‹ Histoire de Charles VIIChapitre 248 sur 340 · Thomas Basin, t. I, p · texte numérisé non relu

Thomas Basin, t. I, p

5. Les unes ont été publiées par M. Canat, Notes et documents^ etc., p. 448-485, les aaties par M. Tuetey, les Écorclieurs sous Charles V//, t. II, p. 301-380.

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Leur premier souci, quand ils arrivent en un lieil, c'esteelui de leur ventre : qu'on leur serve prompbement à boire». qn*OD les festoyé bten ; sans cela ils menacent de tout brûler *. Se présententrils devant un château, ils demandent avec courtoisie qu'on abaisse le pont^evis, promettant -de payer tooï ce qu'on leur servira et de ne faire aucun dommage ; mais à peine sont-ils entrés qu'ils font main-basse sur tout, brûlent la bassecour, la grange et les étables, et ne se retirent qu'en emportant un riche butin '. Parfois ils prennent les villes de vive force, incendiant les maisons, rançonnant les habitants, emmenant et maltraitant les plus jeunes, faisait subir aux femmes les derniers outrages '. Pour eux, les plus horribles traitements ne sont qu'un jeu. Lier les gens avec des cordes jusqu'à &ire jaillir le sang, les rouer de coups, leur chauffer les pieds, les brûler vifs, les crucifier, les pendre, voilà les supplices habituels ^ Ici, les traits abondent : c'est un homme pendu par les pieds qu'on accable de coups de maillet jusqu'à ce qu'il ait promis de payer deux saluts d'or ; c'est un valet, roué de coups sans qu'on puisse lui extorquer aucune rançon, qui est lié avec de la paille à laquelle on met le feu et forcé de oouHr ainsi ; c'est un malheureux lié par les pieds et par les mains, suspendu au moyen d'un bâton au-dessus d'un feu qui le rôtit lentement jusqu'à ce que son corps tombe en lambeaux : alors, moyennant quatre saluts, il sauve sa vie ; c'est un paysan pris, battu, lié « en faison de crucifit, » dont on brûle le visage, et qui, après avoir payé trois florins d'or, est encore battu « très vilainement; » c'est un enfant de trois ans qui succombe aux barbares traitements qui lui ont été infligés ^

Certains chefs mettent à prix le rachat des animaux, et ne craignent pas de dire qu'ils agissent en vertu d'une autorisation du Roi ' ; ils ont pour cela un tarif : tant pour un cheval, tant

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