‹ Histoire de Charles XII, roi de SudeChapitre 151 sur 285 · LIVRE ÜEATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE ÜEATRIÈME

fleurir autrefois ^ Ce fleuve se joint A quelquesmillesde là au Boryslbène, et tombe avec lui dans la mer Noire.

Au-delà du Bog, du côle du midi^, est la petite ville d’Oczakov -, frontière de l’empire des Turcs. Les habitants, voyant venir à eux une troupe de gens de guerre dont riiabillement et le langage leur étaient inconnus, refusèrent de les passer à Oezakov sans un ordre de Mchernetbacba^, gouverneur de la ville. Leroi envoya un exprès ^ à ce gouverneur pour lui demander le passage ; ce Turc, incertain de ce qu’il devait faire dans un pays où une fausse démarche coûte souvent la vie, n’osa rien prendre sur lui, sans avoir auparavant la permission du séraskier ^ de la province, qui réside à Bender ^ dans la Bessarabie Pendant qu’on attendait cette permission, les Russes, qui avaient pris l’armée du roi prisonnière avaient passé le Borystbène, et approchaient pour le prendre lui-même : enfin le bacha ® d’Oczakov envoya dire au roi qu’il fournirait une petite barque pour sa personne et pour deux ou trois hommes de sa suite. Dans cette extrémité les Suédois prirent de force ce qu’ils ne pouvaient avoir degré; quelques-uns allèrent à l’autre bord, dans une petite nacelle, se saisir de quelques bateaux, et les amener à leur rivage : ce fut leur salut; car les patrons des barques turques, craignant de perdre une

la Volhynie, traverse la Podolie, le gouvernement de Kherson, et finit au-dessous de Nicolaïef, port militaire, et siège de l’amirauté de la mer Noire; il se réunit alors au Dniéper; 530 kil. de cours.

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