‹ Histoire de Charles XII, roi de SudeChapitre 41 sur 285 · l’industrie, c’est-à-dire l’adresse des moines · texte numérisé non relu

l’industrie, c’est-à-dire l’adresse des moines

2. Ottomans. C’est le nom véritable que prennent les Turcs établis en Europe ; il leur vient de leur chef Othman ou Osman, qui vivait au xiv® siècle ; aussi les appelle - t - on également Osnianlis.

3. Le sultan Mahmoud II est parvenu cependant à détruire les janissaires, en 1S26.

4. Formidable a ses maîtres. — Quoique le Dictiomiaire de l’Académie ne fasse pas suivre ce mot de la préposition à, on trouve un grand nombre d’exemples semblables à celui-ci :

Aux portes de Trézène....

Est un temple sacré, formidable aux [parjures.

Racine, Phèdre^ acte Y.

5. Pierre avait vu les révoltes des strélitz à la mort de Féodor ; leurs excès continuels pendant la régence de Sophie; enfin, pendant son voyage en Hollande, ils s’étaient encore s'oulevés et avaient marché sur Moscou pour ren-

verser le gouvernement. L’un des grands motifs de la sédition, dit Voltaire(^z5C de Russie , c. x) , c’était la permission que le czar avait donnée de vendre du tabac dans son empire. Les strélitz , c’est-à-di re tireurs ^ institués par Ivan IV, formaient une infanterie de 40,000 hommes; Pierre les décima cruellement en 1698, bannit le reste à Astrakhan, et cassa tout le corps en 1713.

6. Monnaie d’argent qui, de 1750 à 1760, valait 4 fr. 61 c., et dont la valeur s’est abaissée plus tard à environ 4 fr.

7. « Ceux qui étaient dispersés dans » les provinces subsistaient de brigan- » dages ; ceux de Moscou vivaient en » bourgeois, trafiquaient, ne servaient » pas , et poussaient à l’excès l’inso- » lence. » [Hist. de Russie, c. ii.)

8. C’était la compagnie de Préobajenski qu’il forma dans la maison de cc nom, et qui devint le l®*" régiment des gardes.

9. Il fut officier par degrés, c’està-dire qu’il passa successivement et lentement par tous les grades.

La cavalerie était à peu près ce qu’est la cavalerie polonaise^ et ce qu’était autrefois la française, quand le royaume de France n’était qu’un assemblage de fiefs L Les gentilshommes russes montaient à cheval à leurs dépens, et combattaient sans discipline, quelquefois sans autres armes qu’un sabre ou un carquois, incapables d’être commandés, et par conséquent de vaincre.

Pierre le Grand leur apprit à obéir par son exemple et par les supplices ; car il servait en qualité de soldat et d’officier subalterne, et punissait rigoureusement en czar les boïards^, c’est-à-dire les gentilshommes, qui prétendaient que le privilège de la noblesse était de ne servir l’Etat qu’à leur volonté. Il établit un corps régulier pour servir 3 l’artillerie, et prit cinq cents cloches aux églises pour fondre des canons. Il a eu treize mille canons de fonte en l’année 1714. H a formé aussi des corps de dragons^, milice très-convenable au génie des Moscovites, et à la forme de leurs chevaux, qui sont petits. La Moscovie a aujourd’hui, en 1738, trente régiments de dragons de mille hommes chacun, bien entretenus.

C’est lui qui a établi des houssards ^ en Russie. Enfin il a eu jusqu’à une école d’ingénieurs, dans un pays où personne ne savait avant lui les éléments de la géométrie.

Il était bon ingénieur lui-même; mais surtout il excellait dans tous les arts de la marine; bon capitaine'de vaisseau, habile pilote, bon matelot, adroit charpentier, et d’autant plus estimable dans ces arts qu’il était né avec une crainte extrême de l’eau®. Il ne pouvait, dans sa jeunesse, passer sur un pont sans frémir : il faisait fermer alors les volets de bois de son carrosse; le courage et

1. c’est-à-dire pendant les temps féodaux. Le fief était généralement une terre, dont le possesseur (seigneur vassal ) devait à un supérieur ( seigneur suzerain) l’hommage, la foi, les redevances ou aides, et les services, parmi lesquels était surtout le service militaire.

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