‹ Histoire de ChartresChapitre 58 sur 79 · QUARTIER SAINTE-FOY · texte numérisé non relu

QUARTIER SAINTE-FOY

66° Hue Sainte-Même.

(De la nie du Bœuf-Couronné k celle du Solell-d'Or. )

Anciennement, cette rue n'était pas distinguée par un nom particulier, de celle du Boeuf -Couronné qui la continue. On l'appelait rue aux Cameaux, parce qu'elle bordait l'enceinte crénelée du cloître. Son principal hôtel

r niait le nom de Logis des Cameaux; il était adossé au cloître, presque l'encoignure de la rue du Cheval-Blanc. Comme ce logis était un des plus grands de Chartres , il servit souvont de gîte d'étape aux troupes de passage; il en est fait mention dans un censier du Chapitre, de 1410, et il appartenait, en 1580, au greffier Gravelle. En face de la maison des Cameaux et au coin de la rue qui conduit à Sainte-Foy ( Collin-d'Harleville), se trouvait un grand hôtel habité, en 1410, par M« Philippe de Champrond. On remarquait aussi dans cette rue une vaste maison que le chanoine Etienne Lhomme donna au Chapitre en 1410, et sur laquelle le duc de Saint-Simon, vidame, prétendait censive en 1601.

La rue dont nous parlons fut aussi appelée rue de la Porte^Chàtelet; ce fut même son nom le plus habituel jusqu'au XVIe siècle. Quant au nom de Sainte-Même qu'elle porte aujourd'hui, il lui vient d'une petite chapelle dont la construction paraît dater de la fin du XV' siècle, et qui n'est plus visible, à l'extérieur, que dans le cloître, au coin de la rue Percheronne et de celle de l'Etroit-Degré. La voûte de cette chapelle abandonnée depuis longtemps, s'écroula en 1786

En 1507, on pava la rue Saintc-Méme, depuis le coin de l'hôtel Troillart, au carrefour do la Pelleterie, jusqu'à la porte Châtelet. (Titres du Chapitre et Registres des Echevins.)

67° Hue Collin-d'Harleville.

( De la rue du Cheval-Blanc a la porte Sainte-Foy. )

Cette rue a été fort élargie. Il y avait autrefois, au point de jonction des rues Sainte-Méme, du Bœuf-Couronné et du Cheval-Blanc, une petite place dite le carrefour Sainte-Foy, de laquelle partait une étroite ruelle qui conduisait à l'église. Le milieu du carrefour était occupé par un puits dont on refit la voûte à fleur de terre, en 1506, et qui fut bouché quelques années plus tard . nonobstant les réclamations des habitants. Les princi-

« Voir suprà, p. MO, noie î, et «84, note î.

ux édifices de ce carrefour étaient les hôtels de la Rivière (1508), de int-Nicolas (1550), des Ligneries et de Javercy (4531). On pava pour la première fois, en 1508, le carrefour Sainte-Fov. Dans la ruelle et prés du cimetière, maintenant place Sainte-Poy, se trouvait, aux XVIe et XVIIe siècles, le grand tripot ou jeu de paume de Jérusalem, l*un des plus fréquentés de la ville. Aujourd'hui encore, on remarque, vis-à-vis le bâtiment latéral de la Préfecture, une maison dont le portique Renaissance contient cette inscription en caractères lapidaires : Valeant, qui dissidium rolunt, c'est-à-dire : Hors d'ici les querelleurs. C'était peut-être une entrée du jeu de paume dont parlent les titres. (Titres de l'Hôtel-Dieu , Agenda du prieur de Sainte-Foy el Registres des Echevins.)

68" Hue de l'Ortie.

( De la roe Collin-d'Harleviile a celle du Grand-Cerf. )

Un titre de Saint-Maurice, de 1389, fait mention de l'hôtel de l'Ortie, qui donna son nom à la rue.

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