Appartenants a. Voir la note 5 de la page
7. McnzilvofT ou McntschikofT, né à Moscou, en 1674, fils d’un pâtissier ou
à la têle de sa cavalerie, fit trente lieues en vingt-quatre heures, chaque cavalier menant un cheval en main ^ pour le monter quand le sien serait rendu Les Moscovites, épouvantés et réduits à un petit nombre, fuyaient en désordre au delà du Borysthène.
Tandis que Charles chassait devant lui les Moscovites jusqu’au fond de la Lithuanie, Schulenbourg repassa enfin roder, et vint à la tête de vingt mille hommes présenter la bataille au grand-maréchal Rehnskôld, qui passait pour le meilleur général de Charles XII, et que l’on appelait le Parménion ^ de V Alexandre du Nord. Ces deux illustres généraux, qui semblaient participer à la destinée de leurs maîtres, se rencontrèrent assez près de Punits dans un lieu nommé E’rauenstadt, territoire déjà fatal aux troupes d’Auguste. Rehnskôld n’avait que treize bataillons et vingt-deux escadrons, qui faisaient en tout près de dix mille hommes. Schulenbourg en avait une fois autant. Il est à remarquer qu’il y avait dans son armée un corps de six à sept milleMoscovites, que l’on avait longtemps disciplinés, et sur lesquels on comptait comme sur des soldats aguerris. Cette bataille de Frauenstadt se donna le 12 février 1706; mais ce même général Schulenbourg, qui, avec quatremillehommes^, avait en quelque façon trompé la fortune du roi de Suède, succomba sous celle du général Rehnskôld. Le combat ne dura pas un quart d’heure; les Saxons ne résistèrent pas un moment; les Moscovites jetèrent leurs armes dès qu’ils virent les Suédois : l'épouvante fut si subite et le désordre si grand, que les vain-
d’un Talet de chambre , plut dans sa jeunesse à Pierre 1®*" par son enjouement et ses reparties. Le tzar le fit instruire et Passocia de bonne heure à sa fortune; en 1704, il était général-major, prince, gouverneur de llngrie ; en 1706, il battit les Suédois près de Kalich ; en 1709, il contribua beaucoup au o-ain de la bataille de Pultawa. Toutpuissant sous Catherine pe, tuteur de Pierre II, il fut to it à coup disgracié, exilé à Bérézof, en Sibérie, et y mourut courageusement en 1729.
1, Menant en main, c’est-à-dire menant par la l<ride.