Voir chapitre ii, p
l'administration de 1435 a 1444. 425
cesse d'y siéger après la Praguerie ; — 4*^ plusieurs personnages entrès aux affaires soit après la chute de La Trémoille, soit depuis 1435 : Pierre d'Amboise, sire de Chaumont, exclu du Conseil après la Praguerie ; Jean, sire de Bueil, qui, tout entier à son ïôle nûlitaire, n'y siège plus à partir de 1437; Prégent, sire de Coëtivy, et Pierre de Brezé, sire de la Varenne, qui, au contraire, y ont une part de plus en plus active ; Bertrand de Beauvau, sire de Précigny, entré au Conseil en 1435; Geoffroy Vassal, archidiacre d'Albi, puis évêque devienne, et Jean le Picart, l'ancien secrétaire du Dauphin et du Roi (1436); Jean Rabateau , président au Parlement (1436) ; Jean Bureau (1437) ; — enfin 5® apparait, à la fin de la période qui nous occupe, une pléiade d'hommes nouveaux dont la plupart sont appelés à jouer un rôle important : Guillaume d'Harcourt, comte de Tancarville ; Jean de Chambes , seigneur de Montsoreau ; Jean d*Étampes , trésorier de Saint-Hilaire de Poitiers ; Guillaume . d'Eâtouteville, seigneur de Blainville ; Guillaume Jouvenel des Ursins ; Louis de Beaumont , seigneur de Valens , et Etienne Chevalier, secrétaire du Roi.
A côté du chancelier de France, nous trouvons un vice-chancelier, dont les fonctions paraissent avoir eu un caractère transitoire. Le vice-chancelier, qui suivait constamment le Roi, était un des plus anciens membres de son Conseil, Robert de Rouvres, évêque de Maguelonne '. Notons aussi que Martin Gouge, évêque de Clermont, eut un moment la présidence du grand Conseil *.
Comme par le passé, le Languedoc eut son Conseil particulier. Après la réduction de la capitale, un Conseil fut installé à Paris pour l'expédition des affaires courantes'. En outre,
1 . Robert de Rouvres était en 1437, durant le siège de Montereau, garde du sceau ordonné en Tabsence dn grand (Du Puy, 31, fol. 23). Dans un acte en date du 19 mars li42 (Doat, 217, f. 145 v»), il est ainsi qualifié : a Reverendum in Christo patrem dominum episcopum Magalonensem, regentem cancellariam domini nostri Franciœ régis. 9 Durant le voyage de Nancy, en Ui4-i5, il avait encore la garde du même sceau. (Pièces originales, 823 : Colombières, au 5 avril 14i5.)
2. Ctiapons et gibier présentés à Tours, le 2 février U38, à Pévéque de Clermont, « qui de présent préside ou Conseil du Roy. j» Archives de Tows, Registres^des comptes, vol. XXVU, f. 48 vo.
3.Voir Ordonnances, t. Xlll,p. 221-22, 229,260-61 , 292, 296, 298, 300, 318, 331 , 339, 357 .
comme nous le verrous plus loin, un Conseil spécial fut codôtitué dans les pays situés awi nord de la Seine et de TYonne. Des lettres furent données, à la relation du Conseil, soit par le chancelier de France, soit par d'autres ambassadeurs du Roi, dans le cours de missions importantes. C'est aÎQsi que nous rencontrons des lettres de Charles VII données en 1435, apr&» la conclusion du traité d' Arras, à Arras, à Reims et à Beaune * ; en février 1437, à Abbeville^; en mai 1439, à JReims'; en août 1440, à Saint-Omer*. D'autres lettres sont données à la relation du Dauphin, tandis que ce prince remplit en Languedoc, dans le cours de Tannée 1439, les fonctions de lieutenant général du Roi *.
Au point de vue judiciaire, le fait dominant, durant la présente.période, c'est la rentrée du Parlement à Paris.
Dès que la capitale fut redevenue française,, le Parlement de Paris envoya au connétable de Richement une députation pour prendre ses ordres. Le connétable déclara qu'on devait écrire à ce sujet au Roi, et, en attendant sa réponse, expédier les affaires courantes.
Un peu auparavant, Charles VII, ayant égard à la réconciliation opérée avec le duc de Bourgogne, et voulant rassurer ceux de ses sujets qui reconnaissaient l'autorité royale ou qui étaient disposés à s'y soumettre, avait déclaré que les sentences rendues jusque-là par les juges tenant le parti du roi d'Angleterre seraient mises à exécution, sans toutefois, disent l^s lettres, « autoriser, approuver ou avoir agréables ne valider en aucune manière la juridiction, puissance et auctorité de nostre dit adversaire et ancien ennemi •. »
Après avoir reçu l'ambassade des habitants de Paris ', le Roi
1. Lettres des 1S> 22et 26 septembre, 1*^ et 8 octobre 1i35, doonées à la reUliondo grand Conseil étant à Arras ; lettres du 26 octobre 1435« données à Reims; lettres du 13 novembre 1435, données à Beaune.