‹ Histoire de Charles VIIChapitre 32 sur 340 · Berry, p. 395; Quicherat, /. c, p · texte numérisé non relu

Berry, p. 395; Quicherat, /. c, p

i. « Combien que depuis Tan de son sacre et couronnement à Rains et de son retour de devant Paris, il povoit sembler à tous les seigneurs de son sang, les chevaliers et les' escuiers, les bonnes villes et gens de plat païs, que le Roy eust delessié du tout de soi entremettre et estre présent en sa personne de faire guerre à ses anciens ennemis d'Engleterre, mais, la mercy de Nostre Seigneur, il a entrepnns le vouloir lenr faire plus forte et aspre guerre que oncques ne leur fist. Et quelque conseil quMl ait eu le temps passé, à présent veult faire la guerre la pluspart à son vouloir. » {Chronique d*Alençony dans Du Chesne, f. 105.) — a Et hoc enim ipse rex qui per longa ante tempera, velut somno sepultus, obtorpuerat, nullisque psene bellicis obsidionibus praesens affuerat, excitatus est » (Th. Basin, t. J, p. 138.)

5. Par lettres du 5 juillet 1437, données à Bourges, Charles VU ordonnait de payer à Hugues de Noé la somme de quatre cents écus d*or, « pour deux coursiers de poil bay que avons fait prendre et achetter de lui pour ledit pris pour nostre corps et iceulx faire mettre en nostre escurie. » Ms. fr. 20403 , f. 20.

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rendre en personne « sur les marches de France » et qu'il leur fera savoir de ses nouvelles *. Au châtiment des rebelles succède la lutte contre les « anciens ennemis » du royaume.

La campagne s'ouvre par la prise de Ghàteau-Landon, où le Dauphin fait ses premières armes et se signale par une rigueur précoce *, et par la réduction de Charny et de Nemours. Après ces premiers succès, le Roi, dit un chroniqueur, « considérant la g'rant grâce que Nostre Seigneur lui avoit fait..., en mercia Dieu moult dévotement, et fist faire des processions et prières par toutes les bonnes villes de son obéissance '. » L'affluence des gens de guerre et des auxiliaires venus des garnisons et des bonnes villes, le concours financier qu'il rencontre, notamment à Paris, excitent son ardeur ^ Passant par Gien et Sens, il s'avance jusqu'à Bray-sur-Seine, et envoie son armée faire le siège de Montereau. Lui-même vient, le 21 septembre, établir son ost devant la place, qui oppose une vive résistance. On le voit s'employer activement aux travaux du siège; jour et nuit il parcourt le camp « en habit dissimulé; » il veut tout voir et tout connaître. Ce qui ne lui semble pas bien ordonné , il le fait changer'. « Et tant en fesoit, dit le chroniqueur déjà

1. Archives de Reims. — De Gien, le 1«' août, le Roi écrivit ane nouvelle lettre où il annonçait sa venue; le i, il demanda de Tartillerie et des munitions.

2. « Et de fait ne voult ouyr ne entendre conseil que on luy vouseisl faire au contraire que tous ceulx qui avoient esté prins ei\ ladicte place, ou pou s*en fallit, les Ënglois furent penduz, et les traitres renduz les testes couppées. a Chronique d'Alençon, dans Du Chesne. fr 137 v».

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