‹ Histoire de Chartres (volume 4)Chapitre 18 sur 118 · DÉPENSE · texte numérisé non relu

DÉPENSE

1° Charges ordinaires, annuelles.

Cens de la chambre de ville, au Doyen et Chapitre de N.-D. . Gages d'assistance du bailli aux assemblées municipales .

Id. du lieutenant-général du bailliage

Id. du greflier de la chambre

Id. du clerc du greffier

Id. de l'avocat de la ville

Id. du procureur de la ville

Id. du procureur de la ville au Parlement

Id. du contrôleur pour le Roi des deniers communs. . .

Id. du receveur de la ville

Id. du clerc et serviteur de la ville

Au même , pour sa robe de livrée

Gages du clerc chargé des réparations

Au même , pour sa robe de livrée

Gages du messager de la ville allant de Chartres à Paris .

Pour le tour de cire de la Vierge-Noire

Gages du marguillier allumeur dudit tour

Pour les torches et bonnets des Echevins et officiers de la ville . Gaees des sergents chargés de la police pendant les processions .

Id. du principal et des deux régents du collège ....

Loyer de la maison du collège

Gratification aux deux prédicateurs du Carême (un Jacobin et

un Cordclicr )

Aumône d un baril de harengs aux couvents des Jacobins et

des Cordelicrs

Gratification aux arbalétriers pour l'entretien des buttes Prix du bois et du charbon , brûlés l'hiver en la chambre . Façon et audition des comptes en parchemin , rendus par les receveurs de la ville en présence des gens du Roi .

Total des charges ordinaires annuelles .

2° Rentes annuelles.

A Etienne Grcnct , bourgeois

A Claude Cheron , id

A Guy Tardiveau , id

A la veuve Olivier Fournier

A la recette du Roi , pour le vieux château

A l'abbé de Coulombs , pour la porte à bateaux

Total des rentes annuelles.

5° Etat de ce que la ville a fourni au Roi depuis dix anst pour ses guerres.

8 janvier 1529 3,075

1« août 1535 750

15 avril 1537 739

2 janvier 1538 2,000

7 août 1538 1,334

Total.

les conseillers de la couronne. Le collège a peine naissant fut la première victime de cette prévision ; on supprima, le 14 avril 1542, la subvention de cent livres tournois octroyée au principal et aux deux régents \ Le 20 juillet suivant , huit jours après la reprise des hostilités , les cardinaux de Meudon et de Bourbon invitèrent les habitants à députer deux notables à Paris pour traiter, de par le Roi , d'affaires très-urgentes ; MM. Antoine Souchot, échevin, et Charles Lemaçon, greffier, furent élus à la pluralité des voix, et le résultat de leur mission se manifesta au mois d'avril 1543 par l'assiette, sur les villes closes du bailliage, d'une taxe de 14,400 livres, pour solde de gens de pied pendant quatre mois '.

C'était une mauvaise nouvelle pour une ville qui , depuis dix ans, avait eu bien de la peine à payer 7,900 livres au Trésor; d'autant plus qu'il ne se passait pas une année sans que des charges imprévues vinssent peser sur le budget municipal. En 1543 et 1544, il fallut donner des gratifications au sieur Agasse , lieutenant du Prévôt des maréchaux de France , et à ses archers qui rendaient, d'ailleurs, de fort bons services en donnant la chasse aux rôdeurs de nuit \ L'armement des tours et tourelles et la refonte de quelques pièces d'artillerie nécessitèrent aussi de grandes dépenses. Le 22 janvier 1544 ,

1 Rcg. des Echevins.

* Ib.; Séances des 20 juillet 1542 et 4 avril 1543. — Le ban et l'arrièrc-ban du bailliage de Chartres furent mis sur pied, par ordre du Roi du 23 septembre 1542, et conduits en garnison à Amiens, ville frontière, pour le temps de leur service. (Lettre en original, datée de Saint- Just-sur-Lyon et contresignée de L'Aubespine; Arrh. de la Mairie.)

3 Le sieur Michel Agasse , lieutenant du prévôt des maréchaux pour les bailliages de Chartres, Mantes, Montfort-l'Amaury , Elampcs et Dourdan, était venu résider à Chartres en 1537, sur le commandement exprès de la chambre de ville. On lui accorda le 20 mai 1539 une gratification de 10 livres tournois, attendu qu'il s'employait avec zèle à délivrer la ville et le pays des mauvais yarçtms. Sur la nrière de cet ollicicr, les échevins décidèrent, le 15 août 1539, qu'ils solliciteraient un Roi la création de six nouvelles charges d'archers; mais il paraît que ce désir ne fut pas exaucé, car le sieur Egasse revint à la charge le 27 janvier 1544, en ajoutant à sa première demande celle d'une augmentation de gages par mois. La ville consentit à l'appuyer, à la condition que les archers de la maréchaussée feraient patrouille deux ou (rois fois par semaine pour chasser hors des murs les bandits et vagalwnds armés qui prenaient chaque nuit possession des rues. (Ht y. des Echevins.)

le Roi lit part à la chambre de ville de l'heureux accouchement de la Dauphine ; ce qui procura aux Chartrains l'occasion de chanter un Te Deum et à François Ier celle do demander une petite capitation de deux écus sur chaque officier de justice du bailliage \

On comprenait que le Hoi fit argent de tout, car, malgré la bataille de Ce ri sol les, gagnée sur les Impériaux par le duc d'Enghïen le 14 avril 1544, Charles-Quint et Henri VIII étaient entrés en France, le premier par la Picardie, le second par la Champagne. Le camp français, formé entre Chatons et Epcrnay, fut alimenté en partie par les marchands de Wé chartrains; chaque jour, pendant quatre mois, ils livrèrent aux troupes dix mille pains, sur marchés et soumissions \ Le baron de Soubisc n'avait pas rempli longtemps les fonctions de bailli ; ce poste appartenait alors à un personnage d'origine clmrtraine , Mlre Michel de Champrond, baron de Croissy, qui déploya le plus grand zèle pour la défense de la ville ; en exécution d'ordonnances rendues par ce magistrat aux mois de juin, juillet, août et septembre 1544, on fit un guet sévère afin d'éviter les surprises , on dressa un inventaire exact des bâtons de guerre déposés chez les particuliers, on ferma toutes les portes à cinq heures du soir, et les poudres nécessaires au service des pièces en batterie sur les remparts furent confiées aux quarteniers \ L'Empereur s'avança jusqu'à Château-Thierry, et son approche causa une telle panique aux liâmes de la cour, que la Dauphine et Mmc Marguerite de France s'enfuirent vers Chartres où elles entrèrent sans cérémonie le i 2 septembre \ Cependant la bonne contenance des Parisiens et l'arrivée de l'année royale arrêtèrent Charles-Quint qui

1 Uer/. des Eehevim et Journal de Jean Bonvart.

* lietf. des Echevins; Séance tlu 0 juin 15 il. — Cependant une lettre du Roi, du 2 i juillet, l'ait connaître que 1rs conditions posées par les marchands cliartrains! pour cette fourniture, étaient déraisonnables et impertinentes . {lb.)

* lb.; Séances des 23 juin . 12 et 10 septembre, 21 octobre 1544.

* lb.; 12 septembre.

signa la paix le 1 8 septembre , à Crépy-en-Laonnois. La campagne de 1544 se termina pour les gens de Chartres par la demande que fit François Ier, au mois d'octobre , d'un subside de 4,000 livres convertissable en rentes sur les deniers et fermes du Roi * .

En 1545 , toutes les forces de terre et de mer de la France furent concentrées contre l'Angleterre; aussi Chartres eut-il à souffrir du passage continuel des soldats dirigés vers les côtes de Picardie. Les gens d'armes de la compagnie du baron de Curton, envoyés, au mois de février, par le Roi, pour protéger la ville, se signalèrent, en particulier, par leurs violences \ Une taxe de 4,722 livres 15 sous 2 deniers tournois fut assise sur les habitants, au mois de mars s; en juin on eut a défrayer une bande de 10,000 gascons *, et en juillet arriva

1 Reg. des Echevins; Séance du 24 octobre 1544.

* 26 février 1545. Lettres du Roi au bailli , annonçant l'arrivée de la compagnie du baron de Curton à Chartres , de celle du sieur de Boutières à Châteaudun , de celle du sieur de Lorges à ttonneval , et de celle du sieur d'Espinac au pays du Perche. — 1tT mars. On remontre au bailli les privilèges de la ville et on le prie de les faire valoir, (Rea. des Echevins.)

1545. Garnison à Chartres de la compagnie du baron de Curton , qui fit grands domages et opressions. (Journal de Jean Bouvart.)

9 Reg. des Echevins; Assemblée générale du 30 mars 1545, pour la répartition de ce subside. A cette assemblée les éviers firent reconnaître de nouveau les privilèges à eux octroyés dès Tan 1370, en vertu desquels ils étaient exempts de tous subsides, tailles et impôts, à la charge de porter de l'eau, nuit et jour, sans salaire, partout où besoin serait, en cas d'incendie.

* Ib.; Séance du 10 juin 1515.

On fit le 7 juillet un inventaire général des pièces d'artillerie braquées sur les remparts et ce travail constata la situation suivante :

1° Porte des Epars.

La Serpentine , pièce de fer garnie de deux boites , montée sur un chevalet à deux roues. — Une pièce sur deux roues, portant les armes des chaussetiers. — Vi\ petit fauconneau marqué d'une petite croix. — Un fauconneau double portant les armes de la ville. — Un fauconneau semblable monté sur deux roues. — Deux courtaux de métal fermant a boites enchâssées de bois. — Deux autres courtaux fermant à boîtes.

2° Tourelle Courtepinte.

Deux pièces de fer chargées à boîtes. — Deux petits fauconneaux dont L'un est la pièce des bouchers , l'autre est à la ville.

3° Porte Chdtelet.

Quatre hacquebutes à crochet. — Deux courtaux de fer. — Une hacquebute non montée.

la peste qui sévit cinq mois entiers et dont mourut le jeune duc d'Orléans , deuxième fils du Roi \

La compagnie du sieur de Brissac vint tenir garnison dans nos murs au mois de février 1546; le sieur de Rambouillet , commissaire du Roi , en fit l'assiette , nonobstant les protestations ordinaires et toujours inutiles des échevins \ À la môme époque , les villes closes du bailliage eurent à supporter une taxe de 7,200 livres, pour la solde de 25,000 hommes de pied*. Si les Chartrains furent moins foulés cette année que les précédentes par les garnisons de gens de guerre , ils le durent au sieur de Monbazon , commissaire en cette partie , dont ils

4° Tourelle du Fer-à- Cheval .

Deux pièces ou courtaux fermant à boîtes.

;> Porte Saint-Jean.

Quatre hacquebutes a crochet.

(i° Tourelle derrière les Jacobins.

Deux petits passevolants.

7° Porte Drrtuaise.

Vn passevolant. — La pièce des tanneurs. — La pièce nommée Colette. — Un petit fauconneau. — La hacquebutc à crochet des maçons et couvreurs. — Au haut de la porte , deux petits passevolants.

8° Tourelle de la Léthinière.

Un double courtaut de fer. — Trois hacquebutes à crocs , dont une est la pièce des serruriers.

0° Porte Guillaume.

Un double courtaut avec boîte. — En une tourelle , deux fauconnaux aux armes de la ville. — En l'autre tourelle , trois hacquebutes à crocs. — En Tune des liasses tourelles, un ijros canon de fer, monté, fermant à lioîte de cuivre. — Deux passevolants, dont un est à la ville et l'autre des avocats et procureurs, avec leurs roues et montures. — En l'autre tourelle, un canon «le cuivre garni de boîte.

10» Porte Morard.

Un courtaut de fer garni de boîte. — Deux pièces montées sur roues, dont Tune est celle des merciers. — Une autre pièce sur chevalet et une hacquebutc ù croc.

/ /«• Porte Saint-Michel.

Un courtaut de fer. — Vn passevolant à chevalet. — Deux courtaux de fer. — Une pièce île fer chargée, a boîte. — Trois hacquebutes de fer à crocs. — Cinq bacquebutes de cuivre à crocs. — Trois autres hacquebutes.

En tout 7D pièces. (Iley. des Echevins; 7 juillet 1545.)

1 lb.; décembre 1515. — Plusieurs tavcnûers étant decédes» de la peste, le fermier du dixième demanda une diminution de fermage

« lb.; 41 février 1510

1 lb.; Séanecï- d<'* h févnn h r avril 15W»

surent reconnaître les bons offices par un présent de six aunes de velours noir l .

La peste reparut dans le mois d'octobre ; mais sa périodicité, en rendant son étude plus facile , permit de lui opposer quelques remèdes efficaces. Le service de l'édilité gagna aux terreurs salutaires qu'inspirait le fléau ; on réglementa pour la première fois, en 1546, le curage des rues, et chaque propriétaire de maison fut taxé à trois deniers par mois pour le salaire du boueur ; on n'en était pas encore arrivé à tirer un revenu municipal de l'entreprise du bouage \ En même temps , on adopta contre la peste les mesures suivantes : un chirurgien et un barbier, aux gages de dix livres tournois par mois , furent commis pour visiter et panser les malades; on fît défense à ces esculapcs, ainsi qu'aux infirmiers et infirmières qui portaient les vivres aux pestiférés et ensevelissaient les morts, de communiquer avec les personnes saines ; on leur prescrivit de tenir à la main une grande verge blanche pour se faire reconnaître ; par ordre du prévôt , les maisons envahies par la contagion furent marquées à la craie et leurs portes fermées et barrées ; les malades n'obtinrent l'autorisation de sortir dans les rues que quarante jours après leur guérison. Une quête faite à domicile par deux notables de chaque paroisse donna les moyens de pourvoir aux dépenses nécessitées par la maladie \

L'avènement du roi Henri H au trône, le 31 mars 1547, ne modifia en rien la vie de Chartres, qui semblait fatalement destiné à s'épuiser chaque année sous l'étreinte des trois calamités du siècle : la peste , les garnisons de gens de guerre

1 Registres des Echevins; Séance du 8 mai 1540. « Ib.i octobre 1546.

3 Six infirmiers et douze infirmières aux gages de 5 sous tournois par jour, outre ce qu'ils pourront avoir des pestiférés. (lb.; Séance du 5 décembre 15 40.)

La |»este ayant cessé , on |>crmet à Charpentier , docteur en médecine , et à Papineau, barbier, de laisser les verges blanches et de reprendre leur état, (fb ; Séance du 11 octobre 1547.)

et les impôts !. La peste dura jusqu'au mois d'octobre et elle fut remplacée par la compagnie de 40 lances du sire de Meslay, vidame ; puis vint une commande de 6,000 livres de salpêtre pour l'armée et une taxe de 14,400 livres sur les villes closes du bailliage , pour la solde de 50,000 hommes de pied (octobre et décembre) \

Quoique cet état de choses ne tût pas de nature à favoriser l'essor du commerce , les grands avantages que présentait la navigation de la rivière ne laissaient pas que d'être appréciés depuis quelques années. Tous les vins de l'Orléanais et de la Touraine, à destination de Rouen et de Paris, suivaient la voie de l'Eure ; Chartres et Orléans recevaient du sel et des épices par les bateaux de retour. Les marchands de Rouen, de concert avec ceux de Chartres , avaient mémo fait établir de vastes entrepots sur le quai de la ville , pour le compte de ceux de la haute rivière \ Il importait de protéger cette utile exploitation contre les vexations incessantes des meuniers et des riverains ; les échevins chartrains y pourvurent de leur mieux. Ils sollicitèrent au mois d'octobre 1547 des lettrespatentes du Roi, dans le but d'obliger les propriétaires des moulins, depuis Chartres jusqu'à Nogent-le-Roi , à entretenir les portes et écluses comme ils y étaient tenus audessous de ce dernier endroit jusqu'à la Seine , et requirent l'adjonction des corps municipaux de Rouen , Orléans et Paris et du con-

1 Henri II confirma le> privilèges de lu ville par lettres-patentes de mars 1518. ( Pancarte m un ieipnle . )

* Hen. des Frhevins; Séances des 0 octobre et 2tf décembre 15i7.

Le 43 maiioitf , on alla au-devant de François de Vendôme, seigneur de Meslay, vidame, capitaine des i0 lances en uarnison à Chartres; on lui offrit deux poinçons de vin , l'un blanc , l'autre clairet , et trois échevius lui firent lu révérence en sou lojns. (lb.; 15iX.)

Le ±2 septembre suivant , le counétable de Montmorency ayant averti la ville du passade prochain de onze enseignes de lauskeneU , conduites de Picardie en Guyenne par Jean Leprétre, valet de chambre du Roi, on dérida, en préseuce du maître des noulangers, que l'on donnerait à ces soldats (1,000 pains de \\ deniers piere, 12 poinçons de vin par enseigne, et v2 poineons pour le* capitaines, et que les bouchers de la ville leur fourniraient du bout et du mouton / lb )

s lb , Séance du 17 août 1510.

scil privé du duc île Chartres', Ces ejferta louables devaient céder plus lanl aux prétentions des riverains protégées par la misère publique, niais leur souvenir est raté comme uu témoignage îles lionnes inlenlions de iVchcviiiagc pour les intérêts île la cité.

Nous avons déjà parle de la compagnie îles arbalétriers ou vidamiers , créée pour la défense de la ville lors des guerres du XIV* siècle. Les jeunes compagnons qui la composaient recevaient une subvention annuelle de 13 livres tournois pour l'entretien des buttes, et, chaque année, le i" mai, un pnpégaut fiché à lu pointe du clocher de l'église Saint-Michel servait de but aux tireurs ; celui qui abattait l'oiseau était proclamé lloî dôt urbalvlricrs et il avait à ce titre le commandement de la compagnie. Ce dignitaire jouissait pendanl son règne de privilèges assez étendus: il était exempt de la taille et de toutes les charges et contributions ordinaires el extraordinaires, exerçait, sous le contrôle de la chambre municipale , une juridiction sur les gens de métiers engagés dans sa bande et avait une place d'honneur dans les cérémonies publiques. Ll compagnie du vidame, seule force armée aux ordres de la ville, avait rendu et rendait encore de grands services en partageant les corvées de police avec les sergents t\u prévôt et les archers du lieutenant des maréchaux. Aussi IVchevhmge l'avait-il prise sous m protection ; il veillait à ce que le lion ordre el la discipline y régnassent sans cesse et exigeait que les compagnons se livrassent assidûment aux exercices prescrits par les vieilles coutumes. Il advint qu'au mois de septembre lois, on nommé Triquet.de la paroisse de Suint-llilaire , s'ingéra de former une compagnie rivale et de l'aire tirer à l'arbalète dans uu jardin du faubourg Morard. Cette innovation déplut aux échevinsqui firent faire conmian-

1 lira, lie* & U- tint . S6UHX iln G ihIu1.it ISil.

U 30 juin 1 .". VK , il fui i|.Vii1.: .pu I' iinuiiiilfiMil 20ï> iVu> |n.iu rif&rrx le-

ponts, ptna <i ptêms détiÉMi, fîRj I

dément h Triquet , à la requAte du Roi des arbalétriers, il'aballre ses buttes et de cesser de débaucher les jeunes confrères du vidanie l.

Aussi bien , ce n'était pas le moment de semer la division dans les rangs de la milice urbaine, car elle avait a parader à la réception que Ton se disposait à faire à la jeune reine d'Ecosse Marie Stuart , promise au dauphin François. Cette princesse, âgée de six ans, arriva à Chartres le 22 novembre 1548, escortée par les grands dignitaires du royaume, le connétable de Montmorency et le duc d'Àumale en tète. La ville déploya à cette occasion une grande magnificence , et les registres de la Chambre décrivent complaisamment la marche du cortège dans lequel figurèrent les clercs de la Basoche et de la Tour, les arbalétriers commandés par leur Roi , les enfants d'honneur à cheval , les bourgeois et marchands sous la conduite du Prévôt, les sergents royaux à cheval, les notaires royaux à cheval , les enquêteurs du bailliage , les greffiers, M. le lieutenant-général pour le Roi , M. l'avocat et M. le procureur du Roi, MM. les conseillers au bailliage, MM. du corps de ville , tous à cheval et en bon ordre. Le lieutenant-général , au nom des habitants , et Me Louis Charcutier, docteur et chanoine théologal , au nom du Chapitre, adressèrent à la jeune reine des compliments qui furent fort applaudis *. On n'eut garde d'oublier de faire la révérence

1 llefj. des Echcvtus; septemhie 15iN.

- Ib.; Séance du ±2 novembre 1 5 IX .

Le discours de M« Louis Charpentier mente de trouver plan; dans cette histoire: « Haute Dame et île grande expeclation , attendu votre bonne et diligente institution eu laquelle ju^ques à présent avez été nourrie, je, ne terni dilliculté «ruser devant vous d'une seiitenre jirise dos Latins, >cavoir est que itlus «tinrent le soie il levant nue lorsqu'il se couche , si véritable que, routine écrit Pline, les éléphants lorsqu'ils voient le soleil commençant à donner sou rayon sur la terre, selon «lue permet leur petite mgiioissauec de nature , lui l'ont caresse et révérence telle ou ils neuvciit. El |Hiurlaut que jusques à présent :im*z été comme une vraie et bien claire étoile et dorénavant espérons que tomme parfaite lune serez unie au vrai soleil de ce Présent royaume, pour eelte eau>e , vo> tnVIimubles orateurs et serviteurs les chanoines de réiîli^e de Chartres vous ollïenl par moi ee qu'ils pensent être plus nécessaire pour à tel luit parvenir , ><avoir e>l le< sullïap> et prières de leur église tan! en général que eu particulin et pareillement de leur pain et vin , lesqueU il> vous prient rece-

aux deux favoris Montmorency et d' Aumale , et on leur offrit deux poinçons de vin pour les engager à avoir en recommandation près du Roi les privilèges de la ville ' .

La guerre qui continuait avec l' Angleterre sur les côtes de Picardie donna lieu, pendant l'année 1549, à de fréquents passages de troupes par Chartres. Douze enseignes de lanskenets venant de Blois traversèrent la ville au mois de juin , quoiqu'on pût faire pour les en empêcher \ On reçut ensuite une garnison de 1 8 hommes d'armes et de 22 archers de la compagnie de M. le duc d' Aumale ; on aurait bien voulu exciper des exemptions de logement de gens de guerre , on en parla même à M. de Rambouillet, commissaire en cette partie, mais d' Aumale , déjà si puissant par la maison de Lorraine , venait d'acquérir aux yeux des Chartrains une importance toute locale par ses fiançailles avec Anne d'Est , fille du duc et de la duchesse de Chartres \ La ville eut aussi à nourrir, au mois de juillet, la compagnie de gens de pied du sieur de Sainte-Marie , campée à Lèves et à Josaphat , et à recevoir avec les honneurs dus à son rang M*' de Vendôme, récemment marié à Jeanne d'Albret \ Les dépenses de l'année furent closes au mois de novembre par une taxe de 27,300 livres sur les villes du bailliage , pour solde de gens de guerre \

11 faut rendre justice à l'échevinage ; il avait fait depuis un siècle de notables progrès dans l'étude des améliorations mu-

voir d'aussi bon visage comme ils vous les offrent. » ( Livre de Guillaume Bouvart , f° 707; Arch. départ.)

Marie Stuart , usant du pouvoir qui lui en avait été donné par lettres du Roi datées de Montauban le 25 août , délivra , à son passage , les prisonniers détenus dans les geôles de Chartres. (Itecueil de Laisné, vol. 4 , p. 408.)

1 Heg. des Echevins; Séance du 27 novembre 1548.

8 lb.; Séance du 4 juin 1549.

3 On fournit par semaine aux soldats du duc d'Aumalc 29 livres tournois pour le logis , 4 livres 7 sous pour le sel , 43 livres de chandelles coûtant 5 livres 1 sou 6 deniers , 29 pintes de vinaigre à 8 deniers la pinte , et 29 pintes de verjus au même prix, (lb.; Séance du 9 juillet 1549.)

4 Les gens du Roi , les echevins , quatre conseillers , les élus et les notables bourgeois allèrent a la rencontre de M. de Vendôme et lui offrirent deux poinçons devin , du meilleur, (lb.)

8 Lettres du Roi du 22 novembre 1549. (lb.)

nici|Niles. Les guerres du XIV siècle et de la première moitié duXV% n'élaient pas, en effet, une bonne école d'administration, car, dans ces temps de qui-vive , les gouverneurs de la cité épuisaient leur dévouement et leur activité au maniement des affaires militaires et songeaient à la vie de leurs concitoyens avant de songer à leur bien-être. Ils profitaient avec empressement , il est vrai , des rares éclaircies du ciel l>oli tique et ne se faisaient pas faute de demander conseil aux l>ourgcois des villes voisines , surtout à leurs bons amis d'Orléans qu'ils croyaient plus habiles qu'eux ; mais , quelque fût leur bon vouloir, une assemblée composée en majorité de marchands et fonctionnant au milieu des troubles civils , ne pouvait jeter que des palliatifs sur les plaies du moment; encore devait-on rapporter aux gens du Roi et à quelques licenciés ôs-lois l'initiative et le mérite des mesures. D'un autre côté, la charge d'échevin ne laissait pas que d'être très-pesante: élus pour cinq ans, sans possibilité de refus, les favorisés de la confiance publique devaient une grande partie de leur temps à leurs fonctions; ils le devaient tout entier un mois sur cinq, sans compter les vacations consacrées aux voyages et missions extraordinaires, à la garde des portes, à la surveillance des approvisionnements et habillements de guerre. Aussi les subterfuges, pour éviter cette corvée, étaient-ils fréquents • et fut-on obligé d'établir, en 1342 , une amende de 5 livres tournois contre ceux qui manquaient aux réunions de la chambre'. Kn 15i7, la suppression de l'office de Receveur des deniers communs vint encore ajouter au fardeau , en remettant aux échevius délégués la tenue et la responsabilité des comptes \

1 Parmi les membres récalcitrants, on remarqua, ni i 560 et anmVs suivante s , le sieur Michel Tardiveau auquel on- appliqua les iieiiies les plus rigoureuses, telles une la retenue de su torche et de son bonnet et des autres droits et profits de reflue, une. mm nde de ItM Une* tournois et In prison. (Juin 1500, juillet et oct<*bre 15T>2 j

3 Heij. des tÀlterins, Séance «lu 1 i avril. Mie amende lut portée h 25 livres le i mars 15t»0.

1 lh.; Séance, du 15 maiw tletle charge était obligatoire, môme pour les illettrés désignés à la majorité des suffrages. En 1503, le sieur Gilles Etienne, échevin.

Quoi qu'il en soit , à partir du règne de Louis XI , les entreprises utiles ou plutôt les tentatives intelligentes se multiplièrent, et, moins à la merci de la brutalité du soldat, l'échevinage entra plus franchement dans son rôle de protecteur des intérêts matériels et moraux de la cité. Ce ne fut pas , il est vrai , sans lutte que nos magistrats parvinrent à asseoir leur autorité ; nous assisterons bientôt aux débats que firent éclater dans les conseils de la ville les questions de paupérisme , de la liberté religieuse , de la réforme du corps municipal ; disons quelques mots de la police, objet direct des attaques du peuple. Chaque année , pour ainsi dire , depuis le commencement du siècle , on rendait des ordonnances pour défendre aux porchers de laisser errer dans les rues les animaux confiés à leur garde ; en 1526, il fallut menacer du fouet les boulangers qui vendaient à faux poids f ; en 1546 , on prononça des peines sévères contre les revendeurs qui accaparaient les denrées avant la clôture des marchés \ De 1550 à 1552, ce furent les bouchers qui se signalèrent par leur opposition : le massacre (abattoir) établi eu 1520 sur l'emplacement du vieux château , n'avait jamais plu aux bouchers; cependant la salubrité publique trop longtemps compromise exigeait qu'on utilisât cet établissement. Pour ôter aux gens du métier tout prétexte de résistance , on songea à compléter les bâtiments nécessaires au service de la tuerie et à celui de la perception de la ferme du baitage ou pié fourché ; ces travaux furent exécutés de 1550 à 1552, au moyen d'avances faites par les fermiers. Mais les bouchers ne prirent pas , pour cela , le chemin du massacre , et il fallut , pendant bien longtemps encore , avoir recours aux poursuites et aux mesures de sévérité afin de

ayant été élu receveur des deniers communs, voulut se récuser sous prétexte qifïl oe savait ni lire ni écrire , mais on n'admit pas son excuse et on l'obligea à prêter serment séance tenante (octobre).

1 Voir vol. 1"\ p. 510.

* lleg. des Eckevins; Séance du 8 nui.

déraciner l'habitude invétérée d'abattre les Ijestiaux dans les maisons et do jeter le sang dans les ruisseaux ' . Pareille mauvaise volonté se manifestait pour la propreté des rues ; quoiqu'un boueur enlevât le plus gros des immondices, comme, malgré les recommandations des officiers de police, le balayage et l'arrosage étaient tout-à-fait négligés, Chartres, pendant l'été, continuait à receler des miasmes pestilentiels. La voie publique n'était guère nettoyée (pie lorsqu'il passait une tète couronnée par la ville; or l'année 1350 eut ce privilège.

Le 0 octobre , la Chambre reçut la nouvelle de la prochaine arrivée du Roi , de la Reine et de M8* Marguerite , sœur du feu roi François I". On prit immédiatement toutes les dispositions nécessaires pour que ces illustres voyageurs fussent accueillis dignement dans leur bonne ville. On désigna les maîtres et les meilleurs compagnons de chaque métier, ainsi que les entants d'honneur tant à pied qu'à cheval , qui devaient figurer dans le cortège ; on décida que l'on offrirait au Roi deux coupes en argent, taillées à la mauresque et pesant 12 marcs, et, à la Reine, une autre coupe pesant 5 marcs et demi ; que les portes , ponts , passages et chemins seraient nettoyés et les rues curées ; que l'on dresserait des chapeaux de triomphe, en buis et lierre, aux portes, et que des éehafauds, pour mystères, décorés de tapisseries, peintures et dorures, s'élèveraient dans les carrefours; le ciel du Roi devait être porté par les quatre plus anciens membres de l'éehevinagc et celui de la Reine par quatre autres échevins. Le lieutenant-général de llérouard se donna beaucoup de mouvement pour que rien ne manquât à la fête, et il poussa le zèle jusqu'à enjoindre aux bourgeois, sous peine de prise de corps cl de biens, de se vêtir, pour la cérémonie, de velours, salin, taffetas, et autres richesses. M. le Dauphin et sa jeune fiancée Marie Stuart , accompagnés de la reine douairière

J lieij. des hkhevina, j:ui\iiir 1551 ri m;ii 1552.

d'Ecosse, traversèrent la ville le vendredi 14, mais on se borna à les saluer et à leur offrir deux poinçons de vin et des luîtes de dragées et de cotignac , les grandes démonstrations étant réservées }>our Leurs Majestés. Le dimanche 16 novembre, ou fit une répétition générale, et le mardi 18, jour de rentrée , le cortège se dirigea dès le matin vers le grand chemin de la porte Drouaise. Tout allait pour le mieux, lorsqu'un orage imprévu vint fondre sur l'honorable assistance et obligea les bourgeois, manants et habitants, jusqu'au lieutenant -général lui-même , à se réfugier dans l'église Saint-Maurice et les hôtelleries voisines, pour sauver leurs habits de gala. Or, au même moment, le Roi et la Reine, désireux d'éviter la pluie, quittèrent le chemin de Josaphat qu'ils suivaient pour couper le plus rapidement possible par celui de la Croix-Jumclin et arrivèrent en ville sans rencontrer personne; d'où la montre neut pas lieu, à la grand* honte des habitants. Toutefois ils prirent leur revanche le lendemain et convoyèrent en bel ordre le Roi et la Reine jusqu'aux Cinq-Croix, sur le chemin d'Uliers où Leurs Majestés furent coucher ! .

Chartres , à cause de sa proximité de Paris et de la fertilité de son territoire, commençait à devenir la garnison favorite des corps d'élite de l'armée française. En juillet 1551, les portes s'ouvrirent à la compagnie de M. le Dauphin et aux archers de la garde commandés par M. de la Ferté et ayant pour enseigne le sieur de Varizc f . Au mois de janvier 1 552, le sieur de Sancerre et sa bande vinrent aussi prendre quartier dans notre ville, qui contribua, comme à l'ordinaire, à la solde de 50,000 hommes de pied pour quatre mois 3. Le mardi 4 octobre , on reçut la visite de M. le Dauphin , escorté du duc

1 Rcy. des Echevins; Séances des 0, il et 13 octobre. — Journal de Jean Uouvarl.

* lleg. de* Echevins; Séance du 16 juillet. — Lettres du Roi du 3 juillet.

51 Ib.; Séances des 11 janvier et 20 avril 1552. — La cueillette des deniers de la solde fut adjugée au rabats au sieur Julien Noël.

do Lorraine et de plusieurs gentilshommes ; on lui fît présent d'une coupe de vermeil du prix de 135 livres tournois et sa personne fut abritée sous un ciel de damas blanc \

Mais l'événement le plus mémorable de l'année 1552 fut l'établissement du siège présidial , en vertu de l'édit du Roi du mois de janvier. Le 28 niai, M. Belot, conseiller au Parlement, vint procéder à l'installation des nouveaux magistrats, dont on assigna les gages sur les deniers provenant de la vente du sel au grenier de Chartres \ Ce tribunal d'appel offrait plus de garantie d'impartialité aux contribuables qu'il rapprochait de la justice, diminuait les frais des procès et les expédiait avec plus de célérité; aussi les villes d'une importance môme secondaire ambitionnaient-elles des juges présidiaux. Etampes, voyant avec jalousie Montfort-FAmaury jouir de cette faveur et voulant se soustraire à la juridiction chartraine, sollicita avec instance, au mois de janvier 1553, l'érection d'un présidial qui, indépendamment des affaires particulières de son siège, aurait connu des appels interjetés dans les cinq baronnies du Petit-Perche , à Dourdan et dans quelques autres lieux ressortissant jusqu'alors au bailliage de Chartres3. On s'empressa de s'opposer a cette demande, et

1 Heij. des Echevim; Séance du 30 septembre, et Livre de Guillaume Boutait.

* lieif. des Erherins; Séances dos 23 et 28 mai. — Par suite de rétablissement du présidial, les tribunaux royaux civils, criminels, do police et fiscaux do Chartres se trouvèrent ainsi composés: 1° un présidial (connaissance dos ras réserves et appel dos justices inférieures) comprenant le lieutenant-général président présidial f un lieutenant criminel , un lieutenant particulier, un nombre, variable de conseillers, deux avocats et un procureur du (loi; 2° une prévôt»'; (justice civile et de police) ayant un prévôt, un lieutenant et deux assesseurs; 3° une prévôté des maréchaux (gendarmerie et justice criminelle sommaire) avec un lieutenant des maréchaux ou vice-bailli, un assesseur et un nombre variable d'archers; i° une élection (assiette dos tailles et connaissance des cas fiscaux) fonctionnant par un président, un lieutenant , un procureur du Iîoi , un nombre variable de conseillers et contrôleurs et six receveurs des tailles; .V» un grenier à sel (livraison du sel et connaissance des cas île gabelle) comptant un président , un lieutenant, un procureur du Roi , un grenetier pour Cbartres, un nombre variable de conseillers, contrôleurs et mesureurs.

Ouelques années plus tard (1 .M Mi), l;i création de la juridiction consulaire, oour les allaires commerciales, compléta l'organisation judiciaire qui subsista jusqu'à la Révolution.

* Ib ; Séance du 1 3 janvier.

M. le lieutenant-général , alors en Cour, ayant fait agir, de concert avec les échevins, les protections que la ville avait au sein du Conseil , les gens d'Etampes furent déboutés de leur requête.

Comme les présidiaux connaissaient du crime d'hérésie, ils étaient fort redoutables à cette époque où la réforme implantée en France par Calvin commençait à jouer son rôle politique. L'esprit de Chartres, essentiellement orthodoxe, échappa pendant plusieurs années à l'invasion des nouvelles doctrines; et, quoique Ton ait pu dire du zèle ardent de l'évoque Louis Guillard , il ne paraît pas que les rares adhérents beaucerons furent poursuivis bien sévèrement avant l'installation du présidial. La première victime des querelles de religion, dans notre pays, fut la demoiselle de Challet que l'on brûla vive au marché aux pourceaux le 2 mars 1553 '. Le 1 5 avril suivant , eut lieu l'exécution à petit feu , de deux médians hérétiques, Vun nommé Jehan Dinocheau, filz d'un drapier de Chartres, Vautre nommé Estienne Leroy, tabellion, natif de la paroisse de Sainct-Gcorges-sur-Eure , et ne se voulurent jamais confesser, ny reconnoistre nostre bon Dieu et sauveur Jésus, ny la benoiste vierge Marie f. Ces atroces jugements , goûtés par le peuple de la ville dont le catholicisme n'admettait pas de contradiction, causèrent dans la campagne une émotion qui rendit nécessaire , au mois de mai , la création d'un corps de police de dix-huit archers, sous la charge du sieur Fredy \ Les gentilshommes campagnards, plus enclins aux nouveautés que les citadins, commençaient à former des rassemblements ; on fut même obligé, au mois de juillet, de confier deux pièces d'artillerie au sieur Jean du Rousseau , prévôt des maréchaux de France , pour aller atta-

1 Journal de Jean Ikmvarl.

1 lieg. des Echevins; Slancr du 2 mai.

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