Rymer, /. c, p
7. f And told hymme that there sholde comme no manne ont of Ëngelonde like as the Kinge hadde wrytyn by the^Pryve Ccilles, but broagte a new comicione... by tlie wheeche the Kyng ordeynte hiin und other for to bygynne a new trete withe the Doifyncs parte for a trew to by takyn byl>\7ne the Kyng and the saide Dolfyne. » Stevenson, t. II, p. lxxix-lxxx.
la réception de ce message, Warwick et le chancelier de Luxembourg écrivirent au bâtard d'Orléans et à d'autres membres du grand Conseil, afin d'être fixés sur les dispositions de Charles VII , et de savoir où et quand les négociations pour la conclusion d'une trêve pourraient être entamées. Mais Chïirles VII vit bien que ces avances n'avaient d'autre but que de l'amener à traiter séparément, en dehors du duc de Bourgogne. Fidèle à la parole donnée à celui-ci, il déclara qu'il ne voulait s'occcuper ni de la conclusion d'une trêve, ni de négociations en vue de la paix, jusqu'à ce qu*il eût envoyé des ambassadeurs au duc d'Orléans et que la réponse de ce prince lui fût parvenue*. Les choses en restèrent là pour cette année.
Les pourparlers relatifs à la paix ne devaient pas tarder à être repris. Cette fois, ce fut sous les auspices d'une princesse naturellement désignée pour prendre l'initiative et jouer le rôle de médiateur. Nous voulons parler de la duchesse de Bourgogne , Isabelle de Portugal , issue de la maison de Lancastre par sa mère Philippe , sœur de Henri IV d'Angleterre. La ducheâse avait vu avec regret la rupture de l'alliance anglo-bourguignonne; tous ses efforts allaient tendre à un rapprochement ayant pour bases la paix avec la France.
Mais avant d'entrer dans Texposé de ces négociations, il faut examiner quels avaient été les rapports de Charles VII et de Philippe le Bon, depuis la conclusion du traité d'Arras.
1. Stevenson, t. Il, p. lxxv et suiv., 295 et suiv. Voir lettres de Henri VI du 3 mai 1438, Ms. fr. 20904, p. 63, et Réponse du Roi aux remontrances des princes (1442), dans Monstrelel, t. VI, p. 28.— La lettre du bâtard, contenant la substance de la réponse Taite par le Roi , est datée de Blois , le 20 septembre ; elle parvint à Rouen le 30.