‹ Histoire de Charles VIIChapitre 263 sur 307 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Le roi Charles vient au secours de Paris ET s'empare de Montereau, Meaux, Montargis et Creil

Bien que, comme nous l'avons dit, ce malheur eût procuré beaucoup de dommages au Bourbonnais et aux régions voisines que cette querelle domestique avait troublées, pourtant il ne fut pas sans utilité au roi et au royaume. Il fut cause, en effet, que le roi, qui avait été si longtemps plongé dans une somnolence profonde et qui n'avait jamais assisté à aucune expédition de guerre, se trouva réveillé et commença à porter secours à Paris, sa capitale, alors dans la plus pénible situation.

Il assiégea d'abord, au confluent de la Seine et de l'Yonne, la place très forte et très bien défendue de Montereau, où les Anglais avaient mis une solide garnison ; il l'attaqua vaillamment et puissamment et s'en empara ^. Ainsi, du côté d'amont, la cité de Paris eut la libre navigation sur ces deux fleuves, ce qui ne lui fut pas d'un mince secours. Il assiégea ensuite la ville de Meaux, qu'il prit aussi d'un vigoureux assaut ; après quoi le marché de ladite ville, robuste citadelle, entourée de tous côtés par la Marne, fut forcé de se rendre ^. De même la place et le château de Montargis durent capituler (la place fut prise d'assaut) ^.

Les Parisiens avaient donc libre passage par tous les fleuves. Mais, tandis que le roi et les Parisiens obtenaient ces beaux succès, ils ne tardèrent pas à subir bientôt un très

la main de l'auteur, en G, au-dessus de ut exponctué. — d. Manque en P. — e. cepit P. — /. Leçon de P. Les mots ipso... capto manquent en G.

1. La prise de Montereau est du lo octobre 1437, fort antérieure par conséquent à la Praguerie.

2. La prise de Meaux est du 12 août 1439, et le roi n'y parut pas.

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