‹ Histoire de Charles VIIChapitre 37 sur 340 · Chronique d'Alençon, l. c · texte numérisé non relu

Chronique d'Alençon, l. c

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tiers et de là en Saintonge, où rappelaient les préparatifs de Texpédition projetée cont^^ les Anglais en Guyenne ** 11 présida le 14 mars, à Saint-Jean-d'Angely , la réunion des États provinciaux , dont il n'obtint pas tout le concours financier qu'il espérait*. Après avoir pris des mesures pour faire cesser les désordres des gens de guerre', il revint faire ses Pâques à Poitiers , et rejoignit la reine à Tours le 4 mai. Un grand deuil venait de frapper la famille royale : Jacques, le second fils du Roi, était mort (2 mars) dans sa cinquième année. Déjà deux fils, Jean, né en 1425, et Philippe, né en 1436, avaient été enlevés presque aussitôt après leur naissance. La perte de « Monseigneur Jacques » excita dans tout le royaume une douloureuse émotion *.

De graves aiîaires nécessitaient la présence de Charles Vil à Bourges ,. où une assemblée générale du clergé avait été convoquée : elle eut lieu le 7 juillet, sous la présidence du Roi, et aboutit à la rédaction de la Pragmatique sanction. Avant la séparation de cette assemblée, des remontrances furent présentées au Roi. En lui rappelant la grande grâce que Dieu lui avait faite et l'honneur qu'il s'était acquis par la prise de Montereau et des places environnantes, on le sollicita de reprendre en personne les opérations militaires contre les Anglais , afin de les chasser du royaume. Charles Vil n'avait pas attendu cette mise en demeure pour se préparer à une nouvelle entrée en campagne';- il fit donner une réponse « assez agréable*. » Mais il n'était point en état de reparaître à la tête des armées : une maladie était venue récemment ébranler sa santé. D'étranges rumeurs circulaient à ce propos; elles prirent assez de consistance pour que des poursuites fussent dirigées

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