De 1437 à 1439. Voir plus haut, p
variations des monnaies, la difficulté des communications, le danger des chemins , la multiplicité des péages.
Quant à l'industrie, elle soufTrait cruellement : plusieurs métiers avaient disparu ; la plupart avaient été atteints par la dépopulation du royaume , les nécessités de la guerre, le manque d'ouvriers compétents.
Que pouvait le gouvernement royal pour remédier à une telle situation? Tous ses ejBForts étaient impuissants, et les lourds impôts dont il fallait nécessairement frapper les populations ne faisaient qu'augmenter la misère publique.
La direction vigoureuse imprimée aux opérations militaires , les expéditions du Roi en Champagne et dans d'autres provinces , les mesures de répression prises à lîégard des gens de guerre amenèrent pourtant un copamencement de soulagement : c'était là le meilleur moyen de venir en aide aux souffrances populaires. Dès le mois de novembre 1438, grâce aux conquêtes déjà opérées sur les Anglais, les marchandises pouvaient arriver sûrement à Paris, de toutes les provinces du midi *. Mais, pour que le laboureur pût retourner à sa charrue, le marchand à son négoce, l'ouvrier à son métier, il fallait qu'une paix assurée et une sévère discipline dans l'armée rendissent au royaume la tranquillité et la sécurité dont il était privé depuis de si longues années.
La question des péages avait, nous l'avons vu, préoccupé à juste titre le gouvernement royal*. De nouvelles mesures furent prises pour réfprmer les abus qui continuaient à se produire sous ce rapport : une ordonnance vint confirmer l'abolition des péages induement établis sur la Loire'; sur certains points, les droits de péage furent réduits *.
Le port d' Aiguemorte , qui avait de l'importance pour le commerce extérieur, continua à être l'objet des faveurs royales :
1. C'est ce que constate un contemporain; il sgoute que les marchands oVaient i ci-aindre que les pillards du parti du Roi, « dont il y en avoit tant que c*estoit pitié. » Chronique d'Alençon, dans Du Ghesne, 48, f. ilO.