‹ Histoire de Charles VIIChapitre 63 sur 340 · Lettre sans date. Saint-Remy, t. II, p · texte numérisé non relu

Lettre sans date. Saint-Remy, t. II, p

3. En outre cinq cents écus Philippus devaient être distribués « aux dames et damoiselles qui norissoient et gouvemoient ledit enfant. » Archives du Nord, B 1957, f. 367 v»; 1961, f. 104.

4. SurTaffaire de Tévéché de Tournai, voirMonstrelet, t. V, p. 57-61.

5. Moreau, 432, f. 233. Ce sont ces lettres, qui visent les lettres de Charles VII ratifiant le traité d'Arras, données le 10 décembre 1435 précédent, qu'indique évidemment M. Gachard, dans son édition de VHisloire des ducs de Bourgogne par M. de Barante, t. I, p. 505, note. Le transport avait été fait par les lettres du 10 décembre 1435.

1436 et suiv. les conférences de gra vélines. 97

fabrication de nouvelles monnaies* et aux fondations à faire à Montereau*. Malgré cela, les réclamations ne tardèrent point à se produire. Dans Tannée 1436, ce fut un perpétuel envoi d'ambassades. En février'et mars partirent le roi d'armes Toison d*or et Jean Viguier, huissier d'armes du duc*. Au commencement d'avril, le chancelier Rolin envoya une ambassade qui vint trouver Charles VII à Issoudun*. A la fin du même mois et en juin, Philippe de Morvilliers fit deux voyages à la Cour*. Au mois d'août, le chancelier Rolin porta plainte sur des abus commis par les officiers royaux au préjudice de son maître*. Philippe était pourtant obligé d'user de ménagements : il venait d'éprouver devant Calais un humiliant échec; sa situation était pleine de périls, et il sollicitait du Roi, contre les Anglais, un appui qu'il était, d'ailleurs, aux termes du traité d'Arras, en droit de réclamer ^

Dans le cours de l'année 1437, plusieurs ambassades bourguignonnes se rendirent en France. Au mois de mars, Phi-

i. Lettres du 24 décembre 1436. Archives de la Côte-d*0r, B 11201.

2. Lettres du 21 décembre 1435. Cf. lettres du 12 janvier 1437. Archives de la Côted*Or, B 11902 ; Collection de Bourgogne, vol. 10, f. 40.

3. Le l*' février, Toison d'or partait pour la Cour de France, et sa mission se prolongea jusqu^au 26 avril. (Archives du Nord , B 1957» f. 136 v».) Au mois de mars, étant à la Cour, il recevait 50 1. (La Roque^ Histoire de la maison d'Harcourt, t. IV, p. 1729.) — Le 17 février, le duc faisait payer 55 1. à Jean Viguier, huissier d'armes et valet de chambre, envoyé du pays de Brabanl vers le Roi, « pour aucunes ses grans affaires qui grandement le touchent et qu'il a très à cueur. » (Archives de la Côte-d'Or, B 1649, f. 128 v».)

4. L'Itinéraire donne la date du 15 avril. L'ambassade se composait de Jean de Croy, de Jacques , seigneur de Crèvecœur, et de Jean de Terrant ; elle avait charge de « dire aucunes choses qui fort touchoient les affaires d'iccUui seigneur » (le duc). (Archives du Nord, B 1957, f. 127 v».) Les ambassadeurs partirent de Semur le 27 mars et revinrent à Dijon le 2 mai. (Archives delà Côte-d'Or.B 1649, f. 129; La Barre,t.ll,p.l68 note et 218 note;Ganat, 1. 1, p. 373.) — C'est sans doute à ce moment que fût pris un arrangement portant que les prisonniers faits de part et d'autre seraient mis en liberté sans rançon. (Voir lettres de rémission du mois de décembre 1446, dans Tuetey, Us Écorcheurs sous Charles F//, t. I, p. l^note.)

5. 27 avril-23 juin; fin juin-21 novembre. Archives du Nord, B 1969, f. 212 v«.

6. Par ktlres donnéis à Dijon le 9 août, M« Germain Trouvé, conseiller du duc, reçut 27 fr. pour un voyage fait, par ordre du chancelier et des gens du Conseil, vers le Roi, pour « lui poiler plu:^ieurs mémoires de par euli touchans certains abuz faiz es pats et seignoiies de moa dit seigneur en fiourgoigne et appartenances par plusieurs ses gens et autres ofBciers royaux, afin de lui requérir de par mondit seigueur de y faire mettre provision, à Tenlrelenement des prérogatives, noblesses et prehemineoces deuz à mondit seigneur en ses paîs de Boui^ifoigne. » Archives de la Gdte-d'Or, B 1659, f. 129.

7. Mémoire de Louvei, déjà cité. Archives de Turin. -^ Voir le passage du traité dans Olivier de La Marche, t. I, p. 230.

98 HISTOIRE DE CHARLES VII. 1436 et suiv.

libert Aadrenet, Bertrandon de la Broquière et Jean de Terrant partirent , porteurs d' « instructions et mémoires *. » Ils avaient pour mission spéciale de traiter la question du partage entre le comte de Nevers et le comte d'Étampes*. Jean de Croy les suivit bientôt'. Peu après, et pendant Tabsence du Roi qui était alors dans le midi, le chancelier Rolin envoya un membre du Conseil, de Dijon à Paris, où se trouvaient le connétable et le chancelier de France*. De son côté, Charles VII députa à la Cour de Bourgogne Tévêque de Toulouse : cette ambassade semble avoir eu pour objet TalOFaire de révêché de Tournai, qui se termina, au grand mécontentement du Roi, par Téchec de son protégé, Jean d'Harcourt, sacrifié à Jean Chevrot, le favori du duc'. Enfin, dans le courant de cette année , Toison d'or fut envoyé au Roi , qui faisait le siège de Montereau, et Philibert Andrenet vint, à diverses reprises, trouver Charles VII ou ses conseillers •.

De nouvelles difficultés ne tardèrent point à surgir. Un des plus fameux capitaines français, La Hire, était en démêlés avec le seigneur d'Oflemont, qu'il avait fait prisonnier et mis à rançon. Un jour, à Beauvais, pendant une partie de paume, La Hire fut saisi traîtreusement. Le Roi s'interposa en sa faveur près du duc de Bourgogne , et écrivit à ce prince plusieurs lettres très pressantes. Philippe fit comparaître devant lui les parties, à Douai, et mit un terme au différend ^ — Une autre affaire donna lieu à de plus longues contesta-

1. Les lettres du duc relatives à leur mission sont du 16 mars 1437. La Broquière donna (juitlance le 11 juin (Archives de la Côte-d'Or, B 1665, f. 78, 78 v» et 95). Il fut employé dans cette ambassade jusqu'au 11 novembre suivant (Archives da Nord, B 1963, f. 97 v»). Cf. pour cette ambassade , mêmes archives, B 1966, f. 168.

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