XXIII
Le Roi aux haliitciiits de Tojurnai
Loches, n mû 14S9.
De par le Roy.
Cbers et bien amez, pour ce que nous savons que piujs graat consolacion ne povez avoir que d'oir souvent en bien de Testât et prospérité de noz affaires, nous vous certif fions que, après ce que, par la grâce de Nostre Seigneur, nous avons fait advitailler la ville d'Orléans bien et grandement, qui fut vers le cownencement de ce présent moys, noz gens qui firent ledit advitaillement assaillirent les Angloiz estant enime bastide appelle la Bastide Saint Lou, devant ladicte ville d'Orléans, priudrent icelle d'assault et de force» et fvu'ent mors tous les Angloiz qui dedans estoient. Et Tauitre jour ensuivant, passèrent la rivière de Loire du costé de laSolongne^assaillerent aussi certaine autre très forte bastide que lesdiz Angloiz avoient faicte au bout du pont dlcelle ville, et finablement, moyennant la grâce et bon aide de NoStre Seigneur, la gangnerent comme l'autre ; et èsdictes deux bastides a eu de vu à vni cens que mors que pris, et presque tous mors. Et la nuit ensuiant, le demeurant desdiz Angloiz estans es autres bastides désemparèrent et s'eufuirent tous, babandonnant leur artillerie et tous leurs vivres et autres biens, et par ainsi fut levé ledit siège, et est ladicte ville, la mercy Dieu, demeurée en sa francbise et liberté. Et pour poursulr nostre bonne fortune , nous metons sus à toute puissance, en espe-