MALHEURS DE MARGUERITE D ANJOU 3OI
terrestres — puissance, dignités, richesses, plaisirs misérables et fous, satisfactions passagères de ce monde — qu'il faut chercher et fonder le bonheur, mais seulement dans le vrai, parfait et éternel Bien. Celui qui le possédera une fois jouira de tous les biens en abondance ; il en sera rassasié, sans craindre le malheur et sans danger de le perdre jamais» Mais reprenons le fîl de notre récit après ce coup d'œil d'ensemble jeté sur la bonne et la mauvaise fortune de cette reine Marguerite. Les trêves, comme nous l'avons dit, furent conclues d'abord entre les deux rois et les deux royaumes l'an de l'Incarnation du Seigneur 1443, au mois de juin \ après qu'Anglais et Français, Français et Anglais eurent combattu et guerroyé en France avec diverses alternatives pendant vingthuit ans. Et là-dessus prendra fin, comme il convient, le troisième livre de notre histoire. ^