‹ Histoire de Charles VIIChapitre 261 sur 340 · Voir ci-dessus , p · texte numérisé non relu

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3. « Cest ce que le Roy veut et demande estre fait par les seigneurs, n Preuves fie la Chronique de Mathieu' d*Eicouchy^ p. 18.

ne se peut ou doit faire , le Roy veut et ordonne que doresenavant toutes gens d'armes et de trait soient soubz luy, et que nul seigneur de son sang ou autre, de quelque estât qu'il soit, ne tendra ne n'aura gens sur les champiJ, et que chascun desdiz seigneurs de son sang jure tenir et garder ceste présente ordonnance*. »

Aussitôt après la Praguerie, Charles VII affirma par des actes sa volonté de ne plus laisser sans répression les excès commis par les gens de guerre. Dans ses lettres du 5 juillet, par lesquelles il nommait le comte du Maine lieutenant général et gouveroeur dans ses provinces du midi, il manifestait l'intention de préserver le Languedoc « de plusieurs pilleries, roberies et autres griefs, maux et oppressions » dont se rendent journellement coupables « plusieurs rotiers et gens de compagnies qui sont entrez et s'efforcent d'entrer en icelui païs, et pourroient encore plus faire à l'avenir, à la grande charge, désolation et destruction de ses subgets, se pourveu n'y estoit*. » Le 18 juillet, il écrivait aux habitants de Reims, en réponse à des plaintes sur les maux commis par les garnisons du Valois, qu'il prenait des mesures pour faire cesser ces excès'. Le 27 juillet, à Charlieu, le Roi donnait des lettres portant confiscation des biens de Jacques de Pailly, dit Forte-Espice, un des plus acharnés pillards du temps (lequel, après avoir commis toutes sortes de crimes, venait de mourir), et déclarant également confisqués tous les biens de ses complices *. Le 18 septembre, à Orléans, il ordonnait d'employer une somme de onze mille cinq cents livres, levée sur le Poitou, à faire évacuer les garnisons qui désolaient cette contrée *. Le 7 novembre , à Chartres , il annonçait l'intention de rassembler tous les gens de guerre vivant sur le pays, et, après délibération du Conseil,

i. Preuves de la Chronique de Mathieu d'Escouchy, p. 26.

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