‹ Histoire de Charles VIIChapitre 129 sur 307 · ESCARMOUCHES ENTRE ANGLAIS ET FRANÇAIS IO · texte numérisé non relu

ESCARMOUCHES ENTRE ANGLAIS ET FRANÇAIS IO

grâce aux soins et aux peines de ce Jean, qu'on appelait alors le bâtard d'Orléans \ et qui, par la suite, reçut du roi comme récompense de ses éminents mérites le comté de Danois au diocèse de Chartres, puis le comté de Longueville au diocèse de Rouen ^. Le résultat fut que les Anglais eurent peine désormais à pénétrer au delà de la ligne par eux atteinte et que le chemin par lequel ils auraient pu à peu de frais et sans grands efforts, s'il n'y eût été mis bon ordre, étendre et développer leur domination dans la contrée qu'ils occupaient déjà leur fut en partie fermé.

Pourtant, Anglais et Bourguignons n'eurent de cesse qu'ils n'eussent gagné à force de persévérance les terres et les forteresses françaises, quelques-unes les armes à la main, les autres en usant de stratagèmes ou en franchissant les murs la nuit au moyen d'échelles. Les Français, du reste, n'agissaient pas différemment à l'égard des places fortes anglaises, ou plus exactement de leurs places fortes, chacun des deux partis ravageant avec des troupes de gens d'armes tantôt son propre territoire, tantôt celui de l'ennemi, et réduisant la province à l'état de désert. Et de cette façon la guerre se poursuivit pendant plusieurs années.

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