‹ Histoire de Charles VIIChapitre 322 sur 340 · Jean de Torsa^ et L.ouis de Culant · texte numérisé non relu

Jean de Torsa^ et L.ouis de Culant

496 HISTOIRt: 1)K CHAHLES VII.

d'armes et de trait quelxconques avons cassés, exceptés les Escossois et les Loinbars qui sont soubs le Borne Gaqueran, en vous mandant que desdiz gens d'armes vous ne acueilliés ne recevés aucuns, ne leur donnés soustenement ne confort à plus séjourner, mais que chascun retourne à son hostel, et d'iceulx ne voulons plus estre servis, et à la saisou nouvelle Ton en trouvera des autres. Donné à Selles, le trentiesme jour de janvier.

CHARLES

Malliére ^

Le Roi aux habitants d'Aiguemorte

Saumur, 25 septembre 1424.

De par lk Roy.

Ghiers et bien amez , poui' ce que , à l'assemblée que avons ordonné estre faicte à Garcassonne, au xv" jour de ce présent moys de septembre, des gens des trois estats de nostre pays de Languedoc, et depuis continuée au premier jour d'octobre prouchain venant, n'avons peu ne pourrions envoyer nos conseillers que à ce avions commis et ordonnés, pour cause de certaines grosses matières ouvertes et encommancées avec beau frère de Bretaigne de nostre part, touchant le bien et union de nostre seigneurie et de nos subgietz, et Tappaisement des guerres et divisions que tant et si longuement y ont duré, en nostre très grant préjudice et desplaisance, en quoy nous fait besoing la présence de nosdiz conseillers, nous, pour ces choses vous communiquer et sur ycelles avoir les bons advis et conseil des notables hommes de nostre royaume, et aussi sur les autres choses touchant particulièrement le fait de nosdiz pays de Languedoc et duché de Guyenne, et y mectre et prendre ceste fois ûnale conclusion, avons ordonné et desliberé d'estre, au plaisir de Dieu, en la ville du Puy le x» jour de novembre prouchain venant, auquel lieu, pour ceste cause, mandons les gens des trois estats de nostre dit pays de Languedoc ; pourquoy vous mandons et exprès- ^ment commandons , sur les foy, loyaulté et obéissance que vous nous devez, que aux lieu et jour desasus diz vous envoyés aucunes personnes notables d'entre vous, ayans pouvoir souffisant de faire,

i. Copie moderne. Doat, IX, f. 279.

accomplir, passer et jurer tout ce qui y sera advisé, conclud et déterminé, au bien de nous et de nostre seigneurie, et de nosdiz pays et subgietz; et gardez bien que faulte y ait, sur tant que vous doubtés mesprendre et offenser envers nous. Donné à Saumur, le xxv® jour de septembre.

VlLLBBRBSHE^

Le Roi aux habitants de Tournai

Chinon, il mars 1425.

De par le Rot.

Très cbiers et bien amez, pour ce que bien savons que sur toutes cbouses desirez savoir la disposicion ;en bien de nos besongnes et affaires, nous avons chargié Lotart de Willeries, qui naguaires s'est parly de çy, et par lequel vous avons escript, vous en informer bien au long, car aussi a il esté présent aux appointemens par nous pris , tant sur le fait de traité de paix et la création de beau cousin de Richement en Testât et office de connestable de France en quoy Tavons de nouvel constitué, que autrement. Et pour ce que ne savons se ledit Lotart auroit sur cbemyn aucun empeschement, nous vous escrivons de rechief ces choses par Jaquemart le Bouteillier, porteur de cestes, qui semblablement y a esté, et par lequel en pourrez savoir. Si le vueillez de sa longue demeure par deçà tenir pour excusé, car en lui n'a tenu que plus tost n*a esté despesché, mais bien voulions qu'il attendis t jusques à ce qu'il vous peust rapporter toutes cbouses au certein, en manière que en deussiez estre consolez et resjois.

Et vous prions que, en continuant vostre louable loyaulté, vueillez par^nne union et concorde vous entretenir soubz nostre bonne obéissance, comme vrais subgetz de nostre couronne, ainsi que jusques cy avez fait à vostre grant loenge; car, au plaisir de Dieu, vous entendons brief visiter, et donner tel confort, en recognoissant vostre dicte loyaulté, que ce sera vostre grant resojssement à à l'onneur de nous et à la confusion de nos ennemis.

1. Copie moderne d*im acte des Consuls d*Aiguemorte, où se trouve reproduite cette lettre. Ms. latin 9177 (collection de Dom Pacotte), f. 232 v», d'après les archives de la ville d'Aiguemorte.

498 HISTOIRE DE CHARLES Vil. 14B5

Au surplus, touchant la reste que nous devez noz fomir des vï"^ fr. de la composicion, la(|uelle reste, comme autreffois nous avex escript , avez par manière d'emprunt prise ou retenue pour subvevîr à aucuns urgens affaires, prometant de la restituer, dont en ce cas avons esté contens, vous savez les oeuvites en quoy ladiete finance. .... en aumosnes. Et pour ce que le temps pour ce faire est maintenant propice et convenable, et que par exprès en avons

qui vous en doit avoir escript, nous vous mandons que sans

plus délayer vueillez ladiete reste rendre et restituer où il

apprendra, pour estre distribuée par l'ordonnance de notr^dit confesseur, et non autrement, car se faulte il avoit y contens.

Donné à Chinon, le xi^' joui* de mars*

CHARLES*

Le Roi au comte de Foi^

Chinon, 23 mars 4425.

Très cher et amé cousin , nous avons receu vos lettres par nostre amé et féal secrétaire maistre Jeban de Gyé, cbantre de Ueglise de Bayeux, porteur des présentes, par lequel, et par les cbapistres, lettres et escrips qull nous a apportées, par vous signés et scellés, avons esté plainement informés de Tappointement final prins avec vous par nos gens et ambassadeurs dernièrement envoyés devers vous, tant sur le fait de la lieutenance de nostre paîs de Languedoc que aussi sur voslre venue par devers nous, duquel apointement, que avés libéralement prins et accepté, ainsi que par vostre dit scellé nous apparu, et aussi de la bonne manière que avés en ee tenue, bien demonstrant la bonne amour, affection et voulentê que avés envers nous, si comme l'avons sceu par nostre dit secrétaire, avons esté et sommes très parfaitement liés et joyeux, vous en, mercions de très bon cueur, et vous prions que de vostre part, comme bien y avons la fiance, veuilles ledit appointement, qui nous est très agréable, fermement entretenir, comme de la nostre Tentendons à faire ; car^ au plaisir de Dieu, n*y aura de nostre ëosté quelconque deffaut que toutes les choses à vous promises en nostre nom par nos dictes gens ne vous soient fournies et entretenues, et

1. Original. Archives de Tournai. — ^ Lacunes à la On de rorigioal.

est bien nostre enieacion de mieux encore vous faire, et ceste fiance pouvés itv<Âr seurenieiit en nous. Au surplus ^ toucl^ant vosfcre dicte venue, nous avonç chargé^.dès avant la venue et recepcion de vos dictes letres, nostre amé et féal mareschal le sire de Sevemc d'aler par devers vous pour vous requérir que, le plus brief que possible vous seroit, voulissiés venir par devers nous, à tout mil hommes d'armes et mil hommes de trait, bien esleus, et enc(M»s sommes en icelui propos; et vous prions derechef, sur tout le plaisir et service que faire nous devés et désirés, que ainsi le veuilles faire, et que, s'il vous est possible, vous soyés par deçà avant le terme des trois mois introduits et exprimés esdiz chappitres et appointement sur ce faits avecques vous, et que admenés gens de guerre et bien choisis, dont nous puissiés honorablement servir ; et en ce veuilles faire toute diligence, car vous scavés et cognoissés que le temps et la saison de les emploier se approchent fort, et selon que nos beaux frères et cousin de Bretaigne et de Savoye nous ont fait dire par leurs ^ens et ambassadeurs, nagueres envoies devers nous pour le fait du traicté de paix, nous avons bien entencion que dedans très brief temps se doyent plainement déclarer pour nous et faire guerre ceste présente saison à nos ennemis, qui sera un grand confort et ressoursse à nostre fait. Et quant vous serez aveceulx, à telle puissance comme dessus es( dit, joint vostre bon vouloir, duquel nous tenons tout assertenés, nostre dit fait en vauldra beaucoup mieulx, et avons bien espérance que, quant nostre puissance sera ainsi conjoincte et mise ensemble, nous pourrons faire ceste dicte saison de plus grandes et profitables emprinses, à rencontre de nosdiz ennemis, que jusques cy n'a esté convenable de faire. Pour quoy de rechef vous prions très humblement ^ que, en vostre susdicte venue par la manière devant touchée, n'ait aucun deflaut, et que, pour ce fournir, veuilles de vous mesmes, en tant que besoing seroit, vous aider à apoincter avant que deffauty eust; combien que dès à présent eschvons à nos dictes gens, mesmement à Tevesque de Laon, qu'ils facent toute diligence possible de vous faire et fournir ce que promis vous a esté à ceste cause; mais, en cas que aucune chose en deifaudroit, croies certainement que tout ce que vous y métrés du vostre nous vous restituerons, et par autre manière recognoislrons vostre bon service, tellement que bien en demeurés content, ainsi que toutes ces

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