Chronique d'Alençon, l. c. ; le P. Anselme, t. I, p
5. ({ Et pour procéder au surplus , soyons , Dieu devant , determîbez , concluz et délibérez de nou^ mettre de rechief sus en ceste prouchaine saison nouvelle , à toute la meilleure et plus grosse puissance que porrons fmer. » Lettres des 3 mars et 23 juin 1438, faisant mention de la lev(^e d'une imposition de 200,000 livres. Charles royales ^ XIV, n<» 114 et 116.
6. Chronique d'Alençon, f. 108 \^. — L*auteur fait de vifs reproches au Roi pour n*avoir pas repris les armes en personne.
1438 CHARLES VII jusqu'à LA PRAGUERIE. 57
contre Jean de Bar, apothicaire du Roi. Cité devant le Parlement, Jean de Bar dut se rendre à Paris; mais il revint déchargé de tout soupçon : Charles VII paya les frais de son voyage et le maintint dans ses fonctions *.
Le Roi passa la fin de Tannée 1438 dans se& résidences d'Amboise, de Loches, de Saint-Aignan et de Blois^ C'est dans cette dernière ville que le comte d'Eu, sortant de sa longue captivité, vint le saluer. Le Roi lui fit « très bonne chère » et lui donna aussitôt un commandement ^. C'est là également que, dans des séances du Conseil tenues les 19 et 22 septembre, furent prises des mesures pour la réforme de larmée et pour la garde des places frontières de la Saintonge*. C'est là enfin que fut célébrée, le 12 octobre ^ la cérémonie des fiançailles de Catherine de France avec Charles de Bourgogne, comte de Charolais. Le traité de mariage avait été passé le 30 septembre avec les ambassadeurs de Philippe le Bon par le comte du Maine , le comte d'Eu , le comte de Vendôme et les autres commissaires royaux. Le comte du Maine était plus puissant que jamais, au grand mécontentement du duc de Bourbon, qui ne renonçait pas à prendre sa revanche*.
Dans les derniers jours de novembre, Charles VII se rendit en Berry : nous le trouvons à Bourges jusqu'au mois de janvier. La situation du Languedoc réclamait sa présence. Avant de se mettre en route, le Roi vint à Tours prendre coi^gé de la Reine. Cette princesse était accouchée de deux filles^ quelques