Relation de Regnault Girard
i. (L Une espée, la poignée de fouet blanc, au ponuneau une Nostre*Dame d*un costé et saint Michel de Tautre, nommée Tespée du Roy d*Escossc qui fut fort hardy, laquelle fusl donnée au feu Roy Loys quant il cspousa madame la Daulphine. » Inventaire du château d'Amboise (23 septembre 1499), cité par Laborde, Glossaire français du moyen âge, p. 482.
5. Chronique citée, et /. Chartier, p. 232. « El à proprement parler, là fut faicte grande et bonne chiëre. s
6. Danses avec travestissements. V. Du Gange, au mot Morikinus.
7. M. Lambron dcLignim a communiqué, en 1847, au Congrès scientifique de France, des extraits des comptes où se trouvent des détails relatifs aux fêtes célébrées les 24 et 25 juin 1436, à Toccasion du mariage du Dauphin. Congrès scientifique de France. Quinzième session, tenue à Tours en septembre 1847. Tours, 1848, t. I, p. 123-24. — (( Et fut la feste grande, et pleine, dit la Chronique d'Alençon (f. 102 v»), comme le cas le requeroit bien, sans y avoir joustes ne faire autres grans choses eslranges. » — Les habitants de Tom*s et de Ghinon donnèrent à la Dauphine de la vaisselle pour une sonune de 571 1. 6 s. 8 d. t. Archives de Touk, Registres des comptes] XXVI, f. 112; Mémoires de la Sodèté archéologique de Touraine, t. XX, p. 255.
1436 CHARLES VII jusqu'à LA PRAGUERIE. 39
seulement un peu plus tard que commença pour eux la vie conjugale*. Au mois de juillet suivant, la maison du Dauphin fut définitivement constituée ^.
Son gouverneur fut Bernard d'Armagnac , comte de Pardiac , devenu comte de la Marche par son mariage avec Éléohore de Bourbon. Ce prince n'était pas seulement, comme on Ta dit, un « vaillant seigneur, sage et d'honneste vie'; » c'était le type accompli du vrai chevalier. A la juste renommée qui s'attachait à ses exploits, il joignait une grande réputation de vertu. D'après Georges Ghastellain , qui nous a laissé son portrait*, il « n'avoit son pareil en la terre, en vraye gloire de dévotion envers Dieu. » Quand il entrait dans une église, dit ce chroniqueur, a plus modeste que une es'pousée , » il s'agenouillait au milieu de la nef, et on le voyait prier avec ferveur, les yeux baissés vers la terre, les mains levées au ciel, « comme si ce fust un commun homme. » En toutes choses, il « donnoit exemple d'un excellent singulier miroir de toute bonne vie. » Sa maison était un modèle de tenue et de convenance. A l'heure du repas il s'asseyait au milieu de ses serviteurs, et faisait lire la Bible ou des livres de science et de piété. Charles VII ne pouvait confier l'héritier du trône à de plus dignes mains.
Le Roi conserva dans l'exercice de leurs fonctions le confesseur et précepteur du Dauphin, Jean Majoris, chanoine de Reims, maître es arts et licentié es lois'; son chapelain, Pierre Ilarenthal, religieux augustin*; son physicien, Jean Leothier^
i. Le détail suivant nous est founii par un texte contemporain publié par M. J. Stevenson : the life and death of King James the first of Scotland, Piinted for Ihe Maitiand Club (1837, in-i»). On y lit (p. 8) : « Quinimo licel desponsati eranl et matrimonialiter copulati, non tamen in thoro nuptiali intraverunt usque post duos annos vel cum dimidio, quibus transactis , completi sunt in eis anni nubiles et in lecto positi, apud villam de Gien sur Laare et 'sic matrimonium perfecle consummatura est in nomine Jesu Christi. » — Le séjour du Dauphin à Gien parait devoir être plapé à la fin de juillet U37, d'après Titinéraire de Charles VII.
3. Le 4 juillet 1436. Extrait du 13« compte de Guillaume Charrier, dans Legrand , vol. \I, f. 23; reproduit par M. E. Charavay, Lettres de Louis XI, t. I, p. 163-64.
3. Berry, p. 407.— Le comte de la Marche avait une pension de 6,000 1. 1. (même compte).