C’est-à-dire Kamienska, Samara et Taganrok
3. Sequin, monnaie d’or qui a cours dans le Levant. En Turquie, le sequin vaut environ neuf francs.
4. Le kan des Tartares demandait un tribut de quarante mille sequins ; ce point fut longtemps débattu et ne passa point. Le vizir demanda longtemps qu’on lui livrât Cantemir ; Pierre écrivit ces nobles paroles au vice-cbancelier
Schaffirof : « J’abandonnerai plutôt aux » Turcs tout le terrain qui s’étend jus- » qu’à Cursk ; il me restera l’espérance » de le recouvrer ; mais la perte de ma » foi est irréparable, je ne peux la » violer. Nous n’avons de propre que » l’honneur ; y renoncer, c’est cesser » d’être monarque. » (Volt., Hist, de Russie.)
5. Son canon, son artillerie. On ne voit pas clairement la différence que Voltaire a voulu établir entre ces deux expressions.
IIISTOIIŒ DE CHARLES XIL
da dans son camp, deux heures après la signature du traité, qui futcommencéle21 juillet 1711, et signé ^ le l®*’ auguste^.
Dans le temps que le czar, échappé de ce mauvais pas, se retirait tambour battant et enseignes déployées, arrive le roi de Suède, impatient de combattre et de voir son ennemi entre ses mains. Il avait couru plus de cinquante lieues à cheval depuis Bender jusqu’auprès d’Yassi^. Il arriva dans le temps que les Russes commençaient à faire paisiblement leur retraite; il fallait, pour pénétrer au camp des Turcs, aller passer le Pruth sur un pont, à trois lieues de là. Charles XII, qui ne faisait rien comme les autres hommes, passa la rivière à*la nage, au hasard de ^ se noyer, et traversa le camp moscovite, au hasard d’être pris ; il parvint à l’armée turque, et descendit à la tente du comte Poniatowski, qui m’a conté et écrit ce fait. Le comte s’avança tristement vers lui, et lui apprit comment il venait de perdre une occasion qu’il ne recouvrerait peutôlre jamais.
Le roi, outré de colère, va droit à la tente du grand-vizir il lui reproche, avec un visage enflammé, le traité qu’il vient de conclure. « J’ai droit, dit le grand-vizir d’un » air calme, de faire la guerre et la paix. — Mais, reprend )) le roi, n’avais-tu pas toute l’armée moscovite en ton )) pouvoir ? — Notre loi nous ordonne, repartit gravement )) le vizir, de donner la paix à nos ennemis, quand ils im- )) plorent notre miséricorde. — Hé ! t’ordonne-t-elle, in- » siste le roi en colère, de faire un mauvais traité, quand )) tu peux imposer telles lois que tu veux ?Ne dépendait-il » pas de toi d’amener le czar prisonnier à Gonstanlino- ») pie? ))
1 . Près d’un Tillage nommé Falksen ou Faltchi, sur les bords du Pruth. — Y eutil corruption ? Cela est encore dout'^ux pour le grand-\izir, mais très-probable pour les subalternes.