avril et 31 mai. Rymer, /. c, p
Le roi d'Angleterre le traitait d'ailleurs comme tel * : dans une lettre écrite le 25 juin 1440, il disait que, connaissant le parfait désir que le duc avait eu de tout temps au « bien de paix générale avec l'Adversaire de France, » il lui promettait, conformément à ce qui autrefois avait été convenu entre eux, que si la paix se gisait, le duc y serait participant, et que sa personne et ses pays y seraient compris , à son bien et honneur, selon son état, ainsi qu'il appartenait à un tel prince^.
La diplomatie bourguignonne ne restait point inactive. Avec TAngleterre, la duchesse Isabelle poursuivait la conclusion d'une trêve particulière'. Tandis qu'en Hainaut, en Flandre, en Picardie , elle faisait d'activés démarches pour procurer des fonds au duc d'Orléans *, elle était en correspondance assidue avec ce prince*, qui venait de vendre au duc .de Bourgogne le comté de Soissons, la baronnie de Goucy et d'autres seigneuries •. De son côté, le duc Philippe entretenait des relations suivies avec le Dauphin et avec le duc de Bourbon ^
1. Voir les inslmclions, en date <lu4 février 1440, données par le roi d*Angleteire à Berard de Montferrand , envoyé au duc de Bretagne (D. Morice, t. II, col. 1325) : « Ja longtemps et encores de jour en jour le Roy est bien averty que ses adversaires ont
. grant desplaisance de ce que ledit duc lui est féal et ami... De la partie du Roy, le duc trouvera en tout temps aide, confort et secours. » Cf. ci-dessus, p. 119-120.