‹ Histoire de Charles VIIChapitre 249 sur 340 · Cançit, p. 452-54, 459, 464-65 ; Tuetey, t. II, p · texte numérisé non relu

Cançit, p. 452-54, 459, 464-65 ; Tuetey, t. II, p

5. Ganat, p. 466, 467 ; Taetey, t. Il, p. 329, 354, 357, 358, 363, 364, 368, 371. Cf. ci-dessus, chap. i, p. 18, noie 4.

6. (t Et disoîent lesdites gens d*arme^ qtie d'icelles ransons fere ils avoîenl IDand^ ment patent du Roy nostre sire ; toutefois ne le voulsirent monstrer. « Ganat, p. 463.

fow un bœuf, tant pour une brebis ; tout bétail non racheté est mis à mort K Détruire pour détruire, telle semble être la devise des éoorcheurs. Quand ils ne peuvent emmener tout le bétail, ils coupent les jambes des animaux qu'ils abandonnent '. Ils brûlent, dans les maisons, jusqu'aux tables, aux bancs, aux moindres ustensiles de ménage ^ Ils coupent les arbres des jardins et des vergers. Un mémoire de 1444 dresse en ces termes le bilan des destructions : c< C'est assavoir de destruire et abatre entièrement molins> fours, pressouoirs et maisons tout par le pié, fauchier chenevières, lins et tous biefs, et ardoir le tout, destmire et ardoir vaisseaulx à faire vin et tous autres utensilles d'ostel, s'ilz n'ont ce d'argent qu'ilz demandent *. » Le pillage, le meurtre, le viol n'assouvissent pas la rage de ces bandits ; ils se ruent sur les monastères et les ^llses, les profanent, et commettent les plus horribles sacri- 1^8 *.

Charles VII n'avait cessé de réagir contre les excès des gens de guerre. Aussitôt après l'invasion de Vescorcherie, il s'efforça d'arrêter le mal. Nous avons des lettres patentes du 25 juillet 1436 , adressées aux baillis et prévôts de Vermandois et de Titry, où il s'exprime en ces termes :

a Comme pour préserver et garder noz bons et loyaulx subgiez des ÔQS et mectes de voz bailliaiges et autres des griefz et oppressions que chascun jour y font plusieurs routiers de diverses nacions qui par long temps y ont esté et encores sont, ou pourroient venir, lesquelz pillent, robent et destruisent noz pays et subgiez, destroussent toutes manières de gens de quelque estât qullz soient, prennent et ravissent femmes à force et violence, boutent feux et font plusieurs maulx irréparables, à nostre très grant desplaisance, savoir vous faisons que, pour obvier aux inconveniens dessusdis, ausquelz voulons estre brielment pourveu de remède convenable

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