QUARTIER SAINT-AIGNAN
54° Hue des Grenets.
(De la rue de la Pie a celle du Chien-Vert.)
La rue des Grenets s'appelait autrefois rue Saint-Aignan ; elle ne prit le nom qu'elle porte aujourdhui que vers le XVIe siècle. La famille Grenet, l'une des plus distinguées et des plus anciennes de la magistrature chartraine, possédait, en 1500, plusieurs maisons de cette rue, dans la censive des Courtins. (In titre de Beaulieu, de 1487, fait mention de l'hôtel du Chapeau-Houge , touchant aux jardins du prieuré de Saint-Vincent, et de celui de la Caige, voisin du cloître Saint-Aignan.
On remarque au fond d'une cour, à gauche avant d'arriver au cloître, un vieux bâtiment, en pierres et briques alternées, que nous croyons être l'ancien hôtel de la Caige; quelques bandeaux de briques rappellent Vopus spicatum des Romains , d'autres figurent des losanges et des zigszags. On aperçoit, à demi-cachés par la fenêtre du premier étage, un
Klein cintre en pierres d'appareil. Sans rien préjuger sur 1 âge de ce aliment, nous ferons remarquer que les chaînes de briques ainsi disposées sont inusitées dans l'ogive et dans la renaissance et que l'on n'en trouve guères d'exemples en France que dans certaines basiliques de la décadence latine, telles que l'église de Savenieres, près d'Angers. La fenêtre du premier étage, appliquée après coup sur la façade, appartient au style du commencement du XVI0 siècle. L'ouverture est profonde, rectangulaire et coupée à angles droits par des meneaux prismatiques ; elle reçoit, comme ornement, une petite accolade moulée sur la face d'un linteau intérieur. L'encadrement de cette fenêtre est assez bizarre; il consiste en une grande ogive-accolade, à riches moulures, qui se détache en colonncttcs prismatiques le long des jambages et coupe par sa courbe le linteau extérieur dont elle laisse paraître les angles ornés de modillons. L'appui inférieur sur lequel reposent les meneaux et les deux colonneltes de l'ogive, a la forme d'une large console. L'ensemble de cette fenêtre est d'une grande élégance.
(Titres de Saint-Aignan et du Chapitre.)
30 setiers de froment par muid , et sous le cautionnement de Jean de Ruelle et de Cheron de Coldeguegnon. Il loua le même four, en 1334, pour trois ans, à Thomas de Fierville, boulanger, moyennant un fermage annuel de 60 livres tournois. (Reg. capitul.; Bibl. commun.)
» La maison à la Troillarde , dite , en 1507 , l'hôtel Troillard , tirait son nom d'une famille de la bourgeoisie dont plusieurs membres furent echevins ; elle était située au oi.in de la rue Sainte-Méme, sur le carrefour de la Pelleterie ou du For-Boyau.
oo° Flue de la Potle- Percée.
< l»e la place des Halle» à celle de l'EUpe-ta-Vln. )
Cette rue qui prit son nom d'une enseigne, vers la fin du XVIe siècle, était appelée auparavant la Vieille-Clouterie. Son édifice le plus remarquable était une grande maison dite l'hôtel des Dauphins, dont les bâtiments s'étendaient, par derrière, jusqu'à la rue de la Fromagerie (de la Mairie) (1454-1547).
(Titres de KHôtel-Dieu.)
56° Rue de la Mairie. (De la place de* Halles à celle de l'Etape-au-Vui. )
La rue de la Mairie portait au XV» siècle le nom de rue de la Fromagerie (1480-1589); son principal édifice était, et est encore, l'hôtel de Montescot, aujourd'hui la Mairie, qui appartenait dès 1480 à Jean de Montescot et qui . restauré complètement par Claude de Montescot au commencement du XVIIe siècle fut acheté, en 1G25, de Jacques de Montescot, écuyer, par les religieuses Ursulincs. Depuis celte dernière époque jusqu'à la Révolution, la ruo de la Fromagerie fut appelée rue des Ursufines.
On pava la Fromagerie en 1505.
(Titres de Motel-Dieu et Registre* des Echevins.)
57° Place de VEtape-au-Vin.
C'était la Bvffeterie, dont nous avons parlé ci-dessus, p. 328. On y remarquait, au XV1' siècle, les hôtels du Chapt et de la Herse, dans la censive de Saint-André (1 180-1553).
La petite rue du Chien-Vert, qui touche l'Etape-au-Vin et le cloître Saint-Aignan, portait, en 1487, le nom de rue de la Gibeterie.
(Titres de Saint- André , de Beaulicu, et Comptes de l'Hotel-Dicu.)
Ô'S° Hue de l'Epervier.
(De la me de la Clouterie a la place Marceau.)
Cotte rue et celle des Vieux-Rapporteurs, qui n'en est que la continuation, portaient au XVe siècle le nom du Petit-Cygne (1470-1550); c'était, en effet, le chemin direct du cloître Saint-Aignan au grand hôtel du Cygne. L'aumône Saint-Aignan était située, d'après un titre de 1487, au coin du Petit-Cygne et de la rue aux Ferres (de la Clouterie). Il existait dans cette rue, en 1550, un hôtel dépendant du fief des Courtins et qui avait pour enseigne un Épervier; co fut probablement de cette enseigne que la rue prit son nom actuel.
En 11195 on pava cette nie dans toute sa longueur, c'est-à-dire depuis le carrefour de la Monnaie (entrée de la place Marceau), jusqu'à l'hôtel do la Caige, près du cloître Saint-Aignan.
(Titres de Saint-Jean, de Beaulieu, de la Mairie, et Livre de Guillaume Bouvart.)
• En restaurant l'hotel-de-ville on a retrouvé dernièrement sur la façade l'inscription suivante: Atavitam Montescot iorunt qua natus domum Claud. restituit, an. 16 fi. Au-dessus des trois portes d'entrée étaient sans doute les bustes de Henri IV, Louis XIII et Marie de Médiois, dont on voit encore les inscriptions: Henrico Magno , Ludovico Jmto, Maria? Prudenti.
59u Hue du Vieux-Marchè-au~Blè .
I Du niarclit* au\ lialais a la place Marceau t
Au commencemenl du XVIIe siècle on appela cette rue la Poulaillerie , parce qu'on y avait établi le marché à la Volaille. Ses principaux édifices étaient alors les hôtels de la Sirène, de la Lamproie et des rrois-Piliers(iGtiO).
(Titres de Saint-Jean.)