Air. Apparence
3« Applaudir a. C’est témoigner qu’on irouve une chose bonne ou belle, et qu’on l’approuve : « Quels fléaux pour les grands que ces hommes nés pour applaudir à leurs passions ! » Massillox.
Applaudir, sans préposition, c’est témoigner par des cris, des battements de mains, que l’on approuve une chose : « Il a fait une harangue que tout le monde x applaudie. » C’est encore don-
ner une vive approbation à une personne ou à une chose : « Je vous applaudis beaucoup de vous être conduit ainsi. » [Dict. de l’Académie.)
4. Erik, fils de Gustase Wasa, désirant se voir entouré d’une cour magnifique, ou plutôt voulant combler la distance qui existait entre les ducs et les autres nobles, et parce qu’il fallait des dignités héréditaires dans un royaume héréditaire, institua, lors de son couronnement, en 1561, trois comtes, neuf barons et vingt chevaliers; il les dota de vastes domaines appartenant à la courçnne, auxquels il attacha une juridiction et des privilèges seigneuriaux'.
Son successeur Jean aecorda de nouveaux avantages à la noblesse titrée, et lu constitua définitivement par son ordonnance de 1569, qui concédait principalement aux comtes des privilèges et des droits très-lucratifs.
iC) mSTOlHE DÉ CIIARLéS XII.
génie médiocre, et le peignirent tel à leurs maîtres É La Suède avait de lui la même opinion; personne ne connaissait son caractère; il l’ignorait lui-même, lorsque des orages formés tout à coup dans le Nord donnèrent à ses talents cachés occasion de se déployer.
Trois puissants princes, voulant se prévaloir de son extrême jeunesse, conspirèrent sa ruine presque en même temps. Le premier fut Frédéric IV, roi de Danemark son cousin; le second, Auguste électeur de Saxe, roi de Pologne; Pierre le Grandi czar de Xloscovie, était le troisième et le plus dangereux. Il faut développer^ l’origine de ces guerres, qui ont produit de si grands événements, et commencer par le Danemark.
De deux sœurs qu’avait Charles XII Faînée avait épousé le duc de Holstein, jeune prince plein de bravoure et de douceur. Le duc, opprimé par le roi de Danemark, vint à Stockholm avec son épouse se jeter entre les bras du roi et lui demander du secours, non-seulement comme à son beau-frère, mais comme au roi d’une nation qui a pour les Danois une haine irréconciliable.
L’ancienne maison de Holstein, fondue dans celle d’Oldenbourg, était montée sur le trône de Danemark par élection en 1449'^. Tous les royaumes du Nord étaient alors électifs. Celui de Danemark devint bientôt héréditaire. Un de ses rois, nommé Gbristiern III, eut pour son frère Adolphe une tendresse ou des ménagements dont on ne trouve guère d’exemple chez les princes. Il ne voulait