‹ Histoire de Charles XII, roi de SudeChapitre 29 sur 285 · Être en possession de. C’est avoir · texte numérisé non relu

Être en possession de. C’est avoir

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monie du sacre el du couronnement : c’est, de tant de droits que ses prédécesseurs s’étaient arrogés, presque le seul qui lui reste. Après avoir, selon l’usage, donné Ponction au prince, il tenait entre ses mains la couronne pour la lui mettre sur la tête; Charles l’arracha des mains de l’archevêque, et se couronna lui- même en regardant fièrement le prélat La multitude, à qui tout air de grandeur^ impose toujours, applaudit^ à l’action du roi. Ceux meme qui avaient le plus gémi sous le despotisme du père se laissèrent entraîner h louer dans le fils cette fierté qui était l’augure de leur servitude.

Dès que Charles fut maître, il donna sa confiance et le maniement des affaires au conseiller Piper, qui fut bientôt son premier ministre sans en avoir le nom. Peu de jours après il le fit comte ; ce qui est une qualité éminente en Suède, et non un vain titre qu’on puisse prendre sans conséquence comme en France

Les premiers temps de l’administration du roi ne donnèrent point de lui des idées favorables : il parut qu’il avait été plus impatient que digne de régner. Il n’avait, à la vérité, aucune passion dangereuse; mais on ne voyait dans sa conduite que des emportements de jeunesse et de l’opiniâtreté. 11 paraissait inappliqué et hautain. Les ambassadeurs qui étaient à sa cour le prirent même pour un

la liberté, l’habitude, le privilège de faire une chose.

1. Le même fait s’est plusieurs fois reproduit. « Le 2 décembre 1804, le pape s’approchait pour prendre la couronne ; Napoléon, observant ses mouvements, la saisit des mains du pontife, sans brusquerie, mais avec décision, et la plaça lui-même sur sa tête. L’acte, compris de tous les assistants, produisit un effet irexprimable. » M. Thiers.

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