‹ Histoire de ChartresChapitre 48 sur 79 · QUARTIER SAINT-ANDRÉ · texte numérisé non relu

QUARTIER SAINT-ANDRÉ

/• Rue de la Corroierie.

(De la rue du Bourg- a celle de la Barfflerie.)

Yves de Chartres fait mention, dans une de ses lettres, de la rue des Corroyeurs (1 01)0-111 5) *; à en juger par les habitudes de constance et de fixité des corporations ouvrières du Moyen-Age, il y a lieu de croire que la rue dont parlait l'illustre prélat est celle qui porte encore le nom de la Corroiera'.

Parmi les édifices que renfermait cette rue au XVe siècle (1416-1168), on remarquait l'hôtel du Dauphin , aboutissant par derrière à la chapelle Saint-Eman; l'hôtellerie de Suint-Christophe , l'une des plus achalandées de la ville, voisine de la ruelle des Ti ois-Moulins; le grand hôtel des Etuves, dit aussi Painchaud, Fournayot et Four-au-Yidame , situé sur la rivière, en face de la ruelle d'Esroussoupe ; la salle ou maison de refuge des dames de l'Eau, qui se développait vis-à-vis le pont de Ponceau ou des Arches, aujourd'hui des Minimes, et dont les religieux Minimes prirent possession au commencement du XVII« siècle. Les dames des Saints-Lieux- Forts avaient, au coin de la Corroierie et du pont de Ponceau, une maison qu'elles vendirent au chapitre de Notre-Dame vers 1050.

(Registre des rente» de Saint- André, Ccnsiers du Chapitre, Comptes de l'Hotel-Dieu, Registres des Echevins.)

2° Rue de la Darillerie.

(On poot des Minimes a la rue do la Brèche.)

Cette rue doit son nom à un cabaret dont font mention les censiers du Chapitre de 1110 et de 1500, qui avait pour enseigne le Barillet et qui était situé près de la petite église Saint-Nicolas, entre les degrés de la fontaine Saint-André et le pont de Ponceau (des Minimes).

3° Rue de la Brèche.

( De la rue de la Darillerie à la porte DrouaUe. )

Doyen dit ' que cette rue s'appelait autrefois des Francs-Bourgeois; nousVavons jamais rencontré ce nom dans nos recherches. On la nommait, avant 1568, rue Saint-André, et nous la trouvons ainsi désignée

1 J'ai inséré dans cet appendice les renseignements de détail qui n'ont pu trouver place dans l'histoire. Ces deux parties de mon travail, Histoire et Topographie, sont donc corrélatiTes et se complètent l'une par l'autre.

* Voir suprà, p. 79 et 80.

3 Histoire de Chartres , vol. 1", p. 33.

dans plusieurs titres dont le plus ancien date de 1414. Ses principaux édifices étaient, outre l'aumône dont nous avons parlé ci-dessus, page 339, le pressoir de Josaphat, situé devant l'aumône (1459-14%), le grand hôtel du Cœur-Royal, dont les jardins allaient regagner la rue Saint-Julien (1541-1020) 1 et la salle de Josaphat donnant, d'un côté, sur le Muret !.

La chapelle de Notre-Dame-de-la-Brèche fut fondée dans les premières années du XVII' siècle.

(Registre des renie» de Saint-André, Compte» de l'Hôtel-Dieu et Titres de* Aveugles.)

f° Ruelle des Oiseux.

( De la rue de la Corroierie à la rivière.)

D'après le livre des rentes de Saint-André, la petite nie des Oiseux était appelée, en 1502, ruelle de Guillot l/njmilx. CeGuillot Loiseux, marguillier de Saint-André, possédait plusieurs maisons dans la Corroierie. On trouve la même indication dans un censier delieaulieu de 1587; il faudrait donc dire ruelle des Loiseux, pour rester lidèle à letymologie.

5° lîuelle des Trois-Mùulins .

(De ta roc de la Corroierie a celle de la Tannerie.)

La ruelle des Trois-Moulins , en la petite rivière . est désignée sous ce nom dans un censier du Chapitre de 1 110. Aux XVe et XVI' siècles, l'Hôtel-Dieu possédait à cet endroit un hôtel considérahle dont les dépendances bordaient la rivière presque jusqu'au pont de Ponceau cl qui s'appelait la Mèrie de Richegueroult (1489).

L'entretien du petit pont des Trois-Moulins donna lieu, en 1580, à un procès entre la ville, les riverains et les meuniers. Un des moulins portait alors le nom de moulin de Chaume (1571).

(Comptes de l'Hotel-Dieu et Registres des Eehevins.)

6° Ruelle du Tripot.

(De la nie de U Corroierie au Tripot.)

Cette ruelle, qui conduit au Tripot, se rattachait anciennement à la rue Moutonnière dont nous parlerons plus bas et portait, en 1650, le nom de rue de l'Abreuvoir.

(Titres de Saint-Jean.)

7» Ancienne rue d'Escoussoupc .

(De la rue de la Corroierie an Tripot.)

La rue d'Escoussoupe *, montant également au Tripot, existe encore en partie, mais elle a perdu son nom. Son côté droit était occupé, dès 1489, par le grand hôtel de la Treille , voisin de la salle des dames de l'Eau et dont les jardins en terrasse s'étendaient jusqu'à la rue Moutonnière. M« Yves-le-Dreton, fondateur des Minimes, acheta, en 1018, l'hôtel de la

» Un titre des Aveugle», de 1607, donne à la rue de la Brèche te nom de rue du C<xur-!ioyat.

* Voir suprà , p. 292.

» L'orthographe du nom de celle rue a souvent varié : en 1469, on disait Estausoupe . en 1495, Escoussoupe ou Lescousoupt ■, en 1527, Troimecouppc , en 1537, Esrrousivuppe, en 1544, Souppe-Souppe , en 1671, Couppe-Souppe , en 1769, Coupe^Soup*.

Treille, appartenant alors à la dame Jeanne île Baste, veuve Georges, e* chargé de 80 livres de rente foncière envers l'abbaye de l'Eau.

En 1020, on appelait aussi la rue d'Eseoussoupe rue de la Treille.

(Registre des rentes de Saint-André, Titres de l'Hôtcl-Dicu, de l'Eau et du Chapitre.)

8° Tertre Saint-Nicolas.

( De l'impasse de la Moutonnerie à la me de la BariUeric.)

Cet escalier, qui conduisait de la ville haute à l'église Saint-Nicolas, portait au XV* siècle (1190) le nom de tertre de la Moutonnerie ; il aboutissait, en effet, par sa partie supérieure, à la rue Moutonnière, et la ruelle, aujourd'hui impasse, de la Moutonnent communiquait avec lui. L'hôtel de la Treille avait, en 1555, une sortie sur ce tertre, qui était environné de jardins. En 1573, le chanoine Lefebvre y fit construire unemaison sur un terrain appelé le jardin de la Madeleine.

(Papiers du Chapitre,)

.9° Impasse de la Moutonnerie.

(Aboutissant an marché à la Filasse.)

Cette impasse était autrefois une ruelle qui donnait, d'un côté, sur la rue Moutonnière , et de l'autre sur le tertre de la Moutonnerie , aujourd'hui Saint-Nicolas. On l'appelait, en 1250, rue du Four-de-Thiron , parée que les religieux de cette abbaye y possédaient un four banal. En 1300 , elle portait un autre nom qui témoigne de sa mauvaise réputation ; c'était le nom

d'Escligne-P , ou de Clique-)* , converti en celui de Glisse-? , sous

leuuel le tertre entier «le la Moutonnerie fut connu jusqu'à nos jours.

Dès le XIVe siècle, la proximité de la cathédrale et du cloître Ut rechercher par les chanoines les vastes maisons bâties dans cette ruelle 1 ; cependant, en dépit de ce voisinage, la partie basse en retour sur le tertre fut toujours un refuge à voleurs et à femmes de mauvaise vie. Enfin , au mois d'avril 1097, M. Gobinot. chanoine et chantre de Notre-Dame, obtint la permission de fermer le bout de la ruelle par une porte dont une clé resta entre les mains du greffier de la ville.

(Titres de Saint-Jean, du Chapitre, de Thiron, et Registres des Echcvins.)

10» Ancienne rue Moutonnière ( De la rue Mitrct à la porte Evicrc , sous Saint-Etienne.)

Cette rue, dont il ne reste plus trace, était autrefois l'une des plus fréquentées de la ville; comme nous l'avons dit ailleurs, les troupeaux entrant par les portes Chàtelet et Saint-Jean, prenaient ce chemin pour descendre à la rivière ». Elle longeait à mi-côte les murs d'enceinte de la partie orientale du cloître, l'hôtel épiscopal , la maison du Vidante et le prieuré de Saint-Etienne (la Providence). Des envahissements successifs qui eurent principalement lieu vers le milieu du XIIIe siècle, lors des contestations survenues entre le vidante Mathieu et le Chapitre, au sujet de la clôture du cloître, et après 1508, lors de l'établissement des religieux de Saint-Jean à Saint-Etienne, absorbèrent la partie de la rue Moutonnière voisine de la porte E\ière. Il ne resta plus, de ce côté, qu'une petite ruelle appelée du Petil-Chinche , qui descendait de la rue actuelle des Acacias au

i En 1306, le vicomte de Plaisance, chanoine de Notre-Dame, y acheta, pour 17 livres rhartraines, une place a bâtir, située près du four de Thiron. ( Tares de Saint-Jean.) » \'oir*Mprâ, p. 188.

Tripot, en séparant de son église la maison du prieuré de Saint-Etienne; cette ruelle fut close par les religieux en vertu de permissions données en ÎCOÎ et 1077 par l'Evoque, le Chapitre, la ville et le duc d'Orléans.

On remarquait dans cette rue le grand tripot et jeu de paume du Marne, ainsi appelé de Gilbert Le Maine, qui le prit à rente des frères de l'Hôtel- Dieu, en I WO '. Les religieux de Saint-Jean l'achetèrent des héritiers de Jean Le Maine, vers le commencement du XVII0 siècle. Ce bâtiment, qui subsiste encore, fut reconstruit et devint une caserne en 1721; il conserva cette destination jusqu'en 1830. Il y avait aussi , au coin de la rue d'Escoussoupe et de la rue Moutonnière, un hôtel dit de la Couronne, pourvu de vastes jardins. Dans la partie la plus rapprochée de l'évêehé, se trouvait le grand hôtel ou tripot de Feu-Chinchc , dont un grand nombre de titres font mention à partir de 1310 et qui donna, pendant plusieurs siècles, son nom à la rue. Ce fut dans cette maison que le collège de Chartres, créé en 1572 par les libéralités de Jean Pocquet, fonctionna depuis 15X7 jusqu'en 1783; d'où la rue Moutonnière ou de Chinche prit aussi le nom de rue du Collège. Après la translation du collège dans la rue Muret, M. l'évèque de Fleury acheta Chinche, le démolit et Ht établir des jardins en terrasse sur son emplacement et sur celui de la rue.

(Titres de Saint-Jean et de lHôlel-Dieu. )

11° Ancienne rue ou ruelle de la Bretonnerie. < De la rue Moutonnière au cloître.)

Cette ruelle, dont il est fait mention dans un compte de FHôtel-Dieu de 1460, rappelle peut-être la tribu bretonne qui habitait Chartres dès le XI* siècle. Fermée lors de la clôture du cloître, puis enclavée dans les jardins de l'évéché lors de la jonction de l'hôtel du Vidamc au palais épiscopal , en 101 U, son souvenir se conservait encore en 1000, d'après un titre de Saint-Jean.

12° Cloître Saint-André.

L'évéquc Jean de Gallande tenait en prétrière, dans le cloître Saint- André, une maison que le Chapitre donna en 131!) à M« Henri Breton, chapelain du prélat. Un des principaux hôtels du cloître s'appelait la Ruche-Xntve ; il était situé au-dessous d'une maison de la nielle de la Moutonneric et faillit être écrasé en 1180 par leboulement des terrasses qui supportaient cette maison. On remarquait aussi, près de là, l'hôtel de Noyon, ainsi nommé de Philippe, éveque de Novon, auquel il avait appartenu ; Me Renaud des Moulins l'avait donné au chapitre de Notre-Dame et il était occupé en 1182 par Me Marcellin Fèvre, chanoine.

Nous avons parlé ailleurs des greniers Saint-André, dont il reste de curieuses parties ».

(Titres du Chapitre.)

/.>» Rue Chantault.

(De la rue Muret au cloître Saint-Andrc.)

Cette nie s'appelait anciennement Mur-en-Muret et on la trouve désignée ainsi jusqu au XVIe siècle. Elle prit son nom actuel de la famille de magistrature Chantault, dont le premier membre connu est Me Grégoire Chantault, chanoine de Notre-Dame, qui mourut en 1381 ; cette famille,

i Cet hôtel se trouvai! alors dans la censive de M« Jacques de Templeme, vmisrhantre de Notre-Dame. (Titre*, de l'Hôtel-Men.,

» Voir tuprà, p. 373.

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forl nombreuse et très-distinguée aux XV* et XVIe siècles, possédait plusieurs hôtels dans les rues Mur-en-Muret et Avedam.

La partie de la rue Chantault voisine des greniers de Saint-André fut longtemps un véritable ravin à peine accessible pour les piétons. En 1504, on diminua la pente et on pava la chaussée depuis l'hôtel Chantault jusqu'à Saint-André.

(Livre de bois de Saint- André, Registres des Echevins.)

11° Bue Avedam.

(Do la rue Moret a celle Chanlault. )

En 1321, une maison de cette rue formait la dotation du chapelain de Notre-Dame-rfM-iN>/0M ou de la Belle-Verrière, en l'église Notre-Dame; c'est peut-être à cette circonstance qu elle doit le nom de Acedam (Ave Domina). Toutefois nous voyons figurer, dans un acte de la paroisse Saint-Martin-le-Viandier, en date du 2S juillet 1 T> i3 , un sieur Florentin Avedam. La famille de ce nom aurait-elle baptisé la rue?

(Titres du Chapitre et de Saint-Marlin-le-Viandier.)

15° Rue Muret.

(Oc la porte Drouatsc au marche a la Filasse.)

Le Muret, longue rue dont les religieux de Saint-Jean étaient seigneurs féodaux, avait anciennement une nombreuse population attirée par la douceur de la taille que l'abbaye imposait aux hommes de ses terres. Dès le XII* siècle , les frères de l'Aumône Notre-Dame possédaient dans le Muret un four banal qu'ils lirent reconstruire à neuf en 1351. Les hôtels dits de Citeaux se développaient sur le Muret, entre l'ancienne ruelle de Citeaux et la rue de Saint-Jacques; ce fut dans une partie de ces bâtiments

J[ue les filles de la Providence demeurèrent de 1653 à 1703 ; le collège qui es remplaça, occupa le môme local jusqu'à la Révolution. Aux XVe et XVI" siècles, la famille bourgeoise Haligre, qui commençait à percer par les oflices de l'élection et par le greffe du bailliage, avaient dans cette rue plusieurs hôtels dont le plus considérable était celui des Papegaux. Les maisons ne se reconnaissaient jusqu'au siècle dernier que par des noms ou enseignes; outre l'hôtel des Papegaux, les titres de 14:23 à 1561 mentionnent les hôtels des Balances, du (irandrChandelier , de l'Ancre, de l'Ermitage, de la Coquille, de l'Aigle-d'Or et du Gros-Tournois, tous situés dans le Muret, dont on pava la chaussée en 1505

(Titres de Sain t- Jean , de l'Hôtel-Dieu et du Chapitre, Livre de bois de Snint-André et Registres des Echevins.)

10° Ancienne ruelle de Citeaux.

(De la rue Muret a celle Sainl-Jacrjuc* )

Celte ruelle, aujourd'hui bouchée, s'embranchait sur le Muret, vis-à-vis la rue Saint-Julien, longeait les murs de la ville et allait aboutir à la rue de la Prêcherie ou de Saint-Jacques. Tout le pâté de maisons compris dans l'arc formé par la ruelle dont il s'agit avait appartenu très-anciennement aux religieux de Citeaux; le Chapitre s'en rendit acquéreur vers 1253 et la majeure partie en fut jointe plus tard au couvent des Frères-Prêcheurs. Il est question de la ruelle de Citeaux dans un censier du chapitre de U10 et dans des comptes de l'Hôtol-Dieu de 1 405 et 1513.

« Voir *upru, p. 194.

17° Hue Saint-Jacques.

(De ta nie Muret à celle Satole-TMrfae.)

La rue Saint-Jacques fut appelée très-longtemps rue de la Prècherie ou des Prêcheurs (vicus predicatorum), et ce nom, (fui s'appliquait également à la rue Muret, ne vient pas du couvent des Jacobins ou Frères-Prêcheurs fondé en 1231 , car on le trouve dans la charte de H81 , par laquelle Thibault V confirma à Saint-Jean la propriété du Muret ; peut-être doit-il son origine au voisinage des religieux de Citeaux. En 1310, les chapelains des dix autels en l'église Notre-Dame possédaient dans la rue de la Prècherie une maison qui touchait à la grange des Frères-Prêcheurs. Au XVIe siècle, l'Œuvre de la Cathédrale y avait aussi un hôtel.

(Titres do Saiut-Jean, Registres capitulaircs et Titres de l'Hôtel-Dîeu.)

18° Rue de la Tannerie.

{ De ta rue Proie-Guillaume à celle du Massacre.)

Cette rue faisait partie de la voie nommée, au XIIIe siècle, la petite rivière de Chartres, laquelle comprenait également les rues de la Foulerie et Coupe-Barbe. Ce fut dans la petite ririère, voisine de Saint-André, c'est-à-dire dans la Tannerie, que les Filles-Dieu s'installèrent d'abord en 1234. Un titre de 1110 fait connaître que la maison de la Foulerie ou Perrée, dont nous avons souvent parlé, éûiit située dans la petite rivière, près des Trois-Moulhis. On pava cette rue en 13X8, près du pont de Ponceau, en 1390, près des Trois- Moulins , et en 1505, en face du moulin des Charpentiers.

(Titres des Filles-Dieu, Censier du Chapitre, Registres des Echcvins.)

10° Impasse des Cornus.

(De la rue de ta Tannerie aux murs de ville.)

Cette impasse aboutissait à la porte des Cornus ou Corroveurs. dite aussi Gilard, dans la censive de l'Evêque. Les confrères de l'Môtel-Dieu y possédaient une maison qu'ils vendirent en 1338, moyennant 20 livres tournois, à Alicie, sœur du chanoine Pierre de Condé.

(Registres capitulaircs. )

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