‹ Histoire de Charles VIIChapitre 244 sur 307 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Du SIÈGE MIS DEVANT CaLAIS PAR LE DUC DE BOURGOGNE

AVEC SES Flamands

ET comment ledit SIÈGE FUT LEVÉ

Nous n'avons pas cru devoir omettre ou passer sous silence au cours de notre récit comment Philippe, duc de Bourgogne, ayant fait la paix à Arras, ainsi que nous l'avons rapporté ci-dessus ^, avec Charles, roi de France, rompit le traité qu'il avait avec les Anglais et les attaqua. Voyant, en effet, qu'il se les était aliénés de cette façon et que, de Calais et des châteaux avoisinants, sur les confins de ses possessions de Flandre et de Picardie, ils pouvaient causer beaucoup de dommages à ses terres et à ses sujets, il prit le parti d'enlever ces places par la force des armes et de les mettre en son pouvoir. Il pensait en même temps tirer du roi Charles et des Français faveur et amitié plus grandes en s 'employant à combattre de son côté leurs ennemis les plus redoutables et à diminuer leur puissance.

Quand ils apprirent que telle était sa volonté, désirant lui complaire autant qu'il était en leur pouvoir, les Flamands mirent à sa disposition pour la réalisation de son dessein toutes les ressources de leur pays et lui promirent de venir seuls à bout de tout, sans le secours des troupes de ses autres domaines ^. Ce prince, comprenant la sincérité de leurs intentions, accepta leur offre d'un cœur joyeux et reconnaissant. Pour lui montrer leur affection, ils rassemblèrent un grand nombre de soldats dans toutes les places et villes du pays,

— e. soluto P. — /. eum gerere P. — g. illud P. — h. Reporté en P avant copiis. — i. accepit P.

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