DE LOUIS XIV
Une nouvelle congrégation , dite des Filles de la Providence, approuvée parrévêque Lescot le 22 décembre 1653. fut acceptée par l'assemblée générale dos habitants le 9 décembre 1654. Ces religieuses, qui ne faisaient pas de vœux, se consacraient à l'éducation des orphelines; elles s'établirent dans une maison de la rue Muret qui leur avait été donnée par le chanoiuc Pedoue \ M. Lescot favorisait beaucoup les établissements charitables; il avait déjà fondé, en 1652, dans la paroisse Saint-André , une maison de refuge pour les petites orphelines et il aidait de sa bourse et de sa protection toute particulière le bureau des Pauvres. Les grandes vertus de ce prélat l'avaient rendu populaire; aussi sa mort, arrivée à Paris le 23 août 1056, causa-t-ellc à Chartres d'unanimes regrets \ La reconnaissance vint s'ajouter à la douleur lorsque l'on apprit qu'il avait laissé au bureau des Pauvres ses meubles les plus précieux. Le Roi donna l'évéché de Chartres à M. Ferdinand de Neufville de Villeroi, évéque de
1 Voir, sur l'établissement des Filles de la Providence, le dernier chapitre de cette histoire.
« Voir vol. 1", p. 340.
3 17 et 25 août. Prières et procession extraordinaire pour la santé de M. rEvéqur. — 25 août. Mort dudil évéque. — ïi août. Oraison funèlire et enterrement dudu évéque à Saint-Aignan. (Hnj. capilul.; Arch. départ.)
Saint-Malo , qui Ht son entrée le 2 décembre I6:i7. D'autres mutations se produisirent à la même é|>oque parmi les fonctionnaires civils. Le jeune marquis de La Frette reçut, par provisions du 1 4 août 1 OoO , le gouvernement de Chartres et la lieutenanee-générale du |kivs chartruin, en remplacement de son père décédé En 10o7, le bailliage passa entre les mains de M. Odet de Riants, marquis de Villeray, qui le conserva un an à peine et auquel succéda M. Louis-René Serviu , comte- de La Grève , conseiller au Parlement.
Les succès remportés par les armées du Roi, en Italie et dans les provinces du Mord , donnèrent lieu à des démonstrations de joie auxquelles Chartres ne resta pas étranger. On chanta des Te Dcum, en 1035, pour la prise de Landrecy (13 juillet) *; en 1656, pour les prises de Valenza en Lombardie (16 septembre) et de La Capelle en Thiérache (27 septembre) 3; en 1057, pour les prises de Montmédy w et de Saint- Venant (20 et 29 août), de Rourbourg et de Mardyck (3 octobre) ; en 1058 , pour la victoire des Dunes (13 juin) % pour la capitulation de Dunkerque (23 juin) et pour les prises de Bergues, Furncs et Dixmude (1-4 juillet). Il est vrai (pie la maladie qui faillit enlever Louis XIV au mois de juillet 1658 changea momentanément les réjouissances en inquiétudes \ Dieu épargna à la France le plus grand des malheurs ; le Roi revint à la santé \ et le maréchal de Turenne fournit,
1 Ces provisions, enregistrées en Parlement le 22 avril 1051), sont visées dans «ne délibération des Eclicvins du i'J novembre 1001.
! Le Te Ikum eut lieu le 0 octobre. (Ik-fj. captl.; Areli. départ.)
3 Lettre de Gaston, du 5 octobre, animinant les prises de Valence sur le /V. et de Lt Capelle. i Ordinal; Areb. de la Mairie.)
* Hhj. eapit.; Arch. départ.
* Pendant que Turenne faisait triompher les armes du Hoi en Flandre, les subntliers de Sologne se révoltaient. On trouve dans les Hepstres capilulaiics , j h date du 5 juin 10*#S, l'ordre donné aux •MieUriirs de taire le çnel jnur et nuit, attendu les troubles en la Mot/ne dont les soldats font des courses jusqu'à trois limes de Ja ville.
fi 8 juillet. Prières publiques pour la santé du ïloi. (lien, rapit.; Arrh. départ.) 7 20 juillet. Procession en actions de grâces de la piérison du Roi. Ib )