CHAPITRE V
LA PRAGUERIE
Le doc de Bourbon chef des mécoattints ; ses intrigues; il gagn<( le Dauphin. — Commencernent de la Pragtierie. Énergie du Roi ; il se met en campagne , et réussit à éteindre Tinsarrection dans son foyer. — Les princes se réfugierft en Auvergne , où le Roi les poursuit avec .vigueur.— Offres de soumission ; riégociations de Clermont, bientôt suivies d*une rupture. — Reprise des hostilités ; nouveaux succès du Roi. — Les princes implorent le pardon ; Charles VII consent à les recevoir. ~ Réception qu'il leur fait ; il leur accorde des lettres d'abolition. — Charles VII accusé par un contemporain au moment môme où il agit en Roi; ce qu'il faut penser de ces accusations.
La vigueur déployée depuis quelque temps par Charles VII , l'énergique impulsion donnée aux affaires publiques étaient , pour certains ptinces et seigneurs , un sujet d'étonnement et de vif déplaisir.
A la tête des mécontents se trouvait le duc de Bourbon. Ce prince, que Georges Ghastellain compare à Absalon et au « troyen Paris, » et célèbre comme « le plus agile corps de France et le plus spécieux (beau) en son temps \ » n'avait pas su garder la bonne renommée acquise dans sa jeunesse. Remuant et vaniteux, il se montrait oublieux des marques de faveur que le Roi n'avait cessé de lui donner et semblait ne s'inspirer que des tristes souvenirs de sa campagne de 1428. Une opposition persistante et mesquine, des intrigues dé-