C’est-à-dire, ne tirez pas
4. Bastion. Ouvrage de fortification qui fait partie de renceinte du corps d’une place : il présente en saillie deux flancs et deux faces, et tient des deux côtés à la courtine ou mur qui joint deux bastions. (Académie.)
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dace et la fidelité de le suivre ; il la place de façon qu’elle ne peut cire entourée. Les ennemis courent à lui, étonnés de ce qu’il ne demande point quartier L 11 se bat pendant une heure entière; et, après avoir perdu la moitié de ses soldats, il est tué enfin avec son lieutenant et son major. Alors cent soldats, qui restaient avec un seul officier, demandèrent la vie, et furent faits prisonniers : on trouva dans la poche du commandant la lettre de son maître, qui fut portée au roi de Prusse.
Pendant que Charles perdait Pile d’Usedom, et les îles voisines, qui furent bientôt prises; que Yismar était prêt de^ se rendre ; qu’il n’avait plus de Hotte; que la Suède était menacée, il était dans la ville de Stralsund; et cette place était déjà assiégée par trente-six mille hommes.
Stralsund^, ville devenue fameuse en Europe par le siège qu’y soutint le roi de Suède, est la plus forte place de la Poméranie. Elle est bâtie entre la mer Baltique et le lac de Frankén, sur le détroit de Gella^ : on n’y peut arriver de terre que sur une chaussée étroite, défendue par une citadelle et par des retranchements qu’on croyait inaccessibles. Elle avait une garnison de près de neuf mille hommes, et de plus le roi de Suède lui-même. Les rois de Danemark et de Prusse entreprirent ce siège avec une armée de trente- six mille hommes, composée de Prussiens, de Danois et de Saxons.
L’honneur d’assiéger Charles XII était un motif si pressant, qu’on passa par-dessus tous les obstacles, et qu’on ouvrit la tranchée la nuit du 19 au 20 octobre de cette année 1715. Le roi de Suède, dans le commencement du siège, disait qu’il ne comprenait pas comment une place bien fortifiée, et munie d'une garnison suffisante, pouvait être prise. Ce n’est pas que, dans le cours de ses conque-