MORT DU DUC DE SOMERSET
ner à capituler. Bien au contraire, au bout de deux mois employés en pure perte, il dut lever le siège, retourner sans avoir rien fait vers la mer le long des côtes du Bessin, avec la plus grande partie de ses troupes, et reprendre le chemin de l'Angleterre, non sans grande confusion et déshonneur.
Quand il fut ainsi rentré, perdu de réputation, les principaux du royaume d'Angleterre, à qui il avait promis de faire de grandes choses, lui reprochèrent sa conduite et lui demandèrent de leur montrer les trophées et le butin qu'il avait rapportés de France en Angleterre. Beaucoup d'autres plaisanteries du même genre couraient communément à sa honte en Angleterre, tantôt en sa présence, tantôt sous le manteau. Il finit par en concevoir tant de chagrin que, sa pétulance et son orgueil ne pouvant supporter ces critiques et ces propos piquants, il tomba bientôt malade et mourut^. Que ne s'était-il entouré de ces capitaines et de ces vétérans anglais qui se trouvaient dans la région de Rouen ou à Rouen même afin de mettre à profit leur expérience ! Il aurait pu faire quelque chose d'utile pour le royaume d'Angleterre.