des danses morisques* et des chœiu*s ; l'orgue de la cathédrale avait été transporté , pour la circonstance, sur la place de Notre-Dame-la-Riche^. Les jeunes époux n'étaient pas en âge d'être réunis; ce fut
Royne de France au matin vestue d*une robe de velloux pcrs toule couverte d'orfaverie à gransfueUlages, qui estoicnt moult belles et moult riches. » Chartier, 1. 1, p. 231.
1. « In notabilissimo apparatu vestita, preciosissime et splendide, accorpore décora, facie venusta valde. » Liber Pltiscardiensis^ l. c.
t. .Chronique d'Alençon, dans Ou Chesne, f. 102 v».