LIVRE SECOND
la reine sa mère. Si cela est ainsi, celte condamnation de soi-même, et cette privation qiCil s’imposa tonte sa vie, sont une espèce d’héroïsme non moins admirable.
Il commença par assurer des secours au duc de Holstein, son beau-frère. Huit mille hommes furent envoyés d’abord ^ en Poméranie province voisine du Holstein, pour fortifier le duc contre les attaques des Danois. Le duc en avait besoin; ses États étaient déjà ravagés, son château de Gottorp ^ pris, sa ville de Tonningue ^ pressée par un siège opiniâtre, où le roi de Danemark était venu en personne, pour jouir d’une conquête qu’il croyait sûre. Cette étincelle commençait à embraser l’Empire D’un côté, les troupes saxonnes du roi de Pologne, celles de Brandebourg, de Yolfenbuttel de Hesse-Cassel marchaient pour se joindre aux Danois. De l’autre, les huit mille hommes du roi de Suède, les troupes de Hanovre et de Zell et trois régiments de Hollande, venaient secourir le duc. Tandis que le petit pays de Holstein était ainsi le théâtre de la guerre, deux escadres, l’une d’Angleterre et l’autre de Hollande, parurent dans la mer Baltique Ces deux Etats étaient garants du traité d’Altona rompu par les Danois; l’Angleterre et les états généraux s’empressaient alors à secourir le duc de Holstein opprimé.