‹ Histoire de Charles XII, roi de SudeChapitre 95 sur 285 · A TRAVERS DUQUEL. Il faudrait « à · texte numérisé non relu

A TRAVERS DUQUEL. Il faudrait « à

travers lequel, » ou plutôt ici, au travers duquel.

4. La Bartsch, affluent de droite de roder, a un cours très-étendu et se jette au-dessous de Glogau.

5. Dépendait d’échapper. On met beaucoup plus ordinairement un nom, comme régime du verbe dépendre.

Î.IVUI-: TUOISIÈMK.

côté;, croyait sa gloire intéressée h prendre Scluilen bourg et le reste de son armée: il ne perd point de temps; il fait passer sa cavalerie à un gué. Les Saxons se trouvaient enfermés entre celte rivière de Parts et le grand lleuve de roder qui prend sa source dans la Silésie, et qui est déjà profond et rapide en cet endroit.

La perle de Schulenbourg paraissait inévitable; cependant, après avoir sacrifié peu de soldats, il passa T Oder pendant la nuit. Il sauva ainsi son armée; et Charles ne put s’empêcher de dire: ((Aujourd’hui Schulenbourg nous » a vaincus. »

C’est ce môme Schulenbourg, qui fut depuis général des Vénitiens, et à qui la république a érigé une statue dans Corfou^, pour avoir défendu contre les Turcs ce rempart de ITtalie. Il n’y a que les républiques qui rendent de tels honneurs ; les rois ne donnent que des récompenses

Mais ce qui faisait la gloire de Schulenbourg n’était guère utile au roi Auguste. Ce prince abandonna encore une fois la Pologne à ses ennemis , il se retira en Saxe, et fitprépareravecprécipitation les fortifications deDresde^, craignant déjà, non sans raison, pour la capitale de ses États héréditaires.

Charles XII voyait la Pologne soumise; ses généraux, à son exemple, venaient de battre en Courlande plusieurs petits corps moscovites, qui, depuis la grande bataille de

1. L’Oder vient de Moravie, arrose la Silésie autrichienne , puis la Silésie prussienne ; à Breslau il a 187 mètres de largeur; il traverse ensuite le Brandebourg et la Poméranie , et se jette dans la mer Baltique par plusieurs embouchures, après un cours de 900 kil.

Voir, pour l’embouchure de l’Oder, au commencement du livre huitième.

2. Les Vénitiens s’étaient emparés de cette île, l’ancienne Corcyre, vers la fin du XIV® siècle; ils la possédèrent jusqu’à la fin du XVIII®. Les Français l’ont occupée de 1797 à 1799 ; puis de 1802 à 1814; c’est maintenant la plus importante des sept îles, qui forment une ré-

Fublique, placée sous la dépendance de Angleterre. — La ville de Corfou a un ort et une bonne citadelle; 15,000 haitants. C’est l’une des meilleures positions de la Méditerranée ; placée à l’en-

trée de l’Adriatique , elle protégeait alors l’Italie contre les Turcs.

3. Cela était vrai du temps de Vol* taire ; la république de Gènes décerna également une statue au duc de Richelieu, pour sa défense glorieuse de la ville, en 1747. De nos jours , tous les gouvernements ont fait ou laissé élever des statues, mais presque toujours après la mort des hommes illustres, dont elles devaient rappeler le souvenir.

4. Dresde , sur l’Elbe, capitale du royaume de Saxe, est une ville très-ancienne, et, après Vienne, la ville la plus agréable de l’Allemagne. Ses remparts on été transformés en promenades, en 1810.

Napoléon D»', en 1813, en fit le centre de sa position stratégique, et gagna sous ses murs une célèbre bataille (26, 27 août); 110,000 h. Son développement ne date que du commencement du xviii* siècle*

Narva, ne se montraient plus que par pelotons, et qui, dansees quartiers, ne faisaient la guerre que comme des Tartares vagabonds, qui pillent, qui fuient, et qui reparaissent pour fuir encore L

Partout où se trouvaient les Suédois, ils se croyaient sûrs de la victoire, quand ils étaient vingt contre cent. Dans de si heureuses conjonctures, Stanislas prépara son couronnement. La fortune, qui Pavait fait élire à A^arsovie, et qui Peu avait chassé, Py rappela encore aux acclamations d’une foule de noblesse que le sort des armes lui attachait. Une diète y fut convoquée ; tous les obstacles y furent aplanis ; il n’y eut que la cour de Rome seule ^ qui le traversa

Il était naturel qu’elle se déclarât pour le roi Auguste, qui, de protestant, s’était fait catholique pour monter sur le trône contre Stanislas, placé sur le même trône par un grand ennemi de la religion catholique Clément XI, alors pape", envoya des brefs à tous les prélats de Pologne, et surtout au cardinal -primat, par lesquels il les menaçait de l’excommunication, s’ils osaient assister au sacre de Stanislas, et attenter en rien contre les droits du roi Auguste

Si ces brefs ^ parvenaient aux évêques qui étaient à

1. Ceci n’est pas exact, et la guerre était plus sérieuse de ce côté. Charles, enflé d'orgueil depuis sa victoire à Xarva, n avait laissé que de faibles corps pour couvrir la Livonie. l'Esthonie et i’Ingrie ; les généraux suédois, si ce n’est Lewenhaupt , encore peu connu, étaient inhabiles, et les populations mécontentes, parce qu’on avait défendu l’exportation du blé. Les Russes, supérieurs en nombre, profitaient surtout de l’hiver pour attaquer les Suédois , qui furent plus d’une fois battus. Lewenhaupt seul parvint à arrêter momentanément leurs progrès par la victoire de Gemauerthof, le 26 juillet 1705.

Page 1